Pour les 220 ans du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie

Je voudrais saluer les journalistes russes et étrangers qui se sont joints à nous et les féliciter aujourd’hui à l’occasion de la Journée de la presse russe, célébrée le 13 janvier.

En 1703 a été publié ce jour-là le premier numéro de Vedomosti, journal créé par Pierre le Grand, qui a donné une impulsion à la formation d’une communauté journalistique hautement professionnelle dans notre pays. Aujourd’hui, on dénombre des dizaines de milliers de publications.

Je félicite tous les collaborateurs des médias à l’occasion de leur fête professionnelle. Nous apprécions vivement votre contribution décisive à la formation d’une image objective des événements actuels. Nous vous remercions de vos efforts pour transmettre au grand public une image claire de la position de notre pays sur l’ensemble des problèmes internationaux d’actualité. Malgré le développement des moyens de communication de masse, des nouvelles technologies et des possibilités, rien ne peut remplacer cette contribution professionnelle et journalistique à la formation d’un tableau objectif de la situation. À bien des égards, vous êtes une bouée de sauvetage dans un monde de désinformation et de fakes. La conscience professionnelle, la diligence, la rigueur, le dévouement à la cause et le talent créatif étaient, sont et continueront d’être, plus qu’une image collective, les principaux traits du journaliste professionnel.

De notre côté, nous continuerons de tout faire pour que les droits des médias russes et des collaborateurs de la sphère médiatique à l’étranger soient respectés, les aiderons de toutes les manières possibles dans l’exercice de leurs fonctions et les informerons en temps voulu de l’évolution de la situation internationale.

Je vous souhaite, chers journalistes qui nous ont rejoints, collaborateurs de la presse et des autres médias de masse, de nouveaux accomplissements créatifs, de l’inspiration, de l’attention, des réactions du public et, dans le contexte historique actuel, la santé.

Pour les 220 ans du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie

L’histoire de notre institution remonte à la création, en 1549, de la Chancellerie de l’ambassadeur, qui a été transformée par Pierre le Grand en 1720 en Collège des affaires étrangères, à mesure que les tâches diplomatiques s’étendaient et se complexifiaient. Une autre étape importante dans le développement de notre service diplomatique a été franchie le 8 septembre 1802 (le 20 septembre selon le calendrier actuel). L’empereur Alexandre Ier a publié un manifeste sur les huit ministères créés dans le cadre de la réforme de l’administration supérieure de l’État, parmi lesquels figurait notre département, qui porte depuis le nom de Ministère des Affaires étrangères. Cela a constitué le point de départ de la formation d’un appareil de politique étrangère moderne, correspondant au nouveau rôle de la Russie sur l’arène internationale.

Россия

Notre service diplomatique a une histoire séculaire. Sous sa forme de Ministère, elle fêtera ses 220 ans en 2022.

Le Ministère russe des Affaires étrangères est un organisme vivant. De nouveaux départements apparaissent, des ambassades et des consulats généraux ouvrent leurs portes, et les formes de communication avec les citoyens, principalement les citoyens russes et nos compatriotes à l’étranger, sont améliorées. La diplomatie numérique se développe. À la fin de l’année dernière, nous avons annoncé le lancement de l’application mobile du Ministère sur smartphone et tablette. Cela aussi fait partie de notre travail aujourd’hui. Abonnez-vous et suivez nos comptes afin d’être toujours au courant de l’actualité et d’avoir la possibilité de donner votre avis.

Pour célébrer cette date importante, nous prévoyons une série de commémorations cette année. Nous vous tiendrons informés en temps voulu.

Récemment le Président de notre pays, s’exprimant lors d’une réunion du Collège élargi du Ministère russe des affaires étrangères, nous a conseillé de maintenir nos partenaires (c’est-à-dire les pays occidentaux) « sous une certaine tension ». La magie des chiffres semble avoir prédéterminé que la date anniversaire du Ministère des Affaires étrangères cette année coïnciderait avec les 220 volts. Certains partenaires occidentaux devront s’habituer aux nouvelles règles.

Sur les pourparlers à venir de Sergueï Lavrov avec Gordan Grlić Radman, Ministre des Affaires étrangères et européennes de la République de Croatie

Le 17 janvier à Moscou sont prévus des pourparlers entre Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, et Gordan Grlić Radman, Ministre des Affaires étrangères et européennes de la République de Croatie, qui sera présent en Russie pour une visite de travail du 16 au 19 janvier.

Ces pourparlers donneront l’occasion d’évoquer un large éventail de questions relatives à la coopération bilatérale dans les sphères politique, économique, commerciale, socioculturelle, et dans d’autres domaines. Ils permettront aussi un échange d’avis sur les thèmes régionaux et internationaux à l’ordre du jour, avec un accent sur la situation dans les Balkans occidentaux, ainsi que la problématique du maintien de la paix et de la stabilité en Europe.

Sur les pourparlers à venir de Sergueï Lavrov avec Annalena Baerbock, Ministre fédérale des Affaires étrangères de l’Allemagne

Le 18 janvier, Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, mènera des pourparlers avec Annalena Baerbock, Ministre fédérale des Affaires étrangères de l’Allemagne, qui se rendra à Moscou pour une visite de travail.

Il s’agira de la première rencontre en tête-à-tête entre les deux ministres depuis la nomination d’Annalena Baerbock à la tête de la diplomatie allemande.

La réunion permettra d’évoquer l’état et les perspectives des relations russo-allemandes, l’élaboration d’un calendrier de contacts politiques, les aspects pratiques de la mise en place d’une coopération dans les domaines commercial et économique, socioculturel, humanitaire et mémoriel, ainsi que les contacts interparlementaires, régionaux et au niveau de la société civile. Une attention particulière sera également accordée à la promotion de la coopération dans les domaines des énergies renouvelables et de l’hydrogène, de la protection du climat et de l’écologie.

Un échange de points de vue approfondi est également attendu sur les questions internationales les plus pressantes, avant tout pour faire avancer nos propositions sur les garanties globales de sécurité en Europe.

Sur la rencontre à venir de Sergueï Lavrov avec les ambassadeurs des pays membres de la CEI

Le 19 janvier à Moscou se déroulera la rencontre annuelle du Ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avec les ambassadeurs des États membres de la Communauté des États indépendants (CEI). Sergueï Lebedev, Président du Comité exécutif et Secrétaire exécutif de la CEI, participera également à cette rencontre.

Dans le cadre de cet événement sera dressé le bilan du travail commun dans le cadre de la Communauté en 2021, année anniversaire de l’organisation, et seront évoqués les principaux axes de la coopération future. Comme à leur habitude, les participants échangeront leurs avis sur les questions d’actualité de l’ordre du jour international et régional.

Sur le recours aux forces collectives de maintien de la paix de l’OTSC pour stabiliser la situation en République du Kazakhstan

Les premiers jours de la nouvelle année 2022 ont été marqués à bien des égards par les efforts conjoints déployés sous l’égide de l’OTSC pour contribuer à rétablir la stabilité au Kazakhstan, pays ami.

Nous avons commenté ce thème régulièrement et fourni de nombreux matériaux sur le sujet. Il y a eu beaucoup de questions à l’approche de cette conférence de presse également.

Je voudrais attirer votre attention sur le fait que le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a donné aujourd’hui une interview à l’émission « Grand jeu » sur la chaîne Perviy Kanal, où ce thème a été mis en lumière.

 Les conséquences tragiques au Kazakhstan ont été provoquées par une attaque hybride contre ce pays, coordonnée et soutenue de l’extérieur, avec l’implication directe de bandes terroristes armées, manifestement formées dans des camps terroristes à l’étranger et ayant une expérience des opérations de combat dans les points chauds du monde entier.

Le pays a essentiellement été confronté à une agression du terrorisme international, qui menaçait de saper l’ordre constitutionnel, de détruire les institutions de gouvernance et de s’emparer du pouvoir.

En réponse à l’appel du Président du Kazakhstan Kassym-Jomart Tokaïev, le Conseil de sécurité collective de l’OTSC a pris la décision unanime de fournir une assistance militaire à ce pays frère dans le cadre du Traité de sécurité collective. Le Conseil de sécurité des Nations unies et les secrétaires généraux de l’OSCE et de l’OCS ont été informés de cette décision.

Les forces collectives de maintien de la paix de l’OTSC, comprenant des unités de tous les pays alliés, ont été immédiatement envoyées au Kazakhstan. Grâce au déploiement et aux actions rapides des forces de maintien de la paix de l’OTSC, principalement en matière de protection et de défense des infrastructures critiques, les forces de l’ordre du Kazakhstan ont pu concentrer leurs forces et leurs ressources sur le rétablissement de l’ordre public et l’élimination des menaces pour la sécurité du pays.

Il est important de souligner que cette opération de maintien de la paix de l’OTSC a été jugée très efficace et utile par les autorités kazakhes.

À la lumière des résultats du sommet extraordinaire de l’OTSC qui s’est tenu le 10 janvier, un travail systématique se poursuivra afin de mettre en place un système fiable de sécurité collective pour la Russie et ses alliés et de renforcer, notamment, le potentiel de maintien de la paix de l’Organisation.

Anticipant les nombreuses questions sur ce qu’implique la réalisation de cette opération, je vous invite à contacter nos collègues du Ministère russe de la Défense.

Sur l’assistance à la sortie des citoyens russes du Kazakhstan

La situation au Kazakhstan a imposé l’adoption de mesures d’urgence, notamment de la part du Ministère russe des Affaires étrangères, de notre Ambassade à Noursoultan et du Consulat général russe à Almaty, afin d’organiser l’évacuation des citoyens de notre pays et des États de l’OTSC, entre autres, par des avions de transport militaire du Ministère russe de la Défense. Cette aide a également été fournie aux étudiants kazakhs des universités russes et à des ressortissants étrangers. Des citoyens de Hongrie (6 personnes), d’Autriche (5 personnes), de Belgique (4 personnes) et de Grèce (2 personnes) ont pu sortir du pays avec notre aide. Au total, grâce aux efforts coordonnés des différents services, plus de 2.200 personnes ont pu rejoindre la Russie. En particulier, le retour de deux groupes d’écoliers et de sportifs russes a été assuré (un groupe de 22 enfants est rentré à Ekaterinbourg via Bishkek le 6 janvier et 14 sportifs de Tcheliabinsk ont repris l’avion pour Ekaterinbourg le 9 janvier).

La ligne d’urgence du centre de crise du Département du Centre de réaction aux situations de crise a fonctionné 24 heures sur 24, et a traité plus de 2 700 appels en très peu de temps.

Dans le cadre du travail de nos services avec les citoyens russes et sur les réseaux sociaux, nous continuons à recommander la vigilance et la retenue, en évitant les visites dans les lieux bondés, et en suivant les rapports du Ministère russe des Affaires étrangères et des établissements consulaires les plus proches.

Les vols commerciaux vers les principaux aéroports du Kazakhstan, dont Almaty, sont en train de reprendre.

Nous continuons de recevoir des lettres de nos citoyens. Il y a même des notes de nos partenaires étrangers exprimant leur gratitude pour notre aide dans ces circonstances difficiles.

Je le souligne encore une fois. C’était une opération conjointe visant à contribuer au retour de citoyens russes du Kazakhstan dans ces circonstances extraordinaires. Elle a été menée par le Ministère russe de la Défense avec l’aide du Ministère des Affaires étrangères.

Sur la situation en Ukraine

La situation dans ce pays reste inquiétante. Malgré les fêtes de fin d’année, la tension se maintient dans le Sud-Est de l’Ukraine. Le nombre de tirs augmente de nouveau. Les souffrances de la population civile du Donbass ne cessent pas.

Entre juillet 2020 et fin décembre 2021, la Mission spéciale d’observation de l’OSCE a enregistré 128 victimes civiles (la grande majorité – 93 – sur les territoires contrôlés par la DNR et la LNR), 215 endommagements de sites et d’infrastructure civils (encore une fois, la majorité – 119 – dans les régions de Donetsk et de Lougansk).

Cette situation ne semble pas déranger les États-Unis et les autres pays de l’Otan, qui poursuivent l’aménagement militaire du territoire de l’Ukraine, fournissent une aide militaire à Kiev, et encouragent sa rhétorique militariste alarmante. Cette année, ils prévoient plusieurs exercices militaires conjoints d’une ampleur bien plus grande que par le passé.

Comme cela a été rapporté, notamment par les médias, malgré l’aspiration déclarée des États-Unis d’apporter une contribution au règlement pacifique du conflit, fin décembre, Washington a approuvé l’allocation de 200 millions de dollars supplémentaires à Kiev pour livrer en Ukraine des munitions, des moyens de guerre électronique, et des armements létaux. De plus, les républicains ont soumis à la chambre basse du Congrès un projet de loi sur les garanties de l’indépendance de l’Ukraine en renforçant ses capacités de défense, qui prévoit l’attribution à Kiev de 450 millions de dollars supplémentaires, dont 100 millions devraient servir à acheter des moyens de défense antiaérienne et antimissile et des navires de guerre. Il est également prévu d’élargir la liste des armements livrés, de renforcer les efforts pour préparer les militaires et de réformer les forces armées ukrainiennes. Le Sénat américain a publié hier un nouveau train de sanctions contre notre pays.

C’est intéressant. Les législateurs américains débitent des projets de loi, avancent des initiatives. En ce qui concerne l’Ukraine, ils soulignent qu’il s’agit de renforcer ou de garantir son indépendance. Et en même temps ils soumettent des projets consacrés à la Russie. Ils n’ont rien à voir avec l’indépendance de la Russie. Est-ce une approche sélective des États-Unis? Autrement dit, ils reconnaissent l’indépendance dans certains pays, respectent la souveraineté. Mais qu’en est-il des autres? Selon le point de vue des États-Unis notre pays ne serait-il pas souverain et indépendant? Si oui, alors c’est une nouvelle approche contraire à la déclaration faite récemment par le Secrétaire d’Etat américain Antony Blinken dans une interview à plusieurs chaînes américaines, soulignant que les États-Unis défendent les principes fondamentaux du droit international. C’est très intéressant. Alors qu’en est-il de la reconnaissance et du respect de la souveraineté et de l’indépendance de la Fédération de Russie? C’est une question adressée aux partenaires américains. Nous considérons que tout cela s’inscrit dans la continuité de la ligne destructive de Washington visant à soutenir le régime de Kiev.

Au lieu des tentatives de déterminer sérieusement les raisons de la guerre civile qui dure depuis plus de sept ans, au lieu d’une aide pratique, ou même d’une aspiration d’aider à régler le conflit intérieur ukrainien, l’Union européenne adopte une position de plus en plus destructive et antirusse. Du 4 au 6 janvier 2022, le Haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Josep Borrell s’est rendu en Ukraine et a même visité l’Est du pays. Cependant, il ne s’est pas rendu à Donetsk et à Lougansk. Apparemment, la vérité sur la vie des gens qui souffrent de l’opération punitive de l’armée ukrainienne ne l’intéresse pas. On se demande comment il y parvient. Tant parler de cette situation, appeler à faire quelque chose et ne pas profiter de l’occasion réelle de se faire son propre avis sur les faits réels sur le terrain. Cela arrive. Le courage du Haut représentant a suffi seulement pour qualifier la Russie de « partie au conflit » et exprimer un éventail d’autres clichés russophobes. Cela donne l’impression qu’il existe deux Josep Borrell: celui qui dit et celui qui écrit. Ou un Josep Borrell qui parle, mais d’autres personnes écrivent à sa place. De par le style, la langue et les expressions employées, ces textes ne proviennent pas de la même personne. C’est évident.

Sentant le soutien des pays occidentaux, Kiev continue de saboter la mise en œuvre des Accords de Minsk, d’esquiver un dialogue direct avec Donetsk et Lougansk. C’est une logique intéressante: insister, le décréter en tant que son propre principe, l’imposer aux autres. Le sort de l’Ukraine ne peut pas être décidé sans l’Ukraine, dit le régime de Kiev. Alors pourquoi, de son point de vue, il est possible de décider du sort de Donetsk et de Lougansk sans Donetsk et Lougansk? Ce n’est pas logique, c’est contradictoire. Les tentatives du régime de Kiev de présenter la Russie comme partie au conflit afin de justifier son inaction continuent. Malheureusement, nos partenaires occidentaux, notamment du format Normandie, l’Allemagne et la France, poussent Kiev dans ce sens. C’est à eux qu’il faut demander pourquoi ils le font et quel en est le résultat.

Dans cette optique, la disposition déclarée par le Président Vladimir Zelenski à organiser un sommet du quartet Normandie semble populiste. Nous avons déjà dit plusieurs fois que pour son déroulement Kiev devait « faire ses devoirs » et désormais un « travail sur ses erreurs »: mettre en œuvre les recommandations de la rencontre précédente à Paris en décembre 2019 en retirant les projets de loi qui transgressent et tirent un trait sur les Accords de Minsk, et revenir au dialogue direct avec Donetsk et Lougansk. Peut-être simplement lancer un hashtag en Ukraine: le sort de Donetsk et de Lougansk ne peut pas être décidé sans Donetsk et Lougansk? Après tout, c’est un excellent slogan, digne du service diplomatique ukrainien. C’est cadeau, pas besoin de nous remercier.

Pendant ce temps, la situation des droits de l’homme continue de se dégrader rapidement en Ukraine. Les autorités ukrainiennes adoptent de nouvelles initiatives législatives allant à l’encontre des objectifs du processus de paix. La loi sur la « résistance nationale » est entrée en vigueur en Ukraine à partir du 1er janvier 2022. À présent, il est fort probable que des armes se retrouvent entre les mains des nationalistes radicaux non contrôlés par les autorités. Je pense que vous devinez quel peut être le résultat: une déstabilisation supplémentaire de la situation, un massacre, un chaos total.

L’ukrainisation forcée du pays se poursuit – le 16 janvier entre en vigueur une nouvelle norme de la loi odieuse sur la garantie du fonctionnement de la langue ukrainienne en tant que nationale, conformément à laquelle la presse écrite en Ukraine doit être publiée en ukrainien. Les journalistes ukrainiens, qui sont devenus absolument loyaux envers les autorités, hurlent déjà à cause de cette situation. Ils disent qu’il ne s’agit pas simplement d’une atteinte à la liberté d’expression, mais à la liberté d’expression qui a servi le régime de Kiev. À en juger par ces lois, la propagande ukrainienne elle-même est déjà discriminée. Tout cela serait drôle si ce n’était pas aussi triste, car cela ressemble déjà à de véritables répressions.

L’évolution des mouvements néonazis en Ukraine prend des formes de plus en plus effrayantes. Il est logique que ces mesures punitives et les mouvements néonazis soient les maillons d’une même chaîne. Le 1er 2022, à Kiev a été organisée une marche aux flambeaux de néonazis ukrainiens. Les Ministères de Affaires étrangères de l’Allemagne et d’Israël ont condamné cette action.

Nous appelons une nouvelle fois les pays occidentaux et les organisations internationales à cesser d’ignorer les processus destructifs en Ukraine et à faire pression sur Kiev pour qu’il tienne ses engagements en matière de primauté du droit et des droits de l’homme, ainsi qu’à inciter l’Ukraine à remplir les Accords de Minsk.

Je pense qu’il est inutile de parler de l’OSCE. Après les événements au Kazakhstan et la négligence scandaleuse de cette situation de la part de l’OSCE, nous nous demandons s’il existe un secrétariat de cette Organisation, qu’en est-il de la direction, étaient-ils tous aux fêtes de fin d’année ou sont-ils déjà rentrés à Vienne? Où êtes-vous, les collaborateurs du secrétariat de l’OSCE, que vous arrive-t-il? Lisez-vous l’actualité, suivez-vous la situation au Kazakhstan, dans d’autres pays, en Ukraine? Que pensez-vous de ce qui s’y passe en matière de droits de l’homme, de protection de la liberté d’expression et de protection physique des journalistes? Ce sont des thèmes pour une discussion approfondie et désagréable avec la direction de l’OSCE.

Sur la situation actuelle en Afghanistan

Le début de l’année 2022 a été marqué par une série de catastrophes naturelles en Afghanistan. Les fortes pluies, les chutes de neige et les coulées de boue qui se sont abattues sur les provinces de Helmand, Nimroz, Farah, Nangarhar, Badakhchan, Djozdjan, Takhar et Kandahar ont fait au moins 11 morts et plus de 20 blessés. Les services d’urgence du nouveau gouvernement ont sauvé des dizaines de personnes sous les amoncellements de neige. Nous exprimons notre soutien à l’Afghanistan.

Nous avons pris note des contacts que le Ministre des Affaires étrangères de l’Afghanistan par intérim Amir Mouttaki a eus avec certaines personnalités politiques de l’opposition afghane lors de sa visite à Téhéran les 8 et 10 janvier. Bien que, d’après les informations dont nous disposons, ces contacts n’aient pas abouti à des résultats concrets, nous pensons qu’il s’agit d’un pas dans la bonne direction, qui, nous l’espérons, facilitera le processus de réconciliation nationale et la formation d’un gouvernement équilibré tant sur le plan ethnique que politique en Afghanistan.

Sur la situation en République du Soudan

Nous continuons de suivre de près l’évolution de la situation dans ce pays. Nous pensons qu’il est important d’empêcher une nouvelle escalade des tensions dans ce pays. Nous appelons les Soudanais à être guidés par les intérêts nationaux les plus élevés, à agir de manière responsable et à s’abstenir de prendre des mesures qui pourraient conduire à une exacerbation de la crise politique intérieure.

Nous comptons sur la formation rapide d’un nouveau gouvernement compétent au Soudan, qui déploiera des efforts vigoureux pour faire face aux tâches transitoires urgentes, notamment dans le domaine social et économique. Nous réitérons le caractère inacceptable de toute ingérence extérieure dans les affaires intérieures du pays.

De notre côté, nous continuons de fournir une assistance au Soudan, avec lequel la Russie est traditionnellement liée par des liens d’amitié. Je rappelle que le Ministère russe des Situations d’urgence s’apprête à envoyer une cargaison de blé alimentaire sous forme d’aide humanitaire.

Sur la situation liée à la proclamation d’un collaborateur de la Mission de l’Onu au Kosovo en tant que persona non grata

La situation autour d’Andreï Antonov n’est toujours pas résolue. Je vous rappelle qu’il a été déclaré persona non grata le 31 décembre 2021 par ce qu’ils appellent le « ministère des affaires étrangères » du Kosovo.

Ce coup d’éclat extrémiste de Pristina s’inscrit dans la continuité de la politique provocatrice des autorités du Kosovo, qui vise à écarter de la mission des Nations unies dans la province ceux qui évaluent objectivement les réalités locales. Il s’agit d’une attaque non seulement contre un expert spécifique de la Russie, mais aussi contre l’autorité de l’Organisation mondiale dans son ensemble. De fait, nous parlons de l’imposition par des structures locales, qui n’ont pas, je le souligne, de personnalité juridique internationale, de leurs décisions à la mission des Nations unies au Kosovo, ce qui va à l’encontre de l’esprit et de la lettre de la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies. Les Nations unies et leur Secrétariat devraient y accorder une attention accrue.

Nous travaillons avec les dirigeants du Secrétariat des Nations unies à New York et de la MINUK à Belgrade pour faire en sorte que le comportement arbitraire de Pristina fasse l’objet d’une réplique appropriée.

Sur les propos du Ministre des Affaires étrangères de la Tchéquie au sujet des relations russo-tchèques

Notre attention a été attirée par les déclarations du Ministre tchèque des Affaires étrangères au sujet des relations bilatérales, et nous avons reçu un grand nombre de questions suite à ses propos. Je fais référence au nouveau chef de la diplomatie de la République tchèque, Jan Lipavský, qui a déclaré à la télévision tchèque le 9 janvier qu’il avait l’intention de rechercher des moyens de « dégeler » le dialogue russo-tchèque, et qu’il était nécessaire de construire des « relations substantielles et normales » avec notre pays.

En même temps, nous pensons qu’il est nécessaire de mettre les points sur les « i ». La Russie n’a jamais cherché à rompre ses relations avec la République tchèque, et nous n’avons pas été les instigateurs des provocations qui ont effectivement réduit à zéro la coopération bilatérale. Je rappelle que l’inclusion en mai 2021 de la République tchèque dans la liste des États qui mènent des actions inamicales contre la Russie et ses citoyens était une réponse aux actions provocatrices de la partie tchèque. Il s’agissait d’une mesure forcée, car les accusations injustifiées et non fondées portées contre la Russie depuis Prague et diffusées dans les forums internationaux, l’expulsion massive du personnel de notre ambassade avec les membres de leurs familles sans aucune justification, entre autres, ne pouvaient rester sans réponse. Prague en était bien conscient.

Nous sommes d’accord sur le fait que les relations doivent être sorties de l’impasse, à cent pour cent, et nous sommes prêts à le faire en principe. Cependant, en ce qui concerne la formulation d’un ordre du jour positif, voyons comment la déclaration du nouveau Ministre tchèque des Affaires étrangères sera mise en pratique par la partie tchèque. La balle est dans le camp de Prague.

Sur le prochain anniversaire de la création de la Coopération de Barents (Conseil euro-arctique de Barents/Conseil régional de Barents)

Le 11 janvier a marqué le 29ème anniversaire de la création de la Coopération de Barents (Conseil euro-arctique de Barents/Conseil régional de Barents). Elle a été fondée en 1993 dans la ville norvégienne de Kirkenes. Ses membres sont la Russie, le Danemark, l’Islande, la Norvège, la Finlande, ainsi que l’Union européenne. Au fil des ans, l’organisation s’est imposée comme un format de coopération fructueux dans le Nord de l’Europe, générant en permanence un programme fédérateur. L’organisation a démontré sa capacité à résister aux fluctuations politiques et a contribué à renforcer la confiance, la stabilité et les relations de bon voisinage dans cette région.

Une caractéristique unique de la Coopération de Barents reste sa structure « à deux étages ». L’interaction n’a pas seulement lieu entre les gouvernements des pays du Conseil euro-arctique, mais aussi au niveau des entités administratives et territoriales au sein du Conseil régional de Barents. Cela permet d’identifier les projets les plus pertinents et de combiner au mieux les priorités des États avec les intérêts et les besoins des différentes régions. La présidence actuelle du Conseil régional de Barents est assurée par le district autonome de Nenets. Nous considérons le leadership du district autonome de Nenets au sein du Conseil régional de Barents comme une préparation importante à la présidence nationale russe de la Coopération en 2023-2025.

Sur les 80 ans de la signature de la Déclaration sur la punition des crimes commis en temps de guerre

Le 13 janvier 2022 marque les 80 ans de l’adoption de la Déclaration sur la punition des crimes commis en temps de guerre. Le document a été signé lors d’une conférence interalliée à Londres par les représentants des neuf pays occupés par les nazis (Belgique, Tchécoslovaquie, Comité national de la France libre, Grèce, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Pologne et Yougoslavie). Le Ministre britannique des Affaires étrangères, ainsi que les ambassadeurs de l’URSS (Alexandre Bogomolov), des États-Unis et de la Chine auprès des gouvernements alliés à Londres assistaient à la réunion.

Se référant aux normes reconnues du droit international, en particulier la Convention de La Haye de 1907 concernant les lois et coutumes de la guerre sur terre, la déclaration a souligné que l’un de ses principaux objectifs était de « punir, au moyen d’une justice organisée, tous les responsables » des crimes de guerre.

Les participants à la conférence se sont dits « déterminés, dans un esprit de solidarité internationale, à faire en sorte que les responsables et les coupables, quelle que soit leur nationalité, soient retrouvés, traduits en justice et jugés et que les peines prononcées soient exécutées ».

Les principales dispositions du document étaient totalement conformes à la position de l’URSS sur cette question. Dans la déclaration de Viatcheslav Molotov du 22 juin 1941 figurait déjà l’idée de la responsabilité criminelle des dirigeants du Troisième Reich pour avoir déclenché l’agression. Dans ses notes datées du 25 novembre 1941, du 6 janvier 1941 et du 27 avril 1942, le Commissariat du peuple aux affaires étrangères de l’URSS a informé l’opinion publique internationale des crimes monstrueux commis contre les soldats et les civils capturés, pointant la politique constante de l’Allemagne visant à la destruction massive de la majorité de la population des territoires occupés de l’URSS.

À la demande des États signataires, le gouvernement soviétique a publié une déclaration le 14 octobre 1942, exprimant sa volonté de soutenir les mesures pratiques des puissances alliées concernant les crimes de guerre des nazis. Le document proclame la nécessité de « juger immédiatement par un tribunal international spécial et de punir, dans toute la mesure permise par la loi, tous les dirigeants de l’Allemagne nazie ».

Ce sujet a été débattu en détail lors de la Conférence de Moscou (19-30 octobre 1943) au niveau des chefs des Ministères des affaires étrangères de l’URSS, de la Grande-Bretagne et des États-Unis. Elle a abouti à une déclaration sur la responsabilité d’Hitler pour les atrocités commises et prévoyait la punition des principaux criminels de guerre par une décision commune des Alliés signée par Staline, Roosevelt et Churchill.

Par la suite, les décisions relatives au châtiment des criminels de guerre prises par les Alliés lors des conférences de Moscou, de Téhéran et de Yalta ont jeté les bases du procès de Nuremberg, qui a été l’un des résultats politiques et juridiques les plus importants de la débâcle de l’Allemagne nazie.

Sur l’anniversaire du lancement de l’offensive stratégique Vistule-Oder par les troupes soviétiques

Le 12 janvier 1945, les troupes soviétiques lançaient l’opération Vistule-Oder, dont l’objectif était de vaincre le groupe d’armées « A » de l’Allemagne, d’achever la libération de la Pologne, et de créer des conditions favorables à une attaque décisive contre Berlin.

Les troupes du 1er front biélorusse (commandant – maréchal de l’Union soviétique Gueorgui Joukov) et du 1er front ukrainien (commandant – maréchal de l’Union soviétique Ivan Koniev), au nombre de plus de deux millions de personnes, ont pris part à l’offensive équipées de 34.000 canons et mortiers, 7.000 chars et canons automoteurs, et environ 5.000 avions.

Les troupes soviétiques faisaient face à plus de 600.000 soldats et officiers de l’ennemi, environ 5.000 canons et mortiers, ainsi que 1.220 chars et canons d’assaut. Leurs actions étaient soutenues par 630 avions de guerre. Le commandement allemand a préparé sept lignes défensives entre la Vistule et l’Oder, échelonnées sur 300-500 kilomètres.

Le début de l’opération sous commandement soviétique avait été fixé le 20 janvier 1945, mais comme les Alliés étaient confrontés à une contre-offensive allemande déterminée dans les Ardennes, les délais ont été avancés au 12 janvier. Les principales frappes ont été lancées depuis le Nord et le Sud de la capitale polonaise afin d’encercler le groupement ennemi à Varsovie.

Dans la matinée du 17 janvier, les soldats de la 1ère armée polonaise, qui était opérationnellement subordonnée au 1er front biélorusse, soutenus par l’Armée rouge, ont pris d’assaut les rues de Varsovie. À la suite de violents combats, la ville a été libérée. Les nazis la destinaient à une destruction totale. Les sapeurs soviétiques ont réussi à désamorcer plus de 5.000 mines antichars, plus de 17.000 mines antipersonnel, 46 mines terrestres, 232 « surprises » explosives, ainsi qu’environ 14.000 obus et bombes aériennes.

Pour stopper l’avancée de l’Armée rouge, le commandement hitlérien a dû redéployer certaines forces du front occidental et de l’intérieur de l’Allemagne vers l’Est, mais les tentatives de rétablir le front brisé n’ont pas abouti, et au début du mois de février, nos troupes ont atteint la ligne de l’Oder – il restait 60-70 kilomètres jusqu’à Berlin.

Pendant la durée de l’opération, les troupes soviétiques ont avancé de 500 kilomètres, libéré une grande partie de la Pologne et atteint les faubourgs de la capitale allemande, résolvant ainsi une tâche militaro-politique importante: aider les troupes anglo-américaines qui avaient subi des défaites dans les Ardennes et en Alsace.

L’opération Vistule-Oder s’est caractérisée par une offensive à rythme élevé, habilement manœuvrée par de grandes formations pour contourner, encercler et détruire les groupes épars de l’ennemi. Au cours de l’opération, 35 divisions allemandes ont été vaincues, et 25 ont perdu de 50 à 75 % de leurs effectifs. Plus de 147.000 personnes ont été retenues prisonnières. Les pertes des armées soviétiques ont dépassé 190.000 personnes, dont environ 45.000 à jamais (les sépultures se trouvent sur le territoire de la Pologne).

Pour leur héroïsme et les compétences militaires, 1192 formations du 1er front biélorusse et du 1er front ukrainien ont reçu des ordres, 481 formations ont reçu des noms honorifiques en l’honneur des villes libérées, 690.000 participants directs aux opérations de combat pour repousser les fascistes de Varsovie ont reçu des médailles « Pour la libération de Varsovie ». Pour commémorer la victoire et comme symbole de l’amitié entre les deux armées fraternelles, un monument à la fraternité d’armes soviéto-polonaise a été érigé dans le quartier Prague, à Varsovie.

Malheureusement, Varsovie a depuis longtemps cessé de célébrer le 17 janvier, jour où la capitale polonaise a été libérée de la peste brune par l’Armée rouge et la 1ère armée polonaise. En novembre 2011, sur décision de la partie polonaise, le monument susmentionné a été démantelé. C’est un acte honteux et un affront à la mémoire de ceux qui sont morts en libérant la Pologne.

Dans le même temps, année après année la date du début de la Seconde Guerre mondiale fait l’objet d’une attention croissante. Les efforts colossaux de Varsovie visent à déformer délibérément les prémisses de la guerre. Les véritables faits historiques sont supprimés, y compris les informations concernant non seulement le travail systématique de la diplomatie soviétique dans la seconde moitié des années 1930 pour former une coalition antifasciste unie (d’ailleurs, les autorités polonaises de l’époque s’y étaient activement opposées), mais aussi le rôle de notre pays et du peuple soviétique dans la victoire sur le mal absolu.

Je tiens à rappeler que 477.000 soldats de l’Armée rouge ont donné leur vie pour libérer la Pologne et le peuple polonais des nazis.

La « gratitude » de l’establishment polonais actuel s’exprime d’une manière très particulière: ils ont lancé une véritable guerre contre les monuments dédiés à ces héros, une guerre contre l’histoire et, apparemment, contre le bon sens et la conscience. Contrairement aux engagements internationaux des autorités polonaises, l’héritage des mémoriaux de guerre soviétiques continue d’être démantelé et profané sur leur territoire.

Les tentatives visant à effacer de notre histoire les exploits immortels des centaines de milliers de soldats et d’officiers soviétiques et, soit dit en passant, polonais, ne peuvent être qualifiées que de cynisme historique de premier ordre. Dans le même temps, nous notons les efforts désintéressés des citoyens de ce pays qui préservent la mémoire de cette époque et honorent véritablement les héros de cette guerre, de la libération de Varsovie et de toute la Pologne. A eux, nous sommes reconnaissants.

à suivre…

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