RADARGRAM & DANLEMIEL: Ceux-ci Ceux-là #collab

« Le talentueux Ludo (Radargram) m’avait envoyé une compo. Et par mégarde (pas lu le courriel comme il faut) je croyais qu’il suggérait un collaboration. La musique m’a tellement interpellé que je me suis assis sur-le-champ avec Ann et nous avons freestylé sur des notes que j’avais. Puis 3/4 heure plus tard, la chanson était née. Je m’excuse encore auprès du compositeur, je ne voulais pas vendre la mèche de sa compo – mais à mon age on attend plus. C’est maintenant ou jamais! Haha.. – danleMiel

CEUX_CI CEUX_LÀ (3 ébauches de chansons sur la même track)

« Il y a ceux qui voyageront
Longtemps depuis leur salon
D’autres navigueront un tsunami de dettes
Certains se jetteront par une fenêtre
Et nous, qui nous creusons la tête…
Et nous, qui nous creusons la tête…
Et nous, Et nous

Il y a ceux-ci
Et il y a ceux-là
Tsunami de dettes
Et nous et nous
Qui nous creusons toujours la tête
Toujours la tête hou hou hou…
— 2
Chaque matin s’ouvre
Tel un cratère magnifique
Et je me jette dedans
Je me jette dedans…
So far! Up to the sky
Sans avoir mis mes gants
Watch your hands:
These are the wings
With which you fly

Si tu penses que
Ce sera mieux
Chez le voisin
Traverse la rue
Et regarde nous
Depuis sa fenêtre

D’autres matins s’ouvrent
Tel une doline dotée de
Grosses lèvres rouges
Qui me demandent

Je me jette dedans
Je me jette dedans
Sans parachute

Le plus souvent
Sans même avoir
Mis mes gants
Je me jette dedans
Ici chez nous

Si tu crois que ce sera mieux
Chez la voisine
Lâche lui un coup d’fil
Va prendre l’apéro
Et regarde ici par sa fenêtre
Tel un cratère qui s’ouvre
Grand, béant

—3
La vie est une bombe
Bombe A
À retardement
Et personne ne sait qui tient
Le détonateur
Bombes à retardement
Drapeaux blancs
Nos cargaisons de mensonges
Arrivent à bon, toujours à bon port
Nos égos
Aux abords des précipices
Se jetteront dans le vide

Château de cartes
Nos vies sont
Des bombes
Bombes À retardement… »

Ma vie est une bombe
La tienne aussi

Il y a des bombes
Et des bombes à retardement
Non personne ne sait
Qui tient le détonateur
Détonateur

Châteaux de cartes
Biographies
Des bombes à retardement
Tout est construit
Sur du « fake »

Boulot crédit pension famille
Football
Ou pendaison
Drapeau blanc
C’est le drapeau blanc
Drapeau blanc ou
Bombe à retardement
Nos vies sont une bombe
Bomba!… À retardement
Et personne_ne_sait qui détient
Le détonateur

Châteaux de cartes
Nos biographies
Nos biographies »

https://soundcloud.com/dan-lemiel/ceux-ci-ceux-la-radargram-danlemiel?in=dan-lemiel/sets/prophecies-incompletes

DOMINIQUE LE BARS – Poète et rockeur indé sur Soundcloud/ Bandcamp

High quality: dominiquelebars1.bandcamp.com/track/la-g…-des-crans

« LA GUERRE DES ECRANS

Allons enfants humanoïdes
Fils du soleil et de la mer
La guerre des écrans est déclarée !
Avec nous, quarante siècles de pyramides,
La Joconde, une saison en enfer..
Dans nos rangs presque huit milliards de fêlés
En face, les points-zéros avides
Algorithmes en rut enrôlés
Une armée de pixels prêt à tout pour gagner
La guerre des écrans…

Les enfants, tout cela n’est que folie
Plus besoin des Dieux ce matin
On vous racontera le temps des cerises électriques
Des sirènes de lunes aux datas sans fins
S’écorchant dans l’ écume
Aux arbres citoyens !
L’on m’écorce et je clique et je like et follow..
Sur le flot des écrans arctiques
Je bouffe mon cerveau dont l’essence est unique !
La guerre des écrans…

Accroupis dans ma régression
A l’ombre de la dernière zone blanche
Je ronge mes jours jusqu’au trognon
J’ai le passé mélancolique
A respirer champs de parfums, chimères autres que numériques
Sous le crâne des villes j’entends parfois vriller le vent
Mauvais, puant, trompeur et vil
C’est la guerre des écrans..

Dominique Le Bars 11/2019 »

— — —

« Ce type est en feu: gants recommandés! Nous aimerions bien le voir apparaître au Québec pour quelques dates. BlueToad est un solide fan de Le Bars! Et avec toutes les guerres sur le trottoir, peut-être que le climat s’emballerait en guise de bienvenue?! » – danleMiel

Titan

P1370432

 

Science du bonheur oblige

À se déscotcher de l’écran

Sans rien casser en partant

Grand soupir de soulagement

Penser pour soi indépendant

De ce que racontent les pare-brise

Ou que soudain débarque la crise

Pendant que répondent aux ordres

Les téléphones trop intelligents

Pour les dirigeants des puissants

Or que réfléchir pour soi

Poser des questions calmement

Tout en vivant pour les autres

Sans pour autant devenir l’apôtre

De quelque culte au mauvais plan

Non mais quel chagrin accablant

La vie sur cette planète tarte

Véritable taff pour un Titan!

 

Ma vie est la religion

Mon épouse ma prison

Être honnête avec les gens

Pagailler loin des abusés

De toutes ces rengaines abusives

Des protecteurs de liberté

Des constipés aux projets noirs

Se mordre souvent pour y croire

Contrecarrer les invectives

Au lieu de retourner au goulot

Pour la dernière partie d’échec

Rester dans la limite permise

Garder son siège quand ça tangue

Beugler son saoul dans la nuit noire

Enfin explosée au-dessus de son carré

Au cri de douleur du clou

Que l’on retire du talon

D’un Titan!

 

– DanleMiel

 

 

Monopole of Love

Monopole of Love

Yo! Yo le gros… le King of One!

Ô toi qui te dissimules en tout

Toi qui porte le masque de partout

 

One, One, One

Love, Love, Love

 

Mon corps blindé déshabillant une porte

Le cœur cogne du poing sur la table

Bénissant la résurrection des morts
Marre de craquer pour des escortes

 

Les organes jouant plus fort du tamtam

À chaque parade d’urgence à l’ange

Que je rhabille de ma chasteté infirme

Autant lui transférer une étincelle

 

Monopole of Love

Yo! Yo le gros, le King of  One!

 

Détends ma laisse que je chante tes merveilles

Monopole of One

One, One, One

Love, Love, Love

 

Tu m’fais faire ton job au bord d’’un trou

Détends ma laisse que je donne ton miel

Détends ma laisse que je déchante du fiel

 

Love, love, love…

Pendant que tu me fixe ton plan au dos

Que tu me crucifie psychiatrique

 

Si ce monstrueux désir va péricliter c’est

Inutile comme un détail oublié

 

Je ressemble à un holocauste ambulatoire

Puisses-tu être un peu patient avec mon corps

 

La mise sous haute tension a tenu le choc

Mes sutures guériront à l’eau morte du désert

 

Sous les miradors de hurlantes sirènes

Pendant qu’on me passe les menottes au cou

 

Monopole of Love

Yo! Yo le gros, le King of One!

Détends ma laisse que je chante tes merveilles

 

Monopole of One

One, One, One

 

Je vais faire ton job pour rien que le pain

Détends ma laisse que je scratch ton règne

Détends ma laisse que je siffle ta raideur

Love, love, love…

 

Monopole of Love

Yo! Yo le gros… le King of One!

Ô toi qui te surpasses en Tout

 

Monopole of One

One, One, One

Love, Love, Love

 

Je cherche encore à récuser des signes

Dans cette encyclopédie de contention

Armé en rafale de sable, je reviens

À toi mon unique amour, je reviens

 

Redoutant ton immense bonté

Laisse-moi hurler ton mystère

Monopole of Love

Yo! Yo le gros, le King of One!

 

Entends-tu les anges aux barricades?

Détends ma laisse le gros

Que je chante tes merveilles!

 

Monopole of One

One, One, One

Love, Love, Love

Je fais ton job pour moins qu’un clou

 

Détends ma laisse que je loue tes terres

Détends ma laisse que je canonne ta destruction

Love, love, love…

 

Tu me donnes la lumière et le sans-fil

La solitude a beau être rasoir dans le jardin

Et s’il ne manque plus qu’une chose

Elle va passer bientôt à la fenêtre

 

Laisse-moi cicatriser mon ultime blessure

En la terre à conquérir sur sa peau

Détends ma laisse que je clame ta victoire

Love, love, love…

One, One, One !

Love, Love, Love !

Du vrai boulot

À force de camper devant la porte
les artères trafiquées d’années fortes
t’auras surfé la vague d’aucune vérité
passé le test sur le banc de scie
secret des écrans permanents
plugué au collège transparent
que commence la leçon de clarté
en attendant rien qu’on obtient tout

En attendant rien qu’on obtient tout

Milieu de la nuit sans concession
éveil brutal cause d’explosion
le coeur qui monte aux barricades
pour te montrer ce qu’est le cube
dans lequel tu le garde prisonnier
ainsi que comment s’évader j’espère
pour ma part bientôt dématérialiser
vu que plus haut veut pas de ma peau
je ferai de la poussière de mes os

En attendant rien qu’on obtient tout

Alors que la chambre et le reste de la rue
étaient d’une drôle de manière disparus
de bord en bord la fin du monde, j’ai vu
que le début du bon bout somme toute
est une forme en tous cas inversée
le reste c’est du bluffe même ta bio
L’Apocalypse rien qu’un test
voici l’heure venue du vrai boulot

En attendant rien qu’on obtient tout

Le Matin des Mutants

« Depuis le jour où j’ai commencé à aimer la Vie, depuis le jour où j’ai commencé à aimer la Vérité, je n’ai plus confiance en rien de ce monde. Ni en père, ni en mère, je n’ai plus confiance en ce monde. En frères, ni en soeurs, je n’ai plus confiance en ce monde. Pour mon âme seule je cherche, ce qui pour moi vaut tous les mondes et toutes les générations. J’ai retrouvé mon âme – Que sont pour moi tous les Mondes? J’ai retrouvé la Vérité, telle qu’elle se tient aux extrémités des mondes. » – Mani, Grand Livre des Mandéens

Hey toé ma bande hétéroclite
Comme une tache de lumière
Au-dessus du radar du monde « normal »
Bienvenue dans le H1N1, sur la réserve
Pour un Stonecast en sang Indien
Des rives du fleuve de l’Euthanazeistan

Tout est calme ce soir ça brûle à fond

À bord de l’astuce de l’anéantissement donc
Sur le vol en dent-de-scie yeux scotchés
Jusqu’aux genoux d’une chanson à marrier
Amputé au poignet du mégaphone
Section entre 7 et 777 ans
En transe, à vos rangs!

Vous savez à l’intérieur que ce monde
N’est pas le vôtre, ni hier ou demain
Pas la naissance ni le destin
On vous le hurle d’arrache-coeur
Tout est dans la perception
Ce soir nous allons partir pour les camps

Tout est dans la perception
Grâce à l’environnement je préférerais
Que l’on me raconte un tas d’histoires
Un monde au trop top délire à gogo
Sur mesure garantie sans condom
Fracasse vers l’échec de jouir l’imperfection
Dans l’instant animal gluant
Sans sa carte providentielle
Écouttant l’écho dans un coquillage
De la mer séchée du Jugement

Un peu comme si nos organes
Avaient été noyés avant de naître
Avant la vulve d’une perception
De notre origine sanguinaire sarclée
Et sacrément secrète parce qu’au grand jour

Dans le labyrinthe des miroirs
Il n’y a pas de planète à sauver
Tout est toi, max-out ! Drapeau blanc
Mais relaxe vite vite avant que la démocratie
Ne télédébarque dans ton coin

Hors-champ sur micro-ondes renforcées
La lumière d’actualité repose au beau fixe
Fournissant l’arc-en-ciel des terreurs
Pour pousser l’illusion virtuelle du corps
Vers la réalisation sadique
Que le bip bip des camions
Ne prophétise toujours que jusqu’à l’abattoir
Même aux abonnés du canal Ouija

Les lézards dans des pompes full croco
De la rue du Feaubourg Saint-Honoré
Les qui prennent des décisions
En passant le nom des mineures
Dans un carton d’allûmette
Avant que la soucoupe ne déborde

Fournisseurs de Bisepactol A3 en vaccins
(Et de bien pires saloperies à ne pas répéter)
Pendant qu’on maquille les bébés
De stérilisant bionique à neutrons
À la pelle et à la bouteille de formule H
Les avions du Ministère de la Défonce
Tricottent des nuages en polymère renforcé
Piqués aux virus humanicides
Et je vous en cache la majorité

Si je vous jure que
Vous avez aterri par erreur de calcul
Sur la mauvaise planète
À la naissance corporelle sans votre ange
Ni d’aplomb ni de rechange
Que la vraie vie est ailleurs
Ça vous branche?

Regardez la craque des choses en face
Toujours d’espoir entre deux tragédies
Pour que la lumière s’insinue
Marbré de signes qui
Se dirigent droit vers le mur
Sous un soleil de béton
Aux ailes cassées personne alentour
N’écoutte vos supplications à l’amiable

Le temps est venu de passer
À l’échelle une marche à la fois
Vers la plus intérieure décision
Télétransmissible seulement par le coeur
Et d’un coup de main dans le vide
Comme une prière au nom d’homme

Vampires, zombies et trolls bienvenue ET
Ainsi que randonneurs cosmiques aguerris
Nous allons passer au mode télépathique
Nous ramerons les corrections
Sur du papier vierge en mer fâchée
Déchirant les voiles du réel
Mitraillés par la lumière
En cellule et sans forme
(Swell, come to 4d free*)
Dans l’Amour de l’Unité originelle

Tout est Un viens voir
Avant de te plaindre fait le lien mais
Fais-le now
Tout est Un avec une rose dans les cheveux
Tout est toi car il n’y a nulle autre que Lui

Nous allons révéler le créateur
Dans et à travers nos dilligeantes créatures
En rechute d’adhésion envers et contre tous
Avant la pluie finale aux neutrons de l’ONU

Sur vague de fond couleur d’Apocalypse
Qui déchirera loin et large section décors
Parmi les retranchements égoistes
De ceux qui ne catchent** pas
Le but du plan Un de l’évolution, les
Destinés à revenir se séparer dans l’Égypte
Pour quelques supplémentaires au fouet
Pendant les feux de Babylone crashe

Écouttez bien les résultats
Nus autres pendant ce temps
Nus irons surfer l’eschaton
Tous à nos ventricules blindées
Nus allons muter ensemble
En direct de notre arche de Noé
Pas cool ça?! Tous en coeur
Je vous aime ma bande de f@ckés
Nous revenons d’exil niqueléaire****!
Quand son nom brise sur mes lèvres:

Créateur is in da house***
Le nouveau monde vient de commencer
À chaque cassure de maintenant
Quand son nom brise sur des lèvres

À bord de l’anéantissement
Sur une voix d’android hard beat
Techno-en-rut sur le banc de scie
Jusqu’aux genoux d’une chanson
Armé à la clause du mégaphone
Section entre 7 et 777 ans
En transe, à vos rangs!

Fin de Stonecast sur des images qui veulent tout dire dans une langue incomprise.
Sur un remix de « Zero 7 – Distractions »
*Welcome : Leçon 4d
**pigent, piger (angl:catch, to get it)
***Leonard Cohen, Everybody Knows :
(tr.fr. Tout le monde sait)
****GW.Bush : (Nucléaire: bouche à bushisme)

Une goute de cyanure

Blême pépiement qui craint
Le retour de matous malins
Emporte en douce ton bagage
Vas-y fais-toi la malle au matin
Laisse-moi sagement du lavage
Oublie un slip dans mes affaires
Sans jamais plus te retourner
Sur le naufrage agonisé
Déserte-moi, déserte-moi!
Déserte-moi, éclipse-toi!!!

Au goulot une bière vaine
Loin de la meute envie de haine
Égale à mon égo devenu zéro
Après tout il est trop tôt
Vas ta route, lâche-moi le dos
Dégage la scène, du balai
Secoue ton col sur le remblai
C’est l’heure de tirer le trait
Déserte-moi, déserte-moi!
Éclipse-toi, éclipse-toi!!!

Sinon attends que je surface
Allumons quelques cierges
Sur notre autel encore vierge
Laissons dans la cire nos traces
Dans l’après-midi impeccable
En contre-plongée incessante
Nourri de pommes déformantes
Ton reflet accrochera mon parapluie
Plan de coupe sur ton sourcil
Retour sur la caméra fixe
Puisque c’est écrit :
Déserte-moi, je sais déjà
Que tu t’éclipseras!

Habillons nos marionnettes
Gonflées tels des vautours
De leurs plus beaux atours
Effaçant la mémoire de mouettes
Qui n’auront pas croqué la pomme
Tailladée comme le dernier homme
Par une fleur de silhouettes
Déserte-moi, déserte-moi!

Ressassons les restes de nos miettes
Par un soir de césure profonde
Sous une lune prête à éclore
Une qui respire de tous ses pores
À la recherche d’une métaphore
Une qui suppute de toutes ses plaies
Chaque désespoir à la ronde
Déserte-moi, déserte-moi!
Éclipse-toi, éclipse-toi!!!

Oublions nos années mortes
Et le mur de pierres jetées
À la mémoire gonflée de sortes
Du voyage qu’on ne pourra terminer
Sans se laisser naufrager
Sous de souveraines pressions
Au suc des caresses fortes
Déserte-moi, déserte-moi!
Éclipse-toi, éclipse-toi!!!
Déserte-moi, déserte-moi!!!

Convenons ensemble le pacte final
Pour nous étreindre sur un lac en miel
Dans le différend d’une goutte de fiel
Vas en paix, écoute mon cœur, fais-toi la belle
Nous avouerons un jour à d’autres
Qui nous fûmes avant que d’être
Sans profilage réellement racial
Comme un gonflement fatal
Avec mes larmes mesurées au mètre…
Déserte-moi, déserte-moi!
Éclipse-toi, éclipse-toi!!!

Dragon

La vie si tu veux
Mon avis:
C’est un film de Fellini
Sur le point de se transformer
En John Carpenter
Ou Stephen King
Tout le monde
Sent cela à un niveau
Ou à un autre
La fiction n’est plus
Et le future non plus
Certains pourtant
Consomment toujours
S’embrassent sur un banc
Nos routines
Deviennent explosives
Les exceptions
Se font rares
Un stress de fond
Montre sa lame
Pourtant les programmes
Tournent la tête
Les pythons se pavannent
Dans les habits du rêve
Pendant que des
Humains de synthèse
Harcèlent à fond
Les rêveurs éveillés
En un mélange
De contrôle du cerveau
Et de pandémie
Commanditée
Nettoyez vos tentes
Car nous allons bientôt
Soit faire du camping
Ou du camp
De concentration
Mais continuez
Continuez à vous occuper
De la pluie
Et de l’espoir
Qu’un jour
Il fera beau temps
Mieux vaut céder
Dans l’endormissement
Que de se battre
Contre le Vent
Qui souffle
Tel un dragon méchant.

Je Respire Encore

Pourvu que cela dure

Dans ce rêve émerveillé

Je respire et j’expirerai

C’est confirmé par les Experts

Comme une pomme pourrie

Ayant roullé sous un lit

Dans la lente décomposition

De sa chaire putréfiée


Mais c’est Vendredi

Et les Experts le confirment

Je respire encore

Chaque seconde est un miracle

Qui m’entraine vers

Un nouveau round

De la guerre des nerfs

En combat extrême

Contre mes derniers neurones

Dans la rue je marche

En provoquant les voitures

Torréant avec la vis

Qui me serre à mon casque

Pour oublier que je suis sale

Que je suis seul

Et que je pue.

Le Bruit des Bottes

Je lis entre les lignes

En attendant le débarquement

Je regarde les micros

Au plafond des stations de métro

Je vois de faux sans-abris

Déclencher les feux de signalisation

Je me laisse suivre à la trace

Par la puce sur ma carte

Je m’éloigne du Centre

En attendant l’implosion

Une oreille contre le carrelage

J’écoutte la détonation

Le claquement des bottes

Avant-coureur du débarquement

Avec un sourire jaune

Au nord de mon corps

Qui se regénère

Alors que pourtant

J’affiche mon demi-siècle

De quête de Vérité

De celle qui ne se dit pas toute

Quand on nous inflige les vaccins

Destinés à stériliser nos fils

Je regarde les avions

Nous asperger de métaux légers

Et je hurle dans mon portable

Que l’on vienne me décimer


Pendant ce temps-là

Les robots informatiques

Du Ministère de la Défonce

Analysent mon cas

Des envoyés musclés

Passent leurs temps

Sous ma fenêtre

Partout ou je vais

Ils sont déjà rendus

Et je ne m’en fais plus

Pour les puces RFID

Qu’ils glissent dans mes vêtements

J’attends que Radio_Kanatata

Me berce de nouvelles illusions

Que les marionettes au pouvoir

Cette mascarade pour les branchés médias

Reçcoivent l’ordre de leur boss

L’O.N.U. sans chair et sans os

De nous exterminer en masse et en saison

Car la chasse à l’humanité est ouverte

La Guerre Totale contre tout ce qui réfléchit

Ha bon, c’est ça la Vie!!!

Repens, Reprends-toi

Quand ils ont clamé :
Repens, repens-toi,
Je me demande ce qu’on comprenait,

Quand ils ont crié :
Repens, repens-toi,
Je me demande ce qu’on entendait,

Quand ils ont hurlé :
Repens, mais reprends-toi,
Je me demande ce qu’on espérait.

Quand ils ont balbutié :
Pardonne, pardonne-toi,
Pardon d’avoir cru,
Pardon d’avoir douté,
Je me demande ce qu’on saisissait.

Quand ils ont susurré :
Remets, remets-toi,
Remets ton collier,
Remets ta vie en laisse,
Je me demande ce qu’on percevait.

Quand ils ont chuchoté :
Permets, permets-toi,
Permets-toi le noir,
Permets-toi le blanc,
Je me demande à quoi l’on pensait.

Quand ils ont braillé :
Excuse, excuse-toi,
Excuse-toi pour tes fautes,
Excuse aussi celles des autres,
Je me demande ce qu’on écoutait.

Quand ils ont chanté :
Refais, refais-toi,
Refais-toi un jour,
Refais-toi une nuit,
Je me demande ce qu’on imaginait.

Quand ils ont bramé :
Repens, repens-toi,
Je me demande ce qu’on retardait.


Quand ils ont beuglé :
Repens, repens-toi,
Je me demande ce qu’on prévoyait.

Quand ils ont rugi :
Repens, mais reprends-toi,
Je me demande ce qu’on attendait.

AU BORD DE L’AMOUR

Comme il ne me reste que l’Amour

Je m’agenouille au bord de ma déroute

Devant la pancarte au sens interdit

Viens donc jusqu’ici me retrouver

Comme si mon seul unique combat

Se cristallisait soudain tel qu’on se déboute

D’ un mirage cruel doux mais aveuglant

Une image de toi qui me lâche

Le courroux trouble invivable

D’un chauffard ivre et enragé

Qui pense à moi dans le tournant

De la fin de sa dernière chance

Fracassant un mur de soutènement

….

Comme il ne me reste que l’Amour

Qui souffle à en perdre haleine

C’est avec les yeux bandés

Et le cœur désormais en laisse

Que je nage la pénultième brasse

Dans une mare infestée de requins

Déguisés en béquilles inertes

Que vais-je faire de toutes ces dents

Appuyées à mon vieux corps doré

De souffrir et sourire encore

Malgré le poids de ma courte chaine

Si tu partais pendant mon sommeil

Ce serait toi de partie quand même

Comme il ne me reste que l’Amour

Dans ce désespoir intangible

De m’en sortir tout rond

Avec un gram de peau

Agrafée à l’affiche déchirée

Qui me caresse les os

Ne te fatigue pas de moi

De mes oublis et de mes absences

Il faut bien que je cherche

Dans le dédalle de mes souvenirs

Pour toutes les années à l’égout

Que je me suis perdues

Pour terminer par me retrouver

Dans notre décor à huis clos

Comme il ne me reste que l’Amour

Avant le coup qui ira loin du mur

Celui de la dernière manche

Que frapperait le ciel flamboyant

Du jour incendiaire qui se prépare

À céder pour tout nous dire

Dans un champ couleur de blé

Pour les années qui restent

Du ce corps à cœur déçu

Au beau milieu d’un carrefour

Où ma place est réservée

Mon siège depuis toujours prépayé

Comme il ne me reste que l’Amour

Tous deux seuls dans les rues

Nous traversons la nuit

De nos infinies insomnies

Nous suicidons nos idées noires

Par une solide solitude partagée

Remplie des gerbes de nos passés

Mes promesses de linceuls

Arpentent ensemble les trottoirs

Comme il ne me reste que l’Amour

Alors que soudain le soleil luit

Accoudé au bar de la fin de l’espoir

Je vois dans tes gestes

Que tu penses encore à lui

Mes ailes se rétractent soudain

Dans la cage de mon piège

Je mets les mains dans les poches

Et mes yeux te caressent longuement

Alors que je souris en fermant les yeux

Pendant que c’est à lui que tu crois

Je songe à tous les mots injustes

Que je ne te dirai pas

Comme il ne me reste que l’Amour

Je songe à toutes celles

Dont parfois encore je me souviens

Qui sont venues pour traverser

Sans jamais plus se retourner

Et avant qu’il ne soit trop tard

Je pense à tes longs doigts si fins

Traversant ta chevelure de cuivre

Dans la pénombre à demi-nue

Mon cœur bat fort de chagrin

Cela suffit à me rendre heureux

Cette image incitant l’aventure

Alors que je cherchais quelqu’un

Qui voulait me souffrir pour toujours