Suite au silence

Suite au silence  radieux

De nos espoirs catapultés

Notre amour de traverse

Ce désir sans adresse fixe

A rencontré le détour

Des besoins en manque de soins

En thérapie contre la charpie

De tes choix de pur désarroi

Qui font pourtant ici

La Loi

La Loi ma foie au dur recours

D’une maladie non pas de l’amour

Qu’est facile à confondre

Avec la tignasse de crasse

Avant que de la tondre

Sinon que de nous morfondre

À gueuler sur le boulevard

Que tous les autres se trompent

Tels des éléphants

Qui sans s’entendre en rendre compte

Partent au vent

Des éléphants roses ou verts

Qui parachutent dans le salon

Ou les cerfs volant

Dans la noire nuit

Du soliloque en pure bullshit

Qui en langue imaginaire

Va nous chier un hit

Heu, je voulus dire torcher

De passé simple

En présent décomposé

Pour des billes de bulles

De pus capable de te

Ne serait-ce que ressentir

Un gramme de paille d’avenir

Car quand le présent devient impossible

Il sera désormais difficile

De concevoir l’avenir comme

Cible…

 

 

 

Chaussure à mon pied

Ça me semble quasiment
Impossible autrement

Que envers et contre toute logique
Je rencontre mon âme sœur

Dans cette vie ce corps
Sur cette planète en ce moment

D’autant plus que depuis le temps
J’avais abandonné toute velléité d’un
Ion

Mets tes bras autour de moi d’un barreau
Parole de tout petit moineau

Étant de ceux qui, ayant de grands
Étranges pieds, je me suis

Enfargé souvent dans les murs du nid
Me fait passer pour un sale mal pris

De tous les temps senti
Sinon mal chaussé au moins va nu pieds

Jusqu’au jour il y a une poignée
De nuits quand tout a

En quelque sorte explosé
Quand grâce à toi j’ai tiré

Enfin le trait
Sur mes dix-huit ans

De chasteté infirme
Que tu as dormi

Dans l’escalier sur ma rue
Derrière nos principes mal fagotés

Et que fin pété
J’ai ronflé mon abcès

Derrière la porte close
Abnégation ultime

Genre au bord de la surdose
De solitude de béton armé

Quelques scènes
Avant le générique de la Fin

Mon héroïne au moins Russe
Heu rousse en cachette!…

Merci de m’avoir repêché
Du fleuve de mon propre
Abandon, de l’Abysse

DanleMiel
Loves MissRoBee…
Hihihi…

Un peu de musique très à propos de ce qui se trame sur ce site, par les éditeurs de ESC_Niouze, spécialement pour nos lecteurs: notre premier single/ simple ensemble, entre Daniel Guimond (DanleMiel) et Ann Robitaille (MissRoBee) c’est la connexion supérieure! Nous sommes ensemble, vivons ensemble, créons ensemble, éditons ensemble, produisons ensemble, et pour un type de 56 ans, et une femme de 50, ça fait drôle de nous trouver comme des ados!

Les textes de mes pièces que MissRoBee a si généreusement améliorées – au point de les rendre distribuables, sont ici inclus dans l’article pour vous. Et soyez rassurés, le fait de nous marier ne changera rien à nos boulots respectifs ou collaboratifs. Tout reste sur cible!!!

AN ZÉRO

« … Madame monsieur
On a tranché
Ça y est
Les experts ne sont pas tous d’accord
Mais ça c’est pour une autre histoire
Ce soir on me dit
Que
C’est l’an
C’est l’an zéro sur terre
C’est l’an
C’est l’an zéro sur terre

Peau du tambour parlant
Notre corps globale
Globalo per tutto
À nu dans l’univers
La peau de notre
tambour parlant
Commencera lui
Commencera par vous arracher
Vous extirper une dent
Une lettre d’échelle
Tel un barreau à la fois

Pas de la torture…
Meuh non!…
Disons une technique
De dialogue forcené
Heu écrivez plutôt forcé
Oui forcé
Par de viles forcenés
Nous sommes engagés

Dans des expériences
À vous faire frémir
À en mourir de peur
Alors à quoi bon
Pourquoi donc la vérité
Libérerait-elle
Est-ce qu’une fourmi
Pilote un Boeing 747
Avant d’apprendre
Que quand Washington dit
Faire la Paix
Ce sera avec des bombes
Démocratiques aux non-létales
Armes médicales et planchers
Des vaches qui reculent
À la place des ambulances
Dans le savon d’abattoir
Réchauffement climatique
Est le code du Mois de Morse
De l’An Zéro de l’Ère Glaciaire
Pas pour demain bel et bien Hier!

… Madame monsieur
On a tranché
Ça y est
Les experts ne sont pas tous d’accord
Mais ça c’est pour une autre histoire
Ce soir on me dit
Que
C’est l’an
C’est l’an zéro sur terre
C’est l’an
C’est l’an zéro sur terre »

DanleMiel, 2014-15

Merci de votre écoute.
Pour nous appuyer allez sur notre page Bandcamp
et achetez une de nos pistes au prix de votre choix.
Bisous!

MissRoBee
vs.
DanleMiel

 

 

Si la vie te résiste

Si au hasard peu probable
De tes errements dans le trafic
Tu dégottes une majuscule
Que je peux encore mesurer

Et que la vie te résiste
Avec les limites de ma prose
Sans me forcer sur la pique
Laisse un message urgent

Avec de la musique de fond
Je me repentirai
Si au bord de la route
Tu rencontres une âme

Flambant de tous ses feux
Souriant à dents déployées
Envoie-moi un courriel
Je me repentirai

Si sous une roche
Tu trouves un papillon
Dans le sursis d’une larve
Je me repentirai

Si dans des ordures
Tu votes pour un loser
Dans la science inexacte
De ta démocratie

Je me repentirai
Si dans le bac à recyclage
Tu aperçois les ténèbres
De ceux qui contrôlent

Si sous ton soulier
Tu décolles quelque chose
Qui ressemble encore à de l’amour
Laisse un mot et quelques virgules

Sur ma boite à déceptions
J’en serais tout retourné
Je me repentirai
Je ne crois plus au monde

Depuis que j’ai trouvé mon âme
Ni en mère ni en père
Je ne crois plus au monde
Et maintenant que les enfants

Sont grands et désaffranchis
J’espère de tout cœur
Que ce sera une bombe
À retardement neuronal

Qui règlera leur compte
Aux épidémistes vaccinaires
Qui nous les ont patentés
Afin qu’aucune maladie

Ne leur résiste.

Filles en Fleurs

C’est pas la peine
Pas la peine qui manque
À insuffler aux vertiges
Que je m’inflige
Pour que l’on m’aime
Un peu quand même
Pas la peine
D’en remettre sur le feu
De mes lamentations

C’est pas la peine
Pas la peine qui manque
Aux dimanches sans cloches
Des hôtels d’infortune
À la déprime funeste
D’une semaine morte
Pas la peine
D’en écrire l’épitaphe
Sur la pierre de ma porte

C’est pas la peine
Pas la peine qui manque
À nos caresses d’automates
Gercées sur tes lèvres
Tel le placebo inculte
De notre lutte en larmes
Pas la peine
De s’embrasser au revoir
Mégot écrasé sur le trottoir

C’est pas la peine
Pas la peine qui manque
Dans la mêlée qui hurle
Sur des rêves en pleurs
Aux réservoirs qui brûlent
Les dernières filles en fleur.

Son de Cloche

Si je te dis
Que là-bas
Là ou le vent déchire
Par un faux pas
Qui fauche le rêveur
Que là-bas
Soudain est arrivé
Ici
Comme la bouteille
Qui arrive de la mer

Si je te dis
Que le bonheur
Est une denrée
À laquelle
Jamais tu ne goûteras
Avant de franchir
Les cerceaux enflammés
Avant l’ensorcèlement
De tout ce qui respire

Si je te dis
Tous les mots
Les mots que tu aimes
Pour mieux te décimer
En une vague de fond
Silencieuse
Et meurtrière
Avec ta langue
Sous mes pas

Si je te dis
Repens-toi reprends
La danse
Dans le jardin
Et hurle ton tout
Meugle ton saoul
Aux sornettes des cobras
Brûle la barricade
Qui te sépare de toi

Combien de doigts
Est-ce que tu vois?

Soufffrir c’est bien beau
Mais souffrez donc en silence
Les pathocrates ont à faire
Des guerres à formenter
De vos enfants à trucider
Si ce n’est pour les sacrifier
Sur l’autel de la dévolution
Légale permise bien patentée

Vous avez beau souffrir
Mais souffrez sans ciller
Cela dérange toute cette perte
Dans les revenus corporatifs
Ne regardez pas le ciel
Tiens prenez vos sédatifs
Personne ne verra plus de miel
Car les abeilles sont dépassées

Vous croyez que vous souffrez
Mais la gouvernance
À quelques petits secrets
Qui sont étalés à la une
Pour vous empêcher
De les aditionner
Combien de cloches entendez-vous

Quand on vous dit que le glas a sonné?


Génocide Silencieux

La transition siffle

Et les oreilles cillent

Car la fréquence change

Et la peur s’installe

Alors qu’un tsunami

Souffle sous la porte

Le vent vient du sud

Nous sommes maintenant

Presque moins que rien


Le réchauffement causé

Par le ciel truqué de polymère

Anéanti les récoltes

Abreuvées aux anti-dépresseurs

Nourries aux métaux légers

Notre corps se crispe

Dans un reflux magnétique

Mieux vaut ne plus

Regarder au loin

Le rayon est dans notre

Maison


Nos images sont entassées

Dans des recoins

D’un gigantesque écran

Que le tumulte attise

Pour mieux les décimer

Avec un minimum

D’investissement énergétique

La faim viendra

Créer la prochaine crise

Que les tuyaux de rechange

Fourniront en poisons forts


Le gouffre gigotte

Sous nos pieds

Ne reste plus

Qu’à se laisser glisser

Dans la bouche du serpent

À sornettes clinquantes

Dans la cage aux danseuses

Reconverties

En psychiatres vendues

Aux plus offrant

Pour la danse nue

Du sans destin.

4h05 Samedi

Une flamme m »allume

La pression traverse

Ma couronne alerte


Et je sens la terre

Vibrer sous ma couche

Par la fenêtre Vénus

Eemballe mon désir


Mon coeur remercie la Source

En une éclosion lyrique

Incapable de resaisir

Son état d’âme ardent


Sur l’écran crânien

Défilent des visages

Aux regards séduisants

Des celles qui me traversent


Tout mon corps demande

D’emprunter la route menant

À l’être ultime

De mon besoin

Pour ce complément.

Journal de Traverse

S’il existait une justice en ce monde
Ce serait ton lit que je désirerais
Partager pour la dernière nuit
Dans les bras cassés de la terre
Nos deux corps soudés
Jusqu’à en exploser de jouir

L’époque éclipsera tout
Dans un sourire soufflé
Entre les explosions pétrochimiques
Et les maladies bioniques
Je ne sais plus choisir
Ce qui serait la pire solution
Pour tous les concernés

Puisqu’il nous reste une heure à tuer
Avant de finir par y passer
Prête-moi ton corps à scinder
Malgré l’abysse de nos différends
Pends ta chance à mon cou
Je ferai celui qui meurt
De te tenir longtemps la main

Comme sur un mot laissé
Par inadvertance sur la table
Une note sans arrogance
D’un amant au sourire tordu
Mais à la mesure du fulgurant
Colle ta peau à la mienne

Je t’embaumerai le cœur
En hurlant telle une chienne
Happé par un taxi
Au plus clair de ma nuit
Nos caresses seront lyriques
Comme des bêtes à la limite
De leur quota transmissible

Traine-moi vers ton bercail
Donne-moi un sac d’oxygène
Il faut que je te respire
Je n’ai plus mon ruisseau
De sales larmes à te verser
Laisse-moi plutôt te traverser.

En Attendant le Soleil

4h04 d’un nouveau jour
Mon corps en plein éveil
Écoute la lumière fine
De la course de l’Univers
Crépiter dans ses neurones

Les muscles me jettent
Hors de moi vers la vie
Que je guette tel un faucon
Pour ne pas en perdre une miette

Par l’urgence imminente
De l’explosion d’un désir
Un déclic me hurle
De ne pas attendre

Au loin dans mon cœur
Je cherche la flamme
Qui brûle toujours
Et ne saurait s’éteindre

Elle seule sait
Que je sais savoir
Que je ne connais
Hélas pas l’amour.