Point de bascule

Tout est sur le point
De basculer irrémédiablement
Vers un présent augmenté

IMG_3476

MissRoBee et DanleMiel, rue Berri, Montréal février 2016

 

22 novembre 2013

La vie de chaque jour est devenue bien plus intéressante que la science-fiction depuis que je me consacre à ma quête de savoir pour la vérité sur l’amour.

Malgré le fait que je soit convaincu d’avoir choisi  – et de continuer à le faire – les détails de ma vie ici maintenant, il existe bon nombre de mystères à ma situation qui me turlupinent en permanence. Devant la création, ma curiosité est intacte, je ne trouverai pas le repos avant de ‘tout’ savoir! Je continue de poser les questions sans relâche, de retourner chaque pierre, en gardant l’esprit ouvert aux réponses qui ne me conviendront pas nécessairement. La vérité se révèle toujours là où on l’attend le moins, en soi.

 

Mettez-vous un peu à ma place. Nous savons que le monde est une ‘illusion’, un film que nous projetons à partir de l’état de notre monde ‘intérieur’, notre état de conscience. En fait, pour simplifier au max, le monde extérieur est notre âme. Une âme pour toute la création, divisée en des parties plus ou moins autonomes car contenant chacune l’ensemble des données de la création en soi. Un hologramme du grand ‘Tout’.

Une fois traversée la révélation de comment notre corps ‘lumineux’ orchestre – de ses nombreux bras et mains – la réalité que nous relativisons comme étant tangible, il reste à vérifier si cela est véritablement le cas. Et dans le cas d’une réponse affirmative, nous ferions mieux de communiquer avec cet ‘autre’ soi, oscillant juste au-dessus de notre usine chimique corporelle ‘Terrestre’, afin de demander des cours supplémentaires à l‘université invisible où il m’emmène parfois la nuit. Là où on nous programme pour ce qui s’en vient.

Beaucoup d’aspects restent trop flous pour être affirmés positivement mais une chose est certaine pour moi: il y a un plan d’évacuation de prévu. Il existe des bases souterraines capables de nous abriter par milliers et dizaines de milliers pendant une certaine période de temps. On m’a montré des images de scènes de désolation sur Terre suite à des catastrophes multiples, puis ensuite on m’a programmé un plan de rescousse adapté à ma situation ainsi qu’un certain nombre d’individus qui me suivront car je saurai quoi faire lorsque le programme sera mis en marche, en moi.


Tout ça relié par des fils
Que le plus puissant mortcroscope
Ne saurait détecter malgré
Que les signes s’empilaient
Devant ou autour de la porte
Avec un gros X rouge dont le sang

Dégoulina longtemps avant et ensuite

À jamais et ce n’est pas un erreur

Ni de fabrication ni de matériaux

De Ikéa si on peut traverser

Et ou faire dématérialiser
Le contreplaqué il suffit de voir

Au ralenti ce qui advint de poutres d’acier
De plus de trois mille cuves de w.c.
Pouff! Disparue la matière!
D’un seul rayon d’anti-matière
Empruntée à l’ouragan Erin
Avant une manifestation publique
D’un pouvoir si bien caché
Un si en avance sur la compréhension
Qu’il ne se cachera plus
Un dont les ramifications sont telles
Que personne ne pourra
Pointer du doigt vers quiconque
Car la guerre n’est pas ici bas

Entre une quelconque bande de gais tarés
Contre des rebelles sortis des banlieues
Ou se battre ou crever de faim restent
Nos deux seules options
Mais se battre contre qui?

Se battre au nom de qui?

Dure à cerner la banlieue de partout
Quand on a vu que nulle part
Est notre demeure

Le bras gauche sous le ciel
Enfilant à l’histoire de ces ailes
Sinon plus rien ne nous soutient
Poussière rouge dans les veines
Et murmure de rengaine arrière-plan
Ou plan B selon la grille d’Options

Assez limitées somme toute

 

Ce n’est pas en se croyant sage

que l’on croise la sainteté
Ni même en jouant juste
Jouxté au mélange en ‘bon perdant’
Entre nous dans la connexion
Flotte un Dieu sans limites
Un miroir avec plus de facettes
Que la somme de la debte
Du pays nommé ‘vous savez qui’
Dont le plafond n’a de cesse
Que de grandir, un géant
Ça fait ça: grandir mais
Telle le requin en captivité
Ne grossit que jusqu’aux limites
De l’engin le maintenant sous cage
Tel un plan d’affaires ou d’évasion
À ceux qui refusent leurs visites
Nocturnes au bout du stéthoscope

Que l’on fourre entre les bures

Pour quelques ‘guiliguili’
Pas nécessairement de bonne augure

Entre deux mondes le ciel
Où est permis surtout l’interdit
Que veux le peuple?
Ce que le gouvernement prohibe
Vers une cellule avec télévision
Et autres distinctions dans le temps
Que cela prend à introniser
Sans plus tarder une rue
Portant maintenant son nom
Telle une croix gammée
Devant le temple de la jamais nommée
Ainsi qu’une joyeuse aberration

Suivra la trace du pétard
Plus con que damné à brûler
Sans jamais exploser au visage
Vivant maintenant sans solution

La dernière baffe de potentiel
Piqué au radium enrichi
En attendant le cri des bottes

Sur fond de hurlements contondants
Désenchaîné lors des aveux
Sur le vif déchiré d’adieux

Un coin de ciel servant de faggot
Au cahier d’écolier en flammes

L’apesanteur vaut sa leçon
De mal barré qui serait parano

Enrobé du suc des barricades
Un velours sans prétention

Et toute cette paix fichue en l’air

Que les faux prophètes hurlent

La prochaine catastrophe
Débordant de la une

Vive la gué-guerre ce soir on meurt
Adieu la lune en comptant les heures

Dès le début à la porte qui ouvre
Tu en as encore le choix
Ne compte surtout pas sur moi
Rapport de force signé faiblesse
Je ne sors pas sans prescription
Ce que j’ingurgite comme bêtise
Comble l’illusion ou un jour guérir
Vivant à la fibre hors-raison
Au pied du mur qui boitera vite
Dès que je murmurai ton prénom
Sans une seule fois le tromper

Comparaison éléphantesque en
Vérité je suis trop simple pour
Les esprits englués dans l’honneur
De se croire spéciale supérieur si si
Ce paradoxe de base
Persiste et saigne en masse
La tache noire qui coagule à la lumière
Monstruosité bedonnante qui pense
Aux complexes que dalle

Ravageant creux et large chez les siens
Mon histoire de cœur sans fin
Parmi tous ces ‘je’
À la queue meuh meuh

Mise enfin entre les mille matelas retournés
De la face cachée de ta foie
Qui se résume en la peur de mourir
Armée au modus operandi
D’un émméché permanent
Battu d’avance au cœur noir
Sous un chemisier blanc
Switchant la corde raide autour du cou
Avec un sérum assomant

D’amnésie collective pour notre
Sécuritél

En quête d’une bavure de vérité
Au protocole désactivé des ‘moi’
La tête replongée dans la cuve
Régurgitant les équations
Si tu étais meilleure en maths
Tu ne compterais plus sur ‘moi’
Que si tu es seule au milieu du vide

L’abîme, l’absence, la potentialité
Trahit l’essence de chaque impartialité
Je suis un reflet de ton infinie
Collection de personnalités

Implémentez puis mentez
Mentez jusqu’à votre dernière dent
La subversion c’est officiel
Attend salement son tour
En suppléant la chaire
À l’amour collatéral

Des canons sciés
Une fois résolue la cible
Du manque sans issue
Que l’adrénaline lors du conflit
Cantonnera au retranchement
ant pis puisque le calcul s’érige
Approchant à grands pas l’insécurité
De ce qu’il me reste de munition
Pas encore robotisé mais pas loin
D’une lobotomie générale

Pied de nez et roulette russe
Aux flammes endurcies genre Sibérie
Avant la tempête de transparence
Qui ouvrira la réalité telle une conserve
La peur de mourir 101 et la certitude

Basées sur des pronostics décevants
Car fondés sur l’espace et le temps
L’on verra avant la fin que ce n’est
Que le début, une porte qui ouvre
Comme dans un film de science-fiction
Un scénario sans queue ni tête
Ou des êtres: ‘nous en l’occurrence’
Faisons des incursions dans le tissu
De la boucle dont nous sommes otages

Du temps cet éternel ennemi
De l’esprit prenant chaire
Y voir plus clair

Aux raisons de notre démembrement
Trinquons à la défenestration
De tous les agents circonstanciels
Comprenons enfin qu’ils sont une aide
Descendus d’un barreau de l’espace
Intersidéral qui nous sépare
Parfois de nos proches

Venus boire le miel de la vérité
Avant qu’il ne se tourne en fiel
Ou en la une des journaux
Et que le commun des mortels
Efface le sens du mot cadeau
À en oublier de dire Merci!
(“«Il n’y a rien hormis Lui*», ce qui signifie qu’il n’existe aucune force au monde qui soit en mesure d’aller à l’encontre de la volonté du Créateur. Et si l’être voit qu’il existe des choses en ce monde qui nient ‘Pamlia Shel Maala’ (la Cour Céleste), c’est parce que ainsi en est Sa volonté. Cela est considéré comme une correction, qui s’appelle «la gauche repousse et la droite attire», c’est-à-dire que ce que la gauche «repousse» est considéré comme correction. Cela signifie qu’il y a des choses dans le monde dont le but est de détourner l’homme du droit chemin, par lesquelles il est rejeté de la ‘Kédousha’(קדושה).” Extrait de Shamati, article 1 (J’ai entendu) du Baal HaSoulam telle que noté par le Rabash.


(dans le langage de la sagesse de la Kabbale, ce ‘Lui’ constitue les forces féminines/ masculines supérieures qui sont notre système de ‘guidance’ “intérieure”. À mes sens, la notion de force ‘Intérieure’ convient mieux que la notion de “supérieure” à cet autre partie de nous qui se cache tout autour de soi, comme un habit de lumière, vibrant à une telle fréquence que quand cette autre partie de soi se révèle, la plupart d’entre nous sommes confondus au point de penser faire un ‘voyage (astral) ou autre forme de manifestation ‘mystique’. Encore une fois, j’ai bien peur que cela ne soit encore que le résultat de l’ego tentant de de convaincre une personne qu’elle est ‘spéciale’ et joue sur ses peurs.

Puisque dans la réalité dite ‘spirituelle’ ni le temps ni l’espace n’ont prise, cette gouvernance me semble-t’il est ‘parallèle’ bien plus que ‘supérieure’ mais comme pour le reste: ce ne sont que des mots jusqu’à ce que la réalité des mots se révèlent à chacun d’entre nous. Ensuite, l’être fait enfin face au grand secret qui est le secret le moins bien gardé de la Création, tout est Un.

Et ce qui semble êtres ‘des autres’ sont des reflets de notre miroir intérieur. Chaque être est absolument seul avec sa force ‘parallèle’. Deux personnes ne verront jamais la même chose mais il n’y a pas de ‘mauvais esprits’ ni des sectes ‘d’illuminatis’ ou de sorcières ‘mal aimées’ sauf pour les naïfs, les idolâtres ou ceux qui profitent de ce mensonge à des fins de profit.

Exactement tel qu’il est écrit dans toutes les religions: “L’homme est un petit monde”.

Dans le texte basique, la Genèse dit que ‘Au commencement le Créateur créa ‘l’AlphaBet’ (Aleph-Bet) et forts de ce pouvoir, le couple originel fut éduqué en la science de l’utilisation de l’Alphabet au coeur de laquelle l’Abrahadabra signifie:  “Je créé la réalité en assemblant (de différentes manières) le matériau de l’alphabet”. Maintenant, ceux qui savent et vivent dans cette réalité-là seront toujours soit des ‘méchants’ ou des ‘mystiques’ ou des ‘illuminés’ qui gênent l’autre moitié de l’humanité qui refusent l’accès à cette autre partie d’eux-mêmes et au plan de la Création inscrit dans leur ADN (alphabet originel).

Merci de votre infaillible attention!
DanleMiel

Tel En Haut Tel En Bas – DanleMiel

Tel en haut tel en bas
Il y a le jour il y a le noir

tel en haut tel en bas
nos actes sont le résultat
de nos pensées
parsemées dans du future

de l’autre côté du mur
alors que ce sont les âmes
qui comptent
et non les corps

il y a un seul amour
une unique vérité
deux personnes
ne verront jamais la même chose
mais tout est infiniment unitaire

tel en haut tel en bas
tel en haut tel en bas

mystère et boule d’opium
dans la fumée je perçois
suspendu dans l’air
un écran pour la leçon

au collège invisible
l’univers se résume
en deux divisions
l’énergie totale
suivie de sa perception

imaginez deux étincelles
une grande qui semble quasiment une étoile
contenir tout le potentiel d’énergie

en haut tout en haut
innommable vide
au-dessus de la grille
par où le courant passe

pour que les étincelles
cascadent en triant les atômes
pour la cascade quand
l’information se fait matière

Tel en haut tel en bas
Tel en haut tel en bas

Les visages
En tête d’épingle
De l’âme aux idées
Ballet d’étincelles
À souffle coupé
Les qui mènent
Au pied du mur
Sinon refaire
L’amour avec
Un marteau

Du domaine
Invisible surgit
L’indivisible
L’essence
À peine gonflée
Les orteils ensanglantés
Dans l’enchevêtrement
Moléculaire
Avant le transfert
Des sodomites
Sur les chaînes
D’improduction
(souris quoi?!)
Au total assemblage
De toute dispersion

La porte à la
Prochaine densité
Nous redessinera
Le portrait-robot
Aux barbelées
Du temps campé
À ras l’espace
Pourvu que
La signature
Nucléaire
En quatrième fréquence
Tienne le coup
Yeux grands ouverts

Tel en haut tel en bas
La clarté du jour
Écarte les lampadaires
Transmet son accès de chair

Non mais c’est quoi ça?
Tu me fais la gueule ou pas?

DanleMiel
16 septembre

Les nouveaux barbares

OTAN je préférerais me taire
Mais c’est de bonne guerre
Que je les targue depuis lurette
Nos illuminatis à sornettes
Peaux de crocos pas de lézard
Les qui ne partent jamais sans elle
Ni leurs médailles de pus

Pendant que les nouveaux barbares
Sortent à la queu leu leu du bunker
Une goute de fiel à la fois sur le bitume
E.T. parfaite recrue pour le corps de police
Des plus excentriques profondeurs
Les pourfendeurs de pyramides
Dans le crystal inversé de l’histoire
Gigotent comme des vers dans l’uranium
Avant de tomber sur le linoleum
Et voire leur progéniture
Marcher de leur propre verbe: Aller!

Pendant que Papa cloué
Dans un laborat signé Jekyll ton ancêtre
À saigner son contrat dans du béton
Sur des millénaires à la Ronde
Vivre et se reproduire sous terre
Avec la carotte de la surface
Aux futures générations
Si tu en apperçois un par ailleurs:
Comme dans ta chambre
Dis-toi que tu n’es PAS spécial mais Hyde

OTAN ce doit être différent
Vivre deux kilomètres sous
La surface dans des villes futuristes
Un battement de coeur à l’heure
Climat parfaitement controlé
Éclairage par résonance magnétique
Usines de recherche génétique

T’es salement juste tombé
Sous un radar à la mauvaise
Ou bonne place dépendant pendant
Que l’oeil qui voit tout ne regardait
PAS ailleurs qu’à la mauvaise ou bonne place
Maintenant que tu as la puce et pas qu’à l’oreille
Tu ferais bien dexiger un face à face
Jusque là ils flotteront comme à leur habitude
Tu pourras te crinquer à bloc et débiter
Ne règle rien mais défoule en sacre
Comme un type dans un soap américain
Un qui tente de passer son savon lui aussi:
– « Mumfucka, lance-t-il. This game’s just beginning
And am got a feeling this universe too tight
For me and you to fight our way out…
So what’s it gonna be?
You eat me or you frack off! »
Son altomètre frôlant le bizarre quota,
Il rajouterait: -« Sure i shant tempt you
In even a thigh bone, y’ol hipster?! »
This twisted shit gets em every time
Se penserait-il sorti d’affaires
Ne serait-ce qu’ç court terme

OTAN pour les armées
De projecteurs psychiques
Qui influencent la réalité
Des événements à la surface
Il y a des pions de plantés
Dans les corps remolécularisés
Des brièvement disparus

Or l’univers avait un autre projet
Pour lui et la prochaine chose dont
Il se souvient à peine sont et
Comme si des fils s’étaient croisé:
Il entendit alors des voix
Et du bruit d’excavation dans le fond
Très nettement il entendit les choses
Suivantes:

– « Non?!, dit la voix d’une femme.
Je sais bien que tu ne vois pas!
Ni toi ni moi nulle ne verra le couperet… »

– « Glisser hors-les-gonds pendant que Stylee
Montre de la craque à la teevee vouwaillons!
répond une voix d’homme. Mais c’est gé-nial »
(N.d.tr.: De la si tarte craque
qui ne claquerait pas son salaire
Dans un lotto-poker instant panic attack)

ET enfin j’ai capté une table ronde:
– « Bin tanné, balança une femme au fort
Accent québécois. Bin tanné
De voir kapout le système
À la banque surtout avant que ton compte
Ne serve de sac de sable à l’inondation
Qui suivra le tremblement de terre induit
Depuis la maison blanche à l’aide de satellites
Pour notre protection contre les amis
Des Clitrons aux têtes carrées Adirrondies
Alors que toujours molles à l’issu du moule
Les programmes sont limités donc les robots
Réactivés pour le prochain round du show
À compartiments rudement bien scellés
Vont commencer à se ressembler
De dos c’est plus facile à spotter. »

-« Et pour le bunker, enchaîna une
Voix d’homme. Je jurerais devant
Mes étudiants sur votre bible
Pour les protéger de leurs accès
Que oui je dirais aux portes soudées de l’intérieur
Qu’aucun otage soeur ou frère
N’ose plus même y penser
La surface quelle surface? Le monde? Un mythe!
Vouwaillons! Vouwaillons! La tee vee
Vous joue des tours belle jeunesse pardi!
Ne laissons pas les maniaques de pousheurs
De boutons continuer à nous jouer
Leur concerto de HAARP au tapioca de neurones
Bloque tous les bons signaux nous étant
Destinés répétéz avec moi Des-ti-nés
Et faites valider votre carton avant la sortie. »

-« Regardez bien ce que nous avons construit
Le degré de future que nous avons déja décrypté
Combien de passés nous avons traficoté
À quoi ça servirait de nous montrer aux yeux
Du jour sinon que de précipiter notre perte
Déja que nus ne sommes plus forts forts
Ni très inquiétants sans nos technologies
Hyper-persuasives tel que l’hypnose tant qu’à faire
C’est chien mais c’est légal sous quarantaine
Bande de gnaves on vous en montre de toutes
Les couleures de toutes les sortes aux aveugles
Depuis que nous avons fait changer les lumières
Des véhicules d’urgence depuis que tout
A été stroboscopisé voyez-vous combien
Vous n’y voyez que du feu vus êtes trop facile
Nos mouvements furent passé sous silence
N’est-ce pas là un progrès fantastique que
De déambuler devant vos yeux ni vu ni connu. »

-« Et les entendre virtuellement bailler aux corneilles
Alors que défilent devant eutx des véhicules
Qui leur couperaient le sommeil et l’appétit
La quantité et la qualité de chose qui laisse
La sensation et le gout ferreux dans la bouche
D’avaler une pierre angulaire de l’information
Si bien cachée qu’on la leur promène sous le nez
Comme l’éleveur qui cache sa carabine de la vache
Qu’il se prépare à débiter pour le boucher
Sans compter notre don de technologie dans
L’avancement de la recherche de sang synthétique
Ça ne prouve pas nos bonnes intentions ça. »

-« Bin vouwaillons! Qu’est-ce que ça vous prendra
Pour vous faire comprendre que
Nos intentions sont ni bonnes ni mauvaises
Qu’elles sont seulement naturelles
Or, que des lois alors-là fondamentales
De la nature vous échappent totalement
Vous et vos nouveaux prêcheurs échangistes
Blouse noire contre une blanche même topo
Crachée d’en haut la vérité se dissout
Dans sa lente cascade à travers le champ
De désinformation bien ancré comme le quadrillé
D’une poêle à gauffre brûlé dans la chair
Tel une grille portative pour nous différencier
Des autres dans le grand vacuum… »

-« Et notre dernier appel: Xéphyr de Saturne.
Allez-y Xéphyr, la galaxie vous écoutte! »

-« Beuh! Non en fait j’ai pas grand chose
À rajouter que c’est comme pour le reste
Quand on n’y pense pas elle n’existe pas! »

Clic. Pis encore là, peut-être que t’entendras rien!

« L’oiseau qui nait dans une cage pense que voler est une maladie »
Alejandro Jodorowsky

CutUp: danleMiel,
Longueuil, 10 juin 2014.

NB: OTAN les conflits sont la panacée
Lieu idéal pour faire des expériences
À grande échelle sur de populations
Ainsi que des échanges et mélanges
Sortis d’un film de science-fiction

 

 

Au jour X de l’an Z

Dans les bras de morphine synthétique
Démuni tel prisonnier sans menottes
Elle dorlote ma vieille peau épique
Que je parade en polichinelle sur des os

Je trinque intensément à l’assuétude
De la trente-sixième heure de manque
Et de ma brisure d’emprise qui claque
En plein cœur de la crise opiacée

Les deux mains que je me frotte
Plutôt que de charger à bloc
La carabine contradictoire
Prouvant que de vivre sans se shooter
C’est possible: évidemment!
Suffit de se souvenir comment
Tout coagule autour du trou
De rien sauf que pour…. si!

Ça alors mes muscles assénés
De vicieux tremblements
Qui font du grabuge auprès des intestins
Bâclant le tango à relais des tripes

Qui de haut en bas secouent le joug
Pour en finir des crampes malignes
En une sensation de bain bouillant
La bile jaillit en jet jaune pour un peu

Je me serais balancé du Old Dutch
Me serais-je souvenu que c’est un poison
Parfait pour le moins détenu à cru
Six intenses nuits sans sommeil

Sans sommeil sauf pour les
Cinq minutes recroquevillées sur le divan
Trois couchées de sanglots quatre à genoux
Si mal aux jambes que des coups
De couteau rendraient cela plus
Vivable malgré la pente abrupte droit devant

La vie en pauvre qui éternue
À m’en déboîter un œil sinon
Tout est cool dans l’existence mauve
Dans le tas de déconfitures à point

De rechute répétant la flûte enchantée
Matin midi soir parfois même si tard
Dans la nuit que toute une semaine
Se nomma souvent samedi allons allume un joint

Le Fentanyl cryptique traficoté s’injectables
Tout danse sur le mur des réalités ad infinitude
Quittant le corps au revoir boulimie moléculaire
En bolide électrique multiformatable
Et transdimensionnel parlant à des types
Dans des habits reluisants comme
Dans Star Trek puis pschent!!!
Retournés d’où ils seraient venus

Du futur en l’occurrence 2237 de la nouvelle ère
Quand une belle intraterrestre me glisse
La pochette de plastic sur la tête puis serre
Le cordon, or je cligne oui oui! des yeux las

Et qu’elle m’explique sans force détails
Que la couleur de ma douleur s’estompe
Tirant vers le gris souris du bas
Qui jamais lui ne se trompe

Souris dit-elle: chérie tu nous inquiète!

L’heure de la trêve annoncée sonne
Là-bas nous ‘chillons’ pépères
Collège Transparent de nuit et de jour
Exposés aux faits dont eux seuls disposent

Sur l’arrivée de l’onde et du grand
Pow wow à la suite des Chefs
Je me désintoxique pour mieux
Participer au précipice usagé

Du jour X au nom de la guerre
Contre tout ce qui pense en parallèle
À celle contre la drogue afin de justifier
Leurs salaires ainsi que la cupidité

De l’être la vérité au bout de son nez
Depuis le 12 septembre 2001 qui coule
En les forces du désordre programmé
Nuit et jour manufacturer des méchants

Moment de clarté on voit bien que
Tout est patenté pire que les élections
Car doublement nous payons notre pansement
Pour faire enfermer des personnes

Mentalement instables à qui un agent
De la Effe Be High lui shoote (FBI qui injecte)
Un sordide salaire pour crever la faim
Et des médicaments à neutrons pour rien

Un véhicule ainsi que les explosifs de nazes
Pour mieux leur passer les chaînes mais pas télé non
Au cou Hollywood style les figures à verrous
Sur papier sont les désirs de leurs plaidoyers

Quand on en rêve toujours on n’a pas déjà
Retourné l’enseigne qui dit: “Trop Tard!”
Jusqu’au silence nous roulerons
Les dés qui ne sont pas encore joués

Nous sommes à un point dans l’histoire
Où il est bien plus facile d’éliminer
Un million de personnes, que d’emprisonner
Un million de personnes au minimum

Pour nous, chez les gueux:
La peur s’installe en provenance de
Toute les directions, l’esprit humain
Se fragmente se divise plus facile à contrôler

Dans ce cas-ci, nous avons la PREUVE
Que tout est un « cirque médiatique »
La ‘Big Picture’: Brezinsky
Nous a annoncé la couleur:

On NOUS empoisonne par l’eau
La nourriture, les médecins portent
Des blouses noires, les enfants
Sont programmés pour devenir des serviteurs

On s’en assure à grands coups
De médicaments frauduleux, les remèdes
Contre le cancer sont exactement
Le contraire d’un remède, et la liste est trop longue

Et ça n’a pas l’air de se faire assez vite
À leur goût! Nos braves leaders pour la plupart
Savent toutefois que pour notre bille bleue
Le cosmos est sur le point de faire ‘maison nette”

Ils ont même aménagé leurs beaux bunkers
Ultra High Tech pour le “Jour d’après”
Et la poignée de survivants potentiels
Ces poches d’espoir qui refleuriront

“peut-être” ici et là après les bombes
Qu’ils ne se gêneront pas
Pour dépenser avant de nous souder la porte
Au nez: ciao la visite est terminée!…

(Voire la suite des détails dans le numéro
‘Architectural Indigeste no.666’ FREE
Du mois de morse de l’an Z dès à présent
Télédéchargeable partouze sur internet)

danleMiel,
Longueuil, 1 février 2014

Quand ton nom brise sur mes lèvres (best of DanleMiel)

Quand ton souvenir remonte à la surface
Quand ton ombre glisse dans mon dos
Quand ton nom brise sur mes lèvres
Quand ton sourire éclaire ma nuit

Aucun homme n’est une île
Aucun homme n’est une île

Quand ta main ouvre ma porte
Quand ton regard éclate sur mes cils
Quand ton drapeau se plante dans ma terre
Quand ta peau rencontre la mienne

Aucun homme n’est une île
Aucun homme n’est une île

Quand ta voix danse sur mon fil
Quand tes mots me tiennent la main
Que ton corps se love au mien
Quand ton souffle glisse sur ma nuque
Je n’écris plus le meurtre comme avant
…comme avant

DanleMiel : texte, voix
Para Ad : Musique et vidéo : youtu.be/NHidUZCOJVQ

La douceur du duel

Une page d’histoire mouvante
défie le récit en manque d’épouvante.

La peau du tambour parlant
commence par s’arracher une dent,
une lettre de l’échelle à la fois.

Au plus subtil mystère du chaos.

Des pots cassés de la misère
ou l’histoire d’une traversée
de la fourbe inhumaine nuit.

L’on espère oublier ce qui reste à voir
en échange de comment
nous allons maintenant récréer
sur une base absolument inversée
notre histoire une boucle de peau et d’os.

Un qui repassera jusqu’à ce que
l’agent lumineux ne se fane
que la réparation ne soit complète.

Comme un souvenir fait pour l’oublier,
et pour le meilleur en prévision du pire.

Un qu’est toujours un tuyau sur l’avenir
de quelque chose de resté en suspens
à un quelconque tournant, sur une trame
parallèle prête à émerger et faire s’émousser
la glande du déjà vu.

Lorsque le vibrant, l’électrique en nous
sort un lapin de son chapeau
sur l’écran aux étincelles.

Dans cette douceur du duel
que l’on dirait ivre devant l’invisible,
tellement d’ouvertures s’imposent.

Ne jamais rien dire, extraits

Ne jamais rien dire
1989
PAR CHUTES

Lorsque passe l’excès
Dépassé à la limite
Trop plein de jamais assez
Tout, faire, tout goûter, tout
Dépenser, boire, manger
Baiser, tout fumer, sniffer,
Shooter, tout…
D’insuffisance en insatisfaction
Chronique, le cortège des sens
Défie la mémoire, l’endort…
Souvenirs mieux dessinés
Que des fossiles, ça tourne,
Ça recommence, ça spinne.
Encore et encore
Les tourbillons m’entraînent,
M’enlisent.
En spirales plus profondes.
Mouvement concentrique
Me suçant le sang…
Sensations vers le fond
De mon centre
Pour un autre milieu.
Une autre manière
De psychose secrète indécelable.
Pas tout à fait une autre
Dimension… Juste la fraction
D’espace régissant un univers plat.
Tout en épaisseurs, par couches.
Plus ça tourne, plus je glisse
Comme projectile sans issue.
À bout. Controuvé. Télescopé…
Jusqu’à l’émergence de l’autre coté.
Le perpétuel devenir en bloc.
Du temps fuit et il ne me reste
Que des trous de mémoire;
Mes archives.
Tout seul dans l’étroitesse
Du langage. Là où les mots existent.
Là où il ne s’agit pas que
D’un petit peu de vent.
Là où ça compte.
Cette nuit ne t’inquiètes pas,
Je me souviens…
Sans desserrer l’étau de la voix
Dans le texte, ses irradiantes liminaires…
Entre tendances du moment,
Le compte à rebours, en attendant
D’autres signaux; je me souviens
De toi… Du jeu
De glaces obscures
Paginant les moments troubles
De la biographie que je me fais.
Je me souviens de tes paroles
Exactement. Tes subterfuges,
Nos rires et les regards.
Mutés, obtus. Je me souviens
De rumeurs à notre sujet.
Je me souviens de moi…
Recollant déjà des morceaux
D’écorce de manuscrits
Afin qu’ils tiennent debout.
C’est comme ça qu’on s’est connus.
Tu m’as vu tomber souvent.
Me relever. Retomber trop souvent.
Me redresser trop fracturé
Pour fausser la courbature du réel
Sur le plan du récit ou même
Insister lourdement.
Cette nuit la bière,
Les barbituriques et le passé
Persécutant la mémoire
Me tordent le bras.
Encore une puis je m’étends
Par terre. Avant de faire
Trop de remous. Avant…

PERSONNE N’AIME ABSOLUMENT PAS

Personne n’aime absolument pas
Extatique  ça quand je parle trop
C’est ce que ça veut dire
Sans me laisser convaincre que
Personne n’en perçoit l’ombre
D’une différence de toute manière.
Assis devant le café refroidi
Depuis quand? Sans malice…
J’attends et c’est gratuit, alors
Si c’est pas pour une photo
Personne ne viendra m’emmerder.
Je m’emmerde moi-même
¨Ça ne se voit pas trop
Depuis le temps que
J’attends
C’est au moins la bombe
Un envahissement extra-terrestre
Rien de moins qu’un holocauste
Que je souhaite
Comme fin
À cette misère, ce délabrement…

À PERPÈTE J’ENVISAGE

Sur les barricades indispensables
D’une fuite d’imaginaire.
Devoir porter cette ordure dans
Mon sang. L’odeur
Des cauchemars redondants.
J’envisage mon remake dans la glace.
Reflux de boue. Café, cigarette,
Trop de vin, toute la bière
Et jamais assez de sommeil.
J’envisage l’espoir d’une cure…
Zéro. Puis ça tourne…
Sans orbite exacte.
L’univers mal huilé
Grince dans son circuit râlant.
Fixé tel un moment photographique
D’avant le tumulte, l’avalanche.
Dehors, ce n’est jamais le moment,
Attends. Toujours arrête.
J’y vais…
Je repars pour ce qui ne saurait
Me séduire de l’autre côté
Des barbelés. Une balle siffle
Puis ricochet d’un tireur fou
Sur les toits.
Des ravages intérieurs,
J’envisage le pire.
Dehors c’est toujours au revoir.
Il faudra déplier les cartes,
Sortir le compas, la boussole
Pour une destination variable.
La trappe…
Oublier serait tellement plus
Vivable. Les costumes
Ont étudié le scénario.
La vie est
Une bien plus belle place
Lorsque l’on a quelque chose
À prendre.
Plus rare que le radium,
Je cherche mes pilules.
Renverse des tiroirs.
Ce courage me fait peur.
D’une peur de quoi?
De rien de descriptible.
À perpète, j’envisage de sortir…

Ne jamais rien dire.1989, Écrits des Forges

4ième de couverture

Daniel Guimond est né à Longueuil le 21 septembre 1959. En tant qu’artiste multidisciplinaire il travaille avec le texte, la vidéo, la performance et la peinture depuis 1977.

« La vie est une bien plus belle place
lorsqu’on a quelque chose à prendre.

Plus rare que le radium, je cherche
une pilule. Renverse des tiroirs.
La boisson est finie.
Ce courage me fait peur.
D’une peur de quoi ?
De rien de descriptible.
À perpète, j’envisage de sortir… »

56 pages
11,4 X 18,0 X 0,6 cm
Poids : 70 g

Les Alentours, extraits

Les Alentours
1997
FANTAISIE

Convaincu de mon entière coopération
On m’escorte vers une salle anonyme, grise
Derrière la porte de laquelle
Je pèserai le pour et le contre
De la fantaisie de l’ici-bas

La chasse à l’homme étant résolue
J’envisage les conséquences
De ma réussite appelée un massacre
À la une des journaux

Bien qu’aucun témoin n’ait survécu
Mes empreintes sur l’arme du crime
Je vais tout avouer en bloc

Lors de l’impressionnante relecture
Des chefs d’accusation portés contre moi
On m’enlève les menottes
Puis ils sortent sans claquer la porte

Enfin seul
Je masse mes poignets
Las, fatigué mais serein

Syncope de dire aux poings
Fourrageant entre les verres de styromousse
Et des mégots écrasés sur la table
J’approche une feuille blanche, un stylo

Une mouche s’éloigne d’une chaise
Contemplatif je m’y assois

Ne peux plus nier
Tête renversée, les bras en croix
Je ne pense à rien, en admirant le plafond
Mon visage d’un coup sec se fronce
Mon esprit se contredit

Je pouffe de rire…
La chaise rebascule sur ses quatre pattes
Mes chaussures claquent contre le carrelage

Le léger ricanement m’émoustille
Car seuls mes aveux me séparent
De la dernière issue de secours
Si largement ouverte

Chose inattendue :
Les secondes passent tels de fins traits
À la lame de rasoir sur le torse

Je suis rechargé à bloc
Haussant les épaules, suivi d’un long soupir
Des larmes coulent sur mes joues

Refrénant ma joie, j’écris :
QUAND ON NE PEUT PLUS VIVRE
IL EST DIFFICILE DE NE PAS TUER!
En caractères détachés
Dans le gras de la page

Résigné, le dos voûté
Armé de mon seul siège
J’éteins l’interrupteur sans ciller

Je me loge à gauche derrière la porte
Tapi contre le mur, j’inspire à tout rompre
Soulevant la chaise à bout de bras
Je hurle :
AU SECOURS!!!

Seul dans le noir
D’une salle d’interrogatoire.

LA NUIT DE L’ACCIDENT

Accélérateur au plancher
il fonce à travers la relative liberté
du royaume de la nuit
à la recherche d’un nouveau défouloir
au rythme effréné des enseignes
qui s’annulent dans la vitesse
sur l’autoroute luisante
telle une glace vive
une réflexion parfaite prédomine
le véhicule glissant sur un miroir de pluie

Dans la voie rapide éraillée
la bouteille entre les cuisses
il cultive notoire son indifférence
sa collection ingrate
de nuits blanches sans lendemains

Il se goinfre de futilités caustiques
qui transforment l’existence en une vie
cela le consume le volatilise
éludant avec persistance
toute forme de responsabilité

Le carburant d’être brule sans relâche
comme on dit des banalités
il se dépense
inlassable répétition
de ses déboires
rétrogradant le temps désinvolte

L’infime détente de sa poigne
délestée sur le volant
amorce un geste irrémédiable
son sourire s’écorche
lors de la tentation du dépassement du connu
l’accélération le surprend
telle une projection inattendue
annonçant la loi du pire

Fermant les paupières sans pour cela s’assoupir
son rôle se redistribue dans l’espace
dernière réplique avant la tombée du rideau

Sombre embardée
il ne reconnait plus les enseignes
ce n’est pas lorsque le véhicule bondit
possédé de son propre intellect
sonde pénétrant l’infranchissable noirceur
de la nuit de l’accident
derrière les essuie-glaces insuffisants
que le sens de sa vie
lui est évoqué

Cette maladresse tout au plus le loge
dans le décor
tapissé de feuilles mortes
choc tonitruant
l’automobile s’agenouille devant
le ciment du poteau

Dur le choc mou et dur
il est nulle part et partout
des gouttelettes tambourinent
contre ce qui reste du tableau de bord

Les horizons de son corps disparaissent
la nuit profonde éclate
ses vêtements dégoulinent rosâtres

La tempête de souvenirs hallucinés déferle
le temps multiple s’introduit

Malgré le craquellement des synapses
l’esprit se referme
des voix se répercutent
dans le long couloir de l’entendement

Il flotte dans la force de s’éloigner
ce corps immobile est libre
de sa représentation de chair flasque
il reprend à la vie
ce qui est inénarrable
s’il avait su quelque chose de la vie
il aurait quand même exagéré
sur l’accélérateur
avant la beauté fulgurante de la vitesse
puis rien.

Tableau Blanc

Sous le ciel d’une irrésistible nudité
Des feuilles abandonnent les arbres
Dehors fige et se cristallise
Nous foulons les maux de la terre
Avant que l’encre ne s’évapore

La naissance de la lumière
C’est cela précisément qui nous habite
Fauves rituels incandescents
Les étincelles se dispersent
De vastes étendues intérieures
Supplantent l’espace

À perte de vue le chemin s’étend
Prisonnier captif sous nos pas résolus
Notre silhouette se profile
Entre les embuches
Nous contournons la nuance des cahots

Dorénavant à proximité du sang
Notre voie palpite contre la peau
De ce qui n’est nulle part imprimé
Nous explorons des univers sans fin.

Extraits:  LES ALENTOURS 1997, Écrits des Forges

4ième de couverture

Sans points de repères, comment parler de sa vie? Pour celui qui voyage, les décors, les scènes, les rencontres défilent et se succèdent comme autant de tableaux poignants que l’on aimerait repeindre. Chaque bouffée d’oxygène au coin de chaque rue trace des aventures dont le chassé-croisé s’enchevêtre sourdement.

Est-ce que le destin du monde dépend d’un problème de philosophie? D’une vision poétique des faits?

Nous sommes sans cesse fourvoyés entre le réel et l’imaginaire. Mais qui sommes-nous? Où commence-t-on à décrire le singulier remous des jours qui passent?

Avec Les alentours, Daniel Guimond pose des questions auxquelles personne semble-t- il ne répond. Sa poésie émerge du brouillard tels des feux braqués sur nous.

« au lieu de te cabrer ou gémir
dans ce poème fait pour te plaire
tu enfonces les mains dans les poches
et souris en fermant les yeux »

68 pages
12,8 X 20,3 X 0,5 cm

Tu écriras le Livre de la vie sur ton coeur

אA: Au commencement

Beaucoup oseront croire pendant que d’autres n’en verront pas l’utilité À force de lancer les premiers cailloux toutefois sur les mares de la création D’une manière ou de l’autre On apprend à les faire sautiller d’une mare à la suivante On enchaîne nos désirs à la suite de l’onde de tout le créé De tohu en bohu nous inventons autant le futur que son passé Autant les vivants que les trépassés Depuis ce monde et tout ce que nous sommes seuls à voir ou entendre dans la connexion avec la table avec le ciel avec le vent Éventuellement on les prends de sa propre nature De la racine amère dont le miel coule quand les enfants dorment Car tout ne dépend que de la perception De la sensation peut évoluer Et par ces noms nous ressentons la racine qui cascade Puisque tout n’existe que pour être perçu Au commencement Nous sommes d’une illusion qui ose croire qu’elle existe depuis l’absence initiale Dont l’abysse fut comblé par le verbe: Allez Si au départ en simplifiant le schéma nous réduisons au stricte minimum l’appareil complet de la création En nous basant sur les données en provenance de la biologie jusqu’à la théorie de la relativité Le spectre de la perception Il est facile de déduire que tout se dénombre en une seule force Prisonniers du champ unifié nous montons et tombons sur les ondes que notre désir évoque d’abord puis capte au retour sur le boomerang cristallin du cœur Qui lui a besoin de beaucoup de mauvais exemples pour se mesurer Récepteur syntonisé sur les états en équivalence avec sa pureté obtenue au prix d’invraisemblables souffrances La réparation s’échelonne souvent sur une suite d’incarnations à l’intérieur d’un long processus numérique dont le résultat agrippé à la matrice calcule les conséquences avant même que l’image ne soit dépeinte à l’écran sur lequel l’étincelle danse pour faire cascader les mondes du haut vers le bas dans le grand corps de cette création Le point d’Adam en moi examine mon désir de recevoir depuis le côté puis le laisse souffrir en cherchant comment m’élever pour converser sur le plan du don directement avec la force qui me créé Du coeur de la création s’ouvre la chambre des mystères irradiant des trois émanations enfin révélées sans leur chaire le désir brille de tous les ors Difficile de dire combien de temps une expérience dure dans le hors-temps de l’état Entre toi et moi Il n’y a plus de temps ni de distance malgré l’océan qui nous sépare Quand tu penses à moi je vote présent à l’exercice de notre fusion Malgré les gnons nous avançons sur le fil qui se multiplie en nous imaginant le tuyau qui saura nous permettre de nous visiter de temps à autres dans le secret de notre silence commun La réparation peut aussi être condensée et les temps accélérés selon la demande Je vois je vois surtout que j’ai de la merde plein les yeux que je ne vois que ce qui m’arrange Des fois que cela pourrait servir et Toi ne ris pas Ahahaha Notre commune union créé un tunnel invisible dans lequel nous sommes les passagers clandestins sans nos corps Ces distilleries de matériaux lourds Sans lesquelles nous brûlons de tous nos feux dans le firmament des étoiles du matin Des astres qui gouvernent les contrôles du ciel Quand tu me tempête tes questions et que je vente ma réponse Comme pour rire de cet orgueil qui me pousse et tire dans tous les sens avant de s’esclaffer Quels états sont préparés pour que la suite des hostilités améliore et restaure la somme de notre pouvoir initial cette nécessité de premier ordre Il m’amène toujours de tels états que je devrai sortir de ma zone de confort du monde corporel en fuyant vers le monde sans fin Arrivés à de tels états que nous pouvons pénétrer la spiritualité comme une existence depuis l’absence Nous sommes les parties d’un grand corps spirituel intégrale depuis la crête on comprend que tous les points sont une cellule par tête de pipe agglutinés comme des organes et que sans les autres toutes seront absolument fichus pour atteindre l’harmonie de cet Adam initial en redevenir Nous sommes un besoin de transfuser de la Lumière dans le spectre qui fait cascader les images des mondes pour que le créateur de l’illusion apprenne à mieux se connaître et pour le meilleur et pour le pire ceux qui ont tenté en vain de mettre fin à leurs jours pour être recalés sur le dernier banc vous le confirmeront ce n’est pas ce que tu penses la vie Et Dieu ou appelle la force unifiée de la nature comme bon te semble n’aime pas les corps dans le travail car pour la nature un corps Réparé est un corps résigné à sa poussière prêt pour sa prochaine incarnation depuis les vallées du Nil jusqu’au sommet de l’ego youpi les montagnes-russes Nous sommes un programme d’infini développement le corps reflète le désir égoïste de recevoir de la satisfaction quand il déambule dans l’âme d’autant qu’ici il n’y a rien pas plus de corps que d’immeubles pas de planète c’est un “hoax” mais ce n’est pas si simple et pas pour rien que le jeu en vaut la chandelle mais qui finit toujours par ficher le feu Plusieurs mondes sont imbriqués les uns dans les autres La vie est une réparation bien que je préfère le terme correction Et j’oserais dire en souvenir d’un certain passé une salée à part ça Mais c’était avant le grand changement qui fait que maintenant tout est un éternel présent Une longue journée entrecoupée de brèves siestes comme on reboot un ordinateur C’est aussi dire que longtemps nous vivons dans un monde de compromis entre le bien et le mal En effet cela fait cet effet pour un temps mais peu à peu la frontière disparaît entre les deux teintes puis on commence à ressentir de plus en plus souvent le flot harmonieux de la perfection de toute chose Même les désirs que nous concevons comme étant les autres se calment à mesure que notre image du nouveau monde se stabilise Les étoiles du matin chantent Et les sept palais apparaissent à l’oeil averti Sur tous les côtés les lettres valsent vers les appointés Des réceptacles se saisissent des examens qui surmontent le degré précédent Puis la réparation avance sous notre corps immobile depuis toujours au centre de chacun son univers L’abysse ouvre ses lèvres Rien ne se perd en spiritualité nous ne pouvons qu’ajouter Rien ne peut être éliminé Tout est un temple bien gardé Au moins maintenant j’entends que cette étincelle en moi détermine tout et que tout vient d’elle et devant et derrière La source coule sa domination malgré mes élucubrations je ne sais pas dans quel mur il va me propulser d’un instant au suivant Je dois m’accrocher au nouvel environnement encore une prière dans l’éclat de mon oeil Si je déconnectais ces cinq sens il ne resterait plus de créature Chaque lettre de chaque mot de tout ce qui nous entoure est un livre d’instructions cryptique Le nom des personnes qui entrent dans les cercles que nous créons Vous remarquerez aussi que toutes les formes viennent avec leur opposé Soit en ombre ou en clarté Imaginons que l’infini est une page sur laquelle nous dansons en revêtant tour à tour les lettres du nom de la force qui gouverne de sa main de scribe L’histoire ordinaire de l’extraordinaire ascension de l’être dans la bulle dorée qui flotte au-dessus comme un satellite à la dérive Avec pour seul moyen de communication la volonté de réunir tous le points de la manifestation en une seule étincelle Ne nommant que ce qui est atteint comme possibilité car il n’y a nulle autre que le récepteur dans le jeux des miroirs Un labyrinthe majestueux la vie Ce kaléidoscope brutal brille Sans existence Comme étant toute la réalité qui existe mais ne peut être ressentie comme étant réelle Peut-être alors que je sens les autres comme étant Tout le phénomène qui se révèle Moi-même et l’inverse mais tout se produit dans mon désir d’être qui te tient la main au travers ce processus Cette formule innommable qu’est l’initiale A Ça coule quand un de nous dort ainsi nous sommes toujours debout dans la soute de notre navire qui vire qui virevolte comme un bâton de “popsicle” (glace) dans un océan fâché Nous déployons nos tentacules comme des vagues qui s’approprient les particules en les incorporant à notre niveau de dissolution du soi Toi et moi contre le distingué comité de la création qui nous unira à jamais Au commencement il y a toi puis il y a moi qui construisent une essence propre de nos deux étincelles quand elles croisent les fers Et la crise amènera notre tribu autour d’une table Et nous verrons que les nôtres sont les plus grands de la génération Quand ils éveillent cette nouvelle force ensemble La force de l’union de toutes les parties de Rien en Tout ce que nous désirons À Beth alors Kaoline que c dur de rester sérieux parfois je me laisse aller Tu sais Parfois Hé bé!!! As-tu remarqué que si c’est souligné ça sert à rien mais trois points d’exclamation ça ne sert à rien non plus Alors à quoi ça peut bien servir de passer de A à B ou C’est quand encore qu’on va se ressembler tellement que tu es si belle j’échangerais disons hier pour un millième de demain rien ne se passe nécessairement comme un gars comme moi ne le souhaite malgré Que tu es un champ de mine que je m’entraîne à marcher avant le lever du soleil Juste comme pratique téléguidée sans GPS wow Mais je ne céderai pas sur la ponctuation avant qu’un bon bout de l’alphabet de toi et moi ne soit entamé Brûlées à répétition  ces qualités qui sont inversées dans ce monde avec la tête en bas Ne sois pas surprise Dans le grésillement de nos ailes quand elles quittent le ciel Tout est un discours constant sans les mots Sans les notes Silence quand le corps revient à l’éveil et que de l’autre bout du miroir de l’univers tu me signale la prochaine lettre de notre intention Mais au commencement ce n’est certes pas le début Non Car avant le début il y avait Toi Sinon je ne serais pas ici Entre ta lumière et mon obscurité Sur l’écran de la providence L’empreinte de la perfection remonte à la surface et se positionne directement entre nous

Jamais assez

Chaque fois que tu passes
Devant la fenêtre de mon âme
Mon corps rajeunit d’un siècle

Combien de chansons
Combien de poèmes
Combien de bouteilles

Jetterai-je à la mer
Combien de paroles au vent
Combien de larmes perlant

À l’usure de mes joues
Combien d’accords mineurs
Avant de planter mon dernier

Mon ultime drapeau blanc
Sur la terre sacrée de ton corps
Combien faudra-t-il de vies

Pour refaire tout ce chemin
Qui m’agenouille sur les braises
De cet amour sorti

Tout droit des ruines
Du côté de l’Alexandrie
Ta voix me tourneboule

Ton sourire me déchire
Ta démarche me les scie
Ô dis quelque chose

Mais dis-moi oui!

Dans la Douceur de ce qui ne Mourra Jamais Plus

Au bout du chemin, pas loin
Au rodéo de surenchère
Fusillable à l’aube du manquement
Par des robots sur la patente
Au bout du chemin le Nazistan
En bas de la côte, dans le coin

Entre les Black label renversées
Dans un chiotte de baraquement, j’avale
Mes médicaments à neutron
Tout avance dans le savon d’abattoir
Dans une ambulance ataquée au drapeau blanc
Traversé par l’ absence des seuls rayons
De l’amour de son prochain
Dans la douceur de ce qui ne mourra jamais plus*

33 éternités accotées en croix
Dans la gueule de l’enfer
À ramper de valise en cran d’arrêt
Jusqu’aux genoux dans Dieu
Craquant comme une porte blindée
Du pays jamais croisé ajeun
Crispé au gosses mûres de petit matin
Dans la douceur de ce qui ne mourra jamais plus*

Au bout du chemin le Nazistan (bis)

Après déjeuner avec des monstres
Sans Denis Vanier pour nous faire
Exécuter nus devant l’aube
En tatouage de bavure

Éternel infirme au calvaire, j’avale
Mes médicaments à neutron
Tout avance dans le savon d’abattoir
En ambulance armée au drapeau blanc
Traversé par l’ absence des seuls rayons
D’amour de son prochain
Dans la douceur de ce qui ne mourra jamais plus*

Au bout du chemin le Nazistan (bis)

à Denis Vanier*:1949-2000

 

Tout le Monde Sait – Leonard Cohen

Tout le monde sait que les dés sont pipés
Tout le monde joue les doigts croisés
Tout le monde sait que la guerre est terminée
Tout le monde sait que les bons gars ont perdu
Tout le monde sait que le combat était truqué
Les pauvres restent pauvres, les riches restent riches

C’est comme ça que ça se passe
Tout le monde sait ça
Tout le monde sait que le bateau coule
Tout le monde sait que le capitaine a menti
Tout le monde se sent brisé
Comme si son père ou son chien venait de trépasser
Tout le monde ne parle qu’à ses poches
Tout le monde veut sa boite de chocolats
Et sa rose rouge comme un cœur
Tout le monde sait ça

Tout le monde sait que tu m’aimes bébé
Tout le monde sait que cela est vraiment vrai
Tout le monde sait que tu m’es fidèle
Oh, sauf pour une nuit ou deux
Tout le monde sait que tu es discrète
Mais il y a avait tout ce beau monde
Que tu devais rencontrer sans tes vêtements
Tout le monde sait, tout le monde sait ça
C’est comme cela que ça se passe
Tout le monde sait cela

Tout le monde sait que c’est maintenant ou jamais
Tout le monde sait que c’est toi ou moi
Et tout le monde sait que la vie est éternelle
Oh après une ligne ou trente-trois
Le vieux Joe cueille encore du coton
Pour tes rubans et tes boucles
Et tout le monde sait cela

Et tout le monde sait que l’Apocalypse approche
Tout le monde sait que cela ne saurait tarder
Tout le monde sait que l’homme et la femme nue
Ne sont que de luisants artéfacts du passé
Tout le monde sait que le trip est fini
Mais il y aura un compteur sur ton lit
Qui mettra sur le journal
Ce que tout le monde sait déjà

Et tout le monde sait que t’es dans la merde
Tout le monde sait ce que tu as enduré
De la croix sanglante sur la Cavalerie
Jusqu’aux plages de Malibu
Tout le monde sait que cela se déglingue
Regarde bien ce Cœur Sacré
Avant qu’il n’explose
Et tout le monde le sait
Tout le monde sait cela

Tout le monde sait, tout le monde sait cela
C’est comme cela que ça se passe
Tout le monde le sait
Tout le monde sait
Tout le monde sait, tout le monde sait cela

4h04 Erreurs du Jour

4h04 d’un nouveau jour
Mon corps tangue vers le plein éveil
Écouttant la lumière fine
De la course de l’Univers
Crépiter dans ses neurones

Ma réponse à ton tour
De baguette anachronique
Est que malgré les allergies
Que tu m’as induites
Je hurle merci
Aux épandages matinaux
Merci de m’avoir rendu malade
Pour comprendre que tu
Est Moi

Les muscles me jettent
Hors de moi vers la vie
Que je guette tel un faucon
Pour ne pas en perdre une sale miette

Par l’urgence imminente
De l’explosion d’un désir clef
Un déclic me hurle au guêt
De ne pas attendre
Ce que trop longtemps j’ai attendu

Au loin dans mon cœur
Je cherche la flamme dans le ravin
Qui brûle depuis longtemps
Et ne saurait s’éteindre cruciale
Avant le moment de t’étreindre

Elle seule sait du coup
Que je sais savoir
Que je ne connais
Hélas pas l’amour.

Me Touche Pas

Ne m’entraîne pas
Dans le placard des mots dits
Ou sur le pieu de nos sale draps
Des mêmes erreurs je suis lasse
Vas-y dégage ôte tes lèvres
Que je sèche mes pleurs

Ne me parle plus de l’orage
Jamais ainsi que du beau temps
Car toutes les portes un jour ou l’autre
Se referment de l’intérieur
Comme on meurt pour un mot

Je ne veux plus rien qui puisse créer
De telles ampoules à mes pieds
Une douleur qui m’uppercut
Et me charcute la pierre qui roule
Le coeur est un oiseau tombé du nid

Me touche pas vieux
Pas même au mieux de ta forme
De cet endroit qui sent le chloroforme
Ça y est je me casse t’es content
Quelle partie du mot: Fini! Basta!
Ne piges-tu pas?

 

La Première Pierre

Je tends la main
Vers la première pierre
Sans clef d’accès aux forces
Elle en ressort vaincue

Je vis je souffre je pense
J’erre j’apprends et je plonge
Dans l’insondable abysse
De la communauté globale

Qui tire dans le dos
De passants innocentés
Ému et bouleversé
Je me conduis avec fracas

Tel mon propre esclave
Vers de nouveaux rapports
Avec le repos qui m’écarte
Du seul équilibre

Qui marche encore debout.