Megalopolis x Russie : Guerre totale – Pepe Escobar

Après une évaluation minutieuse, le Kremlin réorganise l’échiquier géopolitique pour mettre fin à l’hégémonie unipolaire de la « nation indispensable ».

« Mais à nous il échoit
De ne pouvoir reposer nulle part.
Les hommes de douleur
Chancellent, tombent
Aveuglément d’une heure
À une autre heure,
Comme l’eau de rocher
En rocher rejetée
Par les années dans le gouffre incertain. »

– Holderlin, « Chant du destin d’Hypérion »

L’Opération Z est la première salve d’une lutte titanesque : trois décennies après la chute de l’URSS et 77 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, après une évaluation minutieuse, le Kremlin réorganise l’échiquier géopolitique pour mettre fin à l’hégémonie unipolaire de la « nation indispensable ». Il n’est pas étonnant que l’Empire du Mensonge soit devenu complètement fou, obsédé par l’idée d’expulser complètement la Russie du système centré sur l’Occident.

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VICTORIA’S SECRET…

par Strategika 51.

Des tankistes russes anonymes ont produit un graffiti assez original sur les parois de leur char T-72B3 : entre deux lettres Z ils ont inséré Victoria’s Secret, le tout en couleur blanche. À première vue, cette référence se rapporte à la marque de lingerie américaine, d’habillement féminins et de produits de beauté. Ce n’est pas le cas. Les tankistes russes font référence aux secrets de Victoria Nuland, la sous-secrétaire d’État US pour les Affaires politiques d’origine juive ukrainienne, qui a été en charge de l’Europe et de l’Eurasie et l’une des plus fervents partisans de livraison d’armes à l’Ukraine depuis 2014. Ce sujet n’ayant jamais été un secret, les tankistes anonymes ont choisi l’inscription Victoria’s Secret en référence aux laboratoires de recherches sur les armes biologiques en Ukraine sous supervision US. Grosso modo, les auteurs malicieux de ce graffiti veulent dire que le Covid-19 aurait été créé en Ukraine.

Les combats statiques autour de la ville de Kharkov, deuxième ville d’Ukraine, se déroulaient jusqu’à la semaine passée à coups d’artillerie et de roquettes. Il y avait peu de mobilité. En dépit de cela, une unité de la Garde russe ayant investi un hôpital d’internement psychiatrique y a fait une découverte digne des films d’horreurs. Des malades mentaux ukrainiens auraient fait l’objet d’essais de vecteurs biologiques interdits. Ces expérimentations de l’horreur relevant d’un programme international secret sur des cobayes humains amoindris, malades et tourmentés ont été documentés et classés. Josef Mengele n’a jamais été une exception. Ces émules dans le monde dit « libre » l’ont dépassé depuis longtemps.

Un cobaye humain broyé à qui on a inoculé un vecteur pathogène particulièrement cruel, un variant génétiquement modifié du terrible Yersinia Pestis, n’avait probablement pas toutes ses facultés mentales mais conservait un petit carnet où il gribouillait des esquisses au crayon. Le soldat qui a pris possession de ce carnet d’un des précurseurs de l’humanité de demain aurait tout à gagner de diffuser le contenu de ce carnet anonyme à titre posthume.

Il est possible que personne ne saura rien de ce qui s’est passé entre 2019 et 2022 dans un avenir proche. Après tout, près de 99% des faits humains ne sont jamais retenus par l’histoire officielle qui est ré-écrite sans cesse et selon le contexte des enjeux contemporains pour soutenir une réalité factice imposée ou un mythe. Si l’histoire sied à la narration officielle, elle est figée et tout est fait pour qu’aucun révisionnisme ne puisse aboutir au delà de l’épithète de pseudo-histoire.

Il se pourrait également que le monde cesse d’exister après une autre manipulation d’un vecteur pathogène endormi venu du fond des âges.

source : Strategika 51

Les faux de la propagande anti-Russie

SOURCE/ URL: Manlio Dinucci – voltairenet.org – mar., 19 avr. 2022

La communication sur les opérations militaires russes en Ukraine n’est qu’une succession de nouvelles à dormir debout. Une à une, elles sont démontées ce qui n’empêche par le président Zelensky d’en décrire de nouvelles chaque jour et nous, choqués, d’y croire.

Le New York Times met en scène les cadavres dans les rues de Boutcha, disséminés de part et d’autre pour qu’une caméra puisse déambuler en voiture parmi eux.Le New York Times a publié le 4 avril une photo satellite, datée du 19 mars, qui montre une route de la ville ukrainienne de Boutcha parsemée de cadavres. La photo, diffusée aux médias dominants à échelle mondiale, a été présentée comme preuve d’un « crime de guerre commis par les troupes russes en Ukraine ». Un examen technique démontre que la photo satellite n’a pas été prise le 19 mars, quand les troupes russes se trouvaient à Boutcha, mais le 1er avril, deux jours après qu’elles avaient quitté la ville. La date et l’heure exacte de l’image ont été calculées par le programme SunCalc sur la base de l’inclinaison du soleil au-dessus de l’horizon et donc de la direction des ombres. Dans l’image satellite publiée par le NYT, l’angle du Soleil est de 42 degrés. Cela signifie que la photo satellite a été faite à 11h57 GMT le 1er avril.

En outre, l’examen des photos des cadavres effectué par un expert médecin-légiste découvre divers indices d’une mise en scène. D’autres doutes fondés à propos de la narration officielle du « massacre de Boutcha » émergent de la chronologie même des événements : le 30 mars les soldats russes quittent Boutcha, le 31 mars le maire de Boutcha le confirme et ne parle pas de morts, le 31 mars les néo-nazis du Bataillon Azov entrent dans Boutcha, le 4 avril est publiée la photo satellite avec les cadavres dans les rues. De plus au lieu de conserver les corps pour pouvoir les examiner et établir les causes de la mort ils vont être enterrés précipitamment dans une fosse commune où ils restent plusieurs jours. Ils sont ensuite exhumés pour ouvrir une « enquête » et accuser la Russie de « crime de guerre ».

D’autres preuves techniques montrent la fausseté de la narration officielle du massacre de Kramatorsk, attribué aux troupes russes. Le numéro de série du missile Tochka-U qui a frappé la gare ferroviaire, le 8 avril 2022, est Ш91579 (en russe). Ce numéro de série marque le stock de missiles Tochka-U possédé par l’armée ukrainienne. Seules les Forces Armées Ukrainiennes ont des missiles Tochka-U. La Russie n’en a pas depuis 2019 : ils ont tous été désactivés. Les Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk n’ont pas et n’ont jamais eu des Tochka-U.

La direction du cône et l’empennage du missile qui a atterri sur le terrain proche de la gare ferroviaire de Kramatorsk montre clairement qu’il été tiré par la 19ème Brigade de Missiles Ukrainienne, basée à côté de Dobropoliè à 45 km de Kramatorsk. Auparavant les Forces Armées Ukrainiennes ont utilisé des missiles Tochka-U de la même série Ш915611 lancés sur Berdyansk et Ш915516 lancé sur Melitopol. Les mêmes missiles ont été utilisés contre Donetsk et Lugantsk. Le 10 avril, deux jours après le massacre de Kramatorsk, l’Armée ukrainienne a lancé deux missiles à fragmentation du même type Tochka-U : un contre Donetsk et un contre Novoaydar (République Populaire de Lugansk).

Traduction : Marie-Ange Patrizio

Les États-Unis ont mené des expériences de laboratoire «inhumaines» sur des patients de services psychiatriques en Ukraine – Russie

RT / Fri, 15 Apr 2022 16:31 UTC

Un biolab en Ukraine aurait mené des expériences humaines contraires à l’éthique pour le compte du gouvernement américain, a affirmé jeudi le ministère russe de la Défense, dans sa dernière mise à jour sur la recherche financée par le Pentagone dans le pays. Les allégations concernent un laboratoire situé à Merefa, une ville de la région ukrainienne de Kharkov, située à environ 20 kilomètres (12 miles) au sud-ouest de la capitale provinciale.

L’armée russe a affirmé que des « scientifiques américains du laboratoire » avaient mené une série d’expériences humaines entre 2019 et 2021, en utilisant comme sujets des patients d’un service psychiatrique de Kharkov. La recherche impliquait de tester « des préparations biologiques potentiellement dangereuses », a affirmé le ministère, sans expliquer exactement ce qui était testé. Les sujets ont été sélectionnés en fonction de leur âge, de leur nationalité et de leur statut immunitaire et ont été étroitement surveillés, a indiqué le ministère.

Le service n’a conservé aucun dossier sur les procès présumés alors que les membres de son personnel ont été obligés de signer des accords de non-divulgation, a-t-il allégué. Commentaire : Notez qu’en 2017, Poutine a averti que les États-Unis prélevaient des échantillons biologiques sur des Russes, l’US Air Force a admis plus tard qu’elle le faisait pour obtenir des données génétiques. L’armée russe a affirmé qu’elle avait des témoignages oculaires des « expériences inhumaines », mais a refusé d’en fournir la moindre preuve, invoquant la nécessité de les protéger. Commentaire : Il est probable que la preuve soit explosive et qu’elle soit révélée au moment le plus opportun ou nécessaire. Gardez à l’esprit que les États-Unis ont d’abord nié l’existence de laboratoires d’armes biologiques basés aux États-Unis en Ukraine, seulement pour que Victoria Nuland admette plus tard qu’il y en avait beaucoup, dont un nombre important situés à proximité de la frontière russe.

Il a déclaré que le laboratoire avait fermé ses portes en janvier et que tout son équipement et son matériel de recherche avaient été transférés dans l’ouest de l’Ukraine. La Russie soupçonne le Pentagone de financer la recherche clandestine sur les armes biologiques en Ukraine et dans de nombreux autres pays. Le gouvernement américain affirme que les laboratoires opérant sous l’égide de la Defense Threat Reduction Agency (DRTA) de l’armée américaine agissent comme des avant-postes biologiques surveillant l’environnement à la recherche d’infections potentiellement dangereuses apparaissant naturellement. Moscou affirme que la recherche pourrait avoir des applications militaires. Le ministère russe de la Défense a organisé un certain nombre de points de presse concernant le programme et les laboratoires en Ukraine depuis que Moscou a lancé une attaque contre le pays.

Le gouvernement russe a fait valoir que les preuves présentées confirmaient ses soupçons de longue date sur les intentions américaines. Pékin a soutenu la Russie dans ses appels à Washington pour ouvrir les laboratoires DRTA à un examen international. Commentaire : Plutôt révélateur, les États-Unis n’ouvriraient même pas leurs laboratoires pour les enquêtes de l’OMS sur l’origine des coronavirus : la Chine critique le rapport « anti-science » américain sur les origines du Covid-19, suggère une enquête sur le laboratoire américain d’armes biologiques Fort Detrick La Russie a attaqué son voisin fin février, suite à l’échec de l’Ukraine à mettre en œuvre les termes des accords de Minsk, signés en 2014, et à la reconnaissance éventuelle par Moscou des républiques du Donbass de Donetsk et de Lougansk.

Les protocoles de Minsk négociés par l’Allemagne et la France ont été conçus pour donner aux régions séparatistes un statut spécial au sein de l’État ukrainien. Le Kremlin a depuis exigé que l’Ukraine se déclare officiellement un pays neutre qui ne rejoindra jamais le bloc militaire de l’OTAN dirigé par les États-Unis. Kiev insiste sur le fait que l’offensive russe n’a pas été provoquée et a démenti les allégations selon lesquelles il prévoyait de reprendre les deux républiques par la force.

Le programme d’armes biologiques du Pentagone n’a jamais pris fin — Les laboratoires biologiques américains dans le monde… y compris en Ukraine.

Dilyana Gaytandzhieva — Dylana.bg – URL/ SOURCE: Sott.net – ven., 04 mar. 2022

CHERS LECTEURS; je vous conseille de suivre le lien sur Sott.net ici-haut pour accéder toutes les images qui valent le détour. – Daniel Guimond

Commentaire : À la lumière de la guerre de libération/dénazification et démilitarisation menée par la Russie en Ukraine, le monumental article qui suit, bien que datant de 2018 et relatif à l’infrastructure mondiale massive de laboratoires d’armes biologiques que les États-Unis maintiennent dans le monde — mais aussi en Ukraine et en Géorgie — laisse à penser que la démilitarisation de l’Ukraine par la Russie ne concernerait pas uniquement les armes dites conventionnels, mais également les armes biologiques (même si ces dernières font certainement l’objet d’attentions particulières, au vue de leurs natures).

Nous avions publié en 2017 un article qui évoquait, au conditionnel, les laboratoires militaires américains en Ukraine :
Les États-Unis seraient en train de transformer l’Ukraine en « bombe biologique », nous avons aujourd’hui un certain nombre de réponses
et un autre en 2018 qui présentait celui que nous publions aujourd’hui :
Enquête journalistique: les États-Unis développent des armes biologiques dans les laboratoires à travers le monde

En ce qui concerne l’accusation de la Chine qui pointe du doigt depuis le début de la « crise Covid-19 » un certain laboratoire biologique installé de longue date dans le Maryland aux États-Unis, Fort Detrick pour le nommer, comme étant une source possible du Sras-CoV-2/Covid-19, voir notre article :
Les preuves irréfutables de l’origine humaine du Sras-Cov-2

Pentagon bio-weapons

L’armée américaine produit régulièrement des virus, bactéries et toxines mortels en violation directe de la Convention des Nations Unies sur l’interdiction des armes biologiques. Des centaines de milliers de personnes involontaires sont systématiquement exposées à des agents pathogènes dangereux et à d’autres maladies incurables. Des scientifiques de la guerre biologique utilisant la couverture diplomatique testent des virus artificiels dans les laboratoires biologiques du Pentagone dans 25 pays à travers le monde. Ces laboratoires bilogoqies américains sont financés par la Defense Threat Reduction Agency (DTRA [« Agence de réduction des menaces de la Défense »]) dans le cadre d’un programme militaire de 2,1 milliards de dollars — Cooperative Biological Engagement Program (CBEP [« Programme coopératif d’engagement biologique »]) — et sont situés dans des pays de l’ex-Union soviétique tels que la Géorgie et l’Ukraine, au Moyen-Orient, en Asie du Sud-Est et en Afrique.

La Géorgie est un terrain d’essai pour les armes biologiques

Le Lugar Center est le laboratoire biologique du Pentagone en Géorgie. Il est situé à seulement 17 km de la base aérienne militaire américaine de Vaziani dans la capitale Tbilissi. Le programme militaire est confié à des biologistes de l’unité de recherche médicale de l’armée américaine en Géorgie (USAMRU-G) ainsi qu’à des entrepreneurs privés. Le laboratoire de biosécurité de niveau 3 est accessible uniquement aux citoyens américains disposant d’une habilitation de sécurité. Ils bénéficient de l’immunité diplomatique en vertu de l’accord de 2002 entre les États-Unis et la Géorgie sur la coopération en matière de défense.

L’armée américaine a été déployée sur la base aérienne militaire de Vaziani, à 17 km du laboratoire biologique du Pentagone au Lugar Center. Le Lugar Center est le laboratoire biologique du Pentagone en Géorgie. Il est situé à seulement 17 km de la base aérienne militaire américaine de Vaziani, dans la capitale Tbilissi. Les biologistes de l’US Army Medical Research Unit-Georgia (USAMRU-G) et des contractants privés sont chargés du programme militaire. Le laboratoire de niveau de biosécurité 3 n’est accessible qu’aux citoyens américains ayant une autorisation de sécurité. Ils bénéficient de l’immunité diplomatique en vertu de l’accord de coopération en matière de défense conclu entre les États-Unis et la Géorgie en 2002.

DOD requirements
Accord USA-Géorgie

L’accord USA-Géorgie accorde un statut diplomatique au personnel militaire et civil américain (y compris les véhicules diplomatiques), travaillant sur le programme du Pentagone en Géorgie.

Les informations obtenues du registre fédéral américain des contrats clarifient certaines des activités militaires du Lugar Center — parmi lesquelles la recherche sur les bio-agents (anthrax, tularémie) et les maladies virales (par exemple la fièvre hémorragique de Crimée-Congo) et la collecte d’échantillons biologiques pour futures expérimentations.

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Les Britanniques commencent à soupçonner quelque chose

Par Andrei Martyanov − Le 3 mars 2022 − Source Reminiscence of the future

guerre britannique

La réalité commence à s’insinuer. Regardez ce gros titre d’aujourd’hui.

Poutine n’est PAS fou et l’invasion russe n’est PAS un échec. Les illusions de l’Occident sur cette guerre – et son incapacité à comprendre l’ennemi – l’empêcheront de sauver l’Ukraine, écrit l’analyste militaire. – Bill Roggio

Roggio s’en plaint même :

Le monde a déjà sous-estimé Poutine par le passé et ces erreurs ont conduit, en partie, à cette tragédie en Ukraine. Nous devons être lucides maintenant que la guerre est en cours. Pourtant, même les professionnels du Pentagone laissent la sympathie obscurcir leur jugement. Deux jours à peine après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les responsables du département de la défense des États-Unis ont rapidement déclaré que le fait de ne pas avoir pris Kiev dans les premiers jours de la guerre constituait un sérieux revers. Ils ont laissé entendre que l’offensive russe avait pris beaucoup de retard ou avait même échoué parce que la capitale n’était pas tombée. Mais les dirigeants américains auraient dû apprendre à modérer leurs espoirs après leur retrait catastrophique d’Afghanistan.

Roggio devrait apprendre que les dirigeants américains n’apprennent pas et que si les professionnels de l’armée ont « la sympathie qui obscurcit leur jugement » – ils ne sont pas des professionnels. Pour Roggio, je peux affirmer sans ambages que le Pentagone et les services de renseignements américains ont une vague compréhension de la Russie, de l’armée russe et de la manière dont elle est intégrée dans la société russe.

Les États-Unis n’ont tout simplement pas cette expérience historique, culturelle, doctrinale et stratégique. Lisez sur mes lèvres (encore une fois) : Aucun militaire américain, du général au simple soldat, n’a jamais combattu dans l’histoire moderne pour défendre sa patrie. Point final. Les expériences de combat américaines sont très limitées et les résultats militaires sont plutôt décevants. Parler de tactique et de jargon opérationnel ne répond pas à la question de la guerre continentale. Ce n’est pas surprenant pour un pays où Patton est considéré comme un
« génie de la guerre » et où le livre d’Earl Ziemke, qui prouve que les Alliés occidentaux ont gagné la Seconde Guerre mondiale principalement sur les théâtres secondaires, peut encore être téléchargé depuis l’US Army War College. Il est tout à fait naturel de voir son propre jugement obscurci. En fait, ce n’est pas un défaut, mais une caractéristique.

Mais Patrick Armstrong va plus loin et donne une perspective plus large (sans oublier d’aborder les questions opérationnelles et stratégiques) et je cite :

Nous assistons à l’effondrement du triomphalisme post-guerre froide, de la « fin de l’histoire », de l’« unilatéralisme » et de tout le reste. La réalité mord, et elle mord fort. Il suffit de regarder le défilé des têtes parlantes et des « experts » de CNN qui spéculent sur la folie de Poutine : ils ne comprennent pas, il doit donc être fou. Pour l’Occident, comme cela a été le cas, c’est fini. La confusion, les conneries, la vantardise, l’hystérie, les interdictions : l’Occident n’a plus rien dans son casier.

Verser de la vodka russe dans les toilettes, virer un chanteur et un réalisateur, changer le nom d’une boisson ou d’une salade, interdire les chats ou les arbres, sanctionner un ploutocrate russe et voler son yacht, porter un t-shirt bleu et jaune. C’est pathétique. Et ne laissez en aucun cas un média russe tenter les moutons avec de la « désinformation ». Tout comme l’URSS, mais en plus stupide. Et qui aurait cru qu’il était possible d’être plus stupide ?

Et si Roggio a de la sympathie pour l’Ukraine actuelle, il ferait mieux d’apprendre l’histoire de la Russie, non pas qu’il soit capable de la saisir – des personnes bien plus compétentes que lui n’y sont pas parvenues. Mais au moins, il commence à sentir où les vents soufflent. Et oui, ce qui manque dans l’article de Roggio – les comparaisons entre les guerres russes et américaines seront à nouveau faites et nous savons tous comment elles seront jugées.

Derrière la crise ukrainienne, c’est un nouvel ordre mondial qui naît

Daniel VANHOVE – legrandsoir.info – lun., 28 fév. 2022

Arriva ce qui devait arriver : le président russe et son gouvernement infligent une leçon magistrale à l’incompétence et l’arrogante illégalité de l’Occident, mettant ce dernier en « échec et mat ».

L’on pensera ce que l’on veut de la situation, il faut au minimum reconnaître au président Poutine et l’ensemble du personnel politique russe qu’ils ont été d’une infinie patience tout au long d’une situation qui n’a cessé de se dégrader sous les coups fourrés de l’Occident via les basses manœuvres  »otanesques » pilotées par Washington, et malgré les mises en garde répétées russes. Pour comprendre la décision russe, il convient de rappeler que depuis mai 2014 le président Poutine a refusé de reconnaître l’indépendance du Donbass et ses deux républiques populaires. Son plan n’est pas l’invasion de l’Ukraine qui ne l’intéresse pas, mais sa démilitarisation, sa neutralisation et le refus de la voir intégrer l’OTAN. Il vient d’ailleurs d’exhorter l’armée ukrainienne à renverser l’actuel gouvernement et à reprendre le contrôle du pays.

Sans entrer dans les détails que chacun pourra retrouver via internet, voilà environ 30 ans que le Mur de Berlin a été démantelé, l’Allemagne réunifiée et 2 ans plus tard, que l’URSS s’est délitée. Après la dissolution du Pacte de Varsovie, l’un des accords entre Est-Ouest au bout d’une période de  »guerre froide » interminable a été la promesse de l’Occident de ne pas intégrer les pays de l’Europe de l’Est dans l’OTAN. Ce qui n’a pas été respecté, l’Ouest profitant de la faiblesse de ce qu’il restait de la Russie pour avancer ses pions en direction du plus grand pays du monde en termes de superficie. En 1999, la République tchèque, la Hongrie et la Pologne l’ont rejoint. Et les va-t’en-guerre de l’OTAN préparaient activement les candidats suivants. En 2004, la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie et les trois pays baltes, Lituanie, Estonie et Lettonie l’ont rejoint à leur tour. Ensuite, ce furent l’Albanie et la Croatie, en 2009. Sans oublier les statuts spéciaux du Monténégro, de la Bosnie-Herzégovine, de la Géorgie et de l’ex-République yougoslave de Macédoine. Bref, en quelques années l’OTAN est passée de 13 pays à 29 et toujours en direction de l’Est. Ces adhésions ajoutées à l’entrée de la plupart de ces pays dans l’UE ont d’ailleurs été source de multiples problèmes économiques, sécuritaires, migratoires,… pour les pays de l’Europe de l’Ouest dont certains députés européens demandaient moins de précipitation dans cette course folle aux nouveaux entrants devenue ingérable à bien des égards.

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Un Afghanistan à l’intérieur de l’Europe

URL/ SOURCE: Manlio Dinucci – Mondialisation.ca

Des soldats en tenue de guerre et des véhicules blindés de combat ont été déployés de la Suède sur Gotland, l’île en Mer Baltique qui est à 90 km de ses côtes orientales. Le ministère de la Défense déclare l’avoir fait pour défendre l’île de menaçants navires de débarquement russes qui croisent en Mer Baltique. Ainsi même la Suède contribue, en tant que partenaire, à la frénétique campagne USA-OTAN qui, renversant la réalité, présente la Russie comme une puissance agressive qui se prépare à envahir l’Europe. À 130 km à l’est de Gotland, la Lettonie est en état d’alerte, avec la Lituanie et l’Estonie, contre l’ennemi inventé qui serait sur le point de l’envahir.

Comme « défense contre la menace russe », l’OTAN a déployé dans les trois républiques baltes et en Pologne quatre bataillons multinationaux. À celui en Lettonie participe l’Italie, avec des centaines de soldats et véhicules blindés. L’Italie est en outre l’unique pays qui a participé à toutes les missions de « police aérienne » de l’OTAN, depuis des bases en Lituanie et Estonie, et le premier à utiliser des chasseurs F-35 pour intercepter des avions russes en vol dans le couloir aérien international sur la Baltique.

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Pour les 220 ans du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie

Je voudrais saluer les journalistes russes et étrangers qui se sont joints à nous et les féliciter aujourd’hui à l’occasion de la Journée de la presse russe, célébrée le 13 janvier.

En 1703 a été publié ce jour-là le premier numéro de Vedomosti, journal créé par Pierre le Grand, qui a donné une impulsion à la formation d’une communauté journalistique hautement professionnelle dans notre pays. Aujourd’hui, on dénombre des dizaines de milliers de publications.

Je félicite tous les collaborateurs des médias à l’occasion de leur fête professionnelle. Nous apprécions vivement votre contribution décisive à la formation d’une image objective des événements actuels. Nous vous remercions de vos efforts pour transmettre au grand public une image claire de la position de notre pays sur l’ensemble des problèmes internationaux d’actualité. Malgré le développement des moyens de communication de masse, des nouvelles technologies et des possibilités, rien ne peut remplacer cette contribution professionnelle et journalistique à la formation d’un tableau objectif de la situation. À bien des égards, vous êtes une bouée de sauvetage dans un monde de désinformation et de fakes. La conscience professionnelle, la diligence, la rigueur, le dévouement à la cause et le talent créatif étaient, sont et continueront d’être, plus qu’une image collective, les principaux traits du journaliste professionnel.

De notre côté, nous continuerons de tout faire pour que les droits des médias russes et des collaborateurs de la sphère médiatique à l’étranger soient respectés, les aiderons de toutes les manières possibles dans l’exercice de leurs fonctions et les informerons en temps voulu de l’évolution de la situation internationale.

Je vous souhaite, chers journalistes qui nous ont rejoints, collaborateurs de la presse et des autres médias de masse, de nouveaux accomplissements créatifs, de l’inspiration, de l’attention, des réactions du public et, dans le contexte historique actuel, la santé.

Pour les 220 ans du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie

L’histoire de notre institution remonte à la création, en 1549, de la Chancellerie de l’ambassadeur, qui a été transformée par Pierre le Grand en 1720 en Collège des affaires étrangères, à mesure que les tâches diplomatiques s’étendaient et se complexifiaient. Une autre étape importante dans le développement de notre service diplomatique a été franchie le 8 septembre 1802 (le 20 septembre selon le calendrier actuel). L’empereur Alexandre Ier a publié un manifeste sur les huit ministères créés dans le cadre de la réforme de l’administration supérieure de l’État, parmi lesquels figurait notre département, qui porte depuis le nom de Ministère des Affaires étrangères. Cela a constitué le point de départ de la formation d’un appareil de politique étrangère moderne, correspondant au nouveau rôle de la Russie sur l’arène internationale.

Россия

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Pourquoi MissRoBee et DanleMiel n’avons jamais été Charlie?!

Une fois n’est pas coutume, nos homologues occidentaux nous ont rappelé qu’il existe en ce bas monde de bons et de mauvais complots. Au lendemain de l’explosion qui a entraîné la mort de 14 personnes, et blessé une soixantaine d’autres, dans le métro de Saint-Pétersbourg, plusieurs médias ont fait part de leurs réserves quant à l’origine de l’explosion ou encore de leurs craintes quant aux conséquences qu’un énième tour de vise du « régime » de Vladimir Poutine pourrait avoir pour l’opposition.

© Sputnik / Aleksandre Tarasenko

Depuis hier, si la plupart des médias ont présenté de manière factuelle les faits, relayant les condamnations et messages d’empathie des responsables politiques français en campagne, d’autres ont poussé leur sens critique un peu plus loin, comme Slate, qui se pose la question « Quelles leçons Vladimir Poutine tirera-t-il des explosions dans le métro de Saint-Pétersbourg ? ». Pour le journal en ligne américain — qui ne manque pas de rappeler le prix particulièrement lourd payé par la population russe depuis le milieu des années 90 en termes d’attentats — c’est l’opposition interne en Russie qui risquerait fort d’en faire les frais, qui plus après plusieurs manifestations anticorruptions particulièrement relayées dans les médias occidentaux.

Des médias critiques vis-à-vis de la posture officielle, en cela il n’y a rien à redire, voilà justement une qualité qu’on attend de ceux qui se targuent d’être le quatrième pouvoir et même parfois encore d’être indépendants. Néanmoins, on s’étonne que celle-ci ne s’exprime que dans certains cas de figure, tout comme Ingrid Riocreux, agrégée de lettres modernes et docteur de l’Université Paris-Sorbonne, auteur de La Langue des médias : Destruction du langage et fabrication du consentement (Editions du Toucan, mars 2016):

« Ce qu’on peut constater c’est une forme de présomption de manipulation à géométrie variable qui est tout simplement liée à une grille de lecture préconçue des événements et qui est défavorable — par principe — à Vladimir Poutine. »

Si elle n’entend pas prendre la défense de Vladimir Poutine, bien au contraire, elle s’étonne que ce principe ne soit pas appliqué par nos médias aux autres chefs d’État, notamment occidentaux « On est vraiment dans l’angélisme, dans la naïveté, voir dans la manipulation médiatique » s’inquiète Ingrid Riocreux.

Mais la palme revient à la BBC, les médias anglophones n’étant pas en reste. Hier après-midi, dans les premières heures après l’explosion, sur une retransmission en direct, la correspondante de la chaîne britannique Sarah Rainsford, lancée par une question quelque peu ambiguë du présentateur, n’a pas hésité à suggérer qu’il puisse s’agir d’une « opération sous faux drapeau » afin de détourner l’attention du public des manifestations anticorruptions.

« Je vais peut-être vous surprendre, mais c’est le seul moment où nos médias adoptent une saine distance critique vis-à-vis des sources officielles de l’information, » assène Ingrid Riocreux en guise de provocation. Elle relève néanmoins un double standard flagrant si on compare la couverture de l’attentat de Saint-Pétersbourg avec de précédentes attaques sur le sol européen, où toute remise en cause des annonces des autorités était à exclure.

On ne peut pas envisager l’hypothèse qu’ils aient pu examiner cette possibilité après l’attentat de Londres et si quelqu’un avait émis le même genre d’hypothèse — d’un l’attentat sous faux drapeau — alors nos médias auraient crié à la théorie du complot et auraient sévèrement condamné le simple fait qu’on puisse envisager cette lecture des choses. »

Autre point, afin de soutenir ses dires, la correspondante de la BBC fait référence à de « brefs commentaires » sur des « médias libéraux », qu’elle se garde bien de citer. Pour Ingrid Riocreux, la question qui se pose est celle de la sélection des sources dans de telles circonstances.

« Ils ne savent rien, car les choses vont trop vite, donc ils vont se contenter de relayer des rumeurs, des hypothèses diffusées par certaines sources et pas d’autres. Finalement, cela nous en dit beaucoup plus que la lecture des choses que nous proposent les médias d’emblée. »

Mais ce qui interpelle le plus Ingrid Riocreux, c’est le choix des mots employés par les médias français pour présenter les faits même de manière factuelle. Un vocabulaire qui témoigne d’après elle d’une « distance extrêmement marquée » avec les sources d’information, ne manquant pas là encore de comparer :

« Dans le cas de l’attentat de Londres, on parle de « terroriste présumé », c’est le vocabulaire juridique qui s’impose, alors que dans le cas de Saint-Pétersbourg on parle « d’un éventuel terroriste », AFP, on dit que l’attentat est « attribué à un kamikaze kirghize » ou alors qu' »un kamikaze kirghize a été désigné comme l’auteur de l’attentat », là c’est BFMTV. »

Un choix d’autant plus intéressant que ce matin même, ce sont les services secrets kirghizes eux-mêmes qui ont affirmé que l’attaque avait été commise par l’un de leurs ressortissants, originaire de la région d’Och. Le Kirghizstan, une ex-république soviétique majoritairement peuplée de musulmans et jouissant notamment d’un accord de libre circulation avec la Russie dans le cadre de la Communauté économique eurasiatique.

« Donc on a ces expressions « attribué a », « désigné comme », qui sont des prises de distance très marquées par rapport à la thèse officielle, alors que par exemple pour les attentats de Londres on disait « le terroriste a été identifié. »

Si plusieurs médias tiennent à voir dans cet attentat les failles de la politique sécuritaire de Vladimir Poutine, comme par exemple le Huffington Post, dans les colonnes du Figaro, l’écrivain et ancien diplomate russe, Vladimir Fedorovski, fait quant à lui une toute autre analyse tendant à démontrer la volonté des terroristes de toucher Vladimir Poutine en frappant Saint-Pétersbourg au moment même où il s’y trouvait. Saint-Pétersbourg, ville natale du président. St-Pétersbourg, ville martyre du nazisme avec lequel Poutine a toujours comparé le terrorisme islamiste. À cette analyse, L’Express ajoute le « caractère occidental » de l’ancienne capitale russe, bâtie par Pierre le Grand dans une volonté d’ouverture à l’Occident.