Quand ils ont chanté – Egolution

Quand ils ont clamé :
Repens, repens-toi,
Je me demande ce qu’on comprenait,

Quand ils ont crié :
Repens, repens-toi,
Je me demande ce qu’on entendait,

Quand ils ont hurlé :
Repens, mais reprends-toi,
Je me demande ce qu’on espérait.

Quand ils ont balbutié :
Pardonne, pardonne-toi,
Pardon d’avoir cru,
Pardon d’avoir douté,
Je me demande ce qu’on saisissait.

Quand ils ont susurré :
Remets, remets-toi,
Remets ton collier,
Remets ta vie en laisse,
Je me demande ce qu’on percevait.

Quand ils ont chuchoté :
Permets, permets-toi,
Permets-toi le noir,
Permets-toi le blanc,
Je me demande à quoi l’on pensait.

Quand ils ont braillé :
Excuse, excuse-toi,
Excuse-toi pour tes fautes,
Excuse aussi celles des autres,
Je me demande ce qu’on écoutait.

Quand ils ont chanté :
Refais, refais-toi,
Refais-toi un jour,
Refais-toi une nuit,
Je me demande ce qu’on imaginait.

Quand ils ont bramé :
Repens, repens-toi,
Je me demande ce qu’on retardait.

Quand ils ont beuglé :
Repens, repens-toi,
Je me demande ce qu’on prévoyait.

Quand ils ont rugi :
Repens, mais reprends-toi,
Je me demande ce qu’on attendait.

(paru sur: AMOURS DE TRAVERSE, oct 2007)

NB: Chers amis auteurs francophones, je comprendrai peut-être un jour mais n’accepterai jamais pourquoi les français insistent à chanter en anglais? Franchement! Et pour beaucoup, c’est pathétique, les anlgais ne vous écouteront pas, il vous manque quelque cours par correspondance-là, sorry les amis! (JE TROUVE QUE ÇA FAIT plutôt FAUX-JETON, BON C DIT!!)

Quand j’entends des textes qui seraient formidables dits dans notre langue mère massacrés dans le jargon de ShakeTheSpear ça me revire la gorge à l’envers! D’autant plus que, et je te parle par expérience (vécu: Miami 1970-75, France (Montpellier-Paris) 1980-84, Dublin 1984-88, Vancouver 1988-94) car depuis que je suis revenu me cramponner au Québec il a déboulé des milliards de pistes depuis la France par des auteurs/ chanteurs qui comme on dirait se veulent plus catholique que le pape! Nous n’avons absolument rien à envier à l’anglais, et je sais que les anglais adorent écouter nos textes, même entouré de leurs amis, même quand aucun n’y comprend un traitre mot! Ça leur donne un air de supériorité et attise leur curiosité! Okay ma séance de ‘bitchage’ est finie! Merci! BE YOURSELF & KEEP IT REAL!!

Demain?: Relaxe! La vie c’est rien qu’une théorie

Chaque fois qu’on te tend l’échelle
Qui traverse les clartés
C’est en sautant dans le noir
Qu’on réapprend à marcher

Si d’un autre côté sans blague
La vie n’existe qu’en théorie
On doit bien croire en l’amour
Pour percevoir que l’on vit

Le corps en drôle d’appareil
Se cuve du fiel à distiller mieux
L’esprit un ingrédient secret
Déchante ses restes de Dieu

Qui fiche le feu à ta maison
Jette les clefs de ta raison
Avant de cocher la case
De you que t’étais parti

Égrener le chapelet d’être
Avec la ferme envie d’aimer
Même la crotte au paradis

De ton masque bien dompté
À l’école nommée société
Tous les autres sont toi

Tes miroirs reflétant en chœur
Les distorsions sur le lit de tes choix
Sourire amer de vérité improbable
Dans un environnement sans tain

C’est toi qui mène l’immense danse
Cette galère déguisée en univers
Avec un pied dans le noir
L’autre saoul de Lumière

Quand ton cœur te portera
Libéré de sa prison
L’âme légère d’un pinson

Bien sûr tu te mentiras
Tu voudras pas y croire
Tu te trompera de chemin
Jusqu’au sommet de ta mission

Si d’un autre côté sans blague
La vie n’existe qu’en théorie
On doit bien croire en l’amour
Pour que le rêve persiste et saigne

 

Au vent va

Étrange cauchemar que le temps
Shooté aux pitons du ciel couchant
Plus que le bleu du reste en scelle
Infirme dans un lac odeur poubelle

Le corps projeté contre son ennemi
Le cœur sans analgésique à sevrer
Des tatouages aux crânes enfouis

Les virages extrêmes à dos d’âne
Flirtant avec les statistiques
Moins actuelles que chez les mystiques

D’ici à ce que nous quittions la cage
Une face calée entre des fesses
Un face à fesse à en donner le tournis
Sur les cendres d’un conflit sans age

Sans romance ni pont-levis: Avale-moi
Ingurgite la chaire: Toi ma seule amie
Le vent dehors se lève Lui qui nettoie
Parfois à grandes éjaculations de lave

Invite les anges du haut maquis
À l’amour avant la trahison
Balance ta totale effraction
Sur un calcul sans accalmie

Ce soir on baise sur le drapeau
Le diable nous danse déjà dans le dos
Ici qu’on se pique comme connexion
Aboule la came crache toute la ration

L’esprit projeté contre son ennemi
À force hélas de le sevrer
De ses tatouages aux crânes enfouis

D’ici à ce que nous quittions la cage
Visage moulé au manque de bol
Étrangle-moi ma seule garantie

En fracture de barre d’appui
Sous overdose de maux armés
Cette nuit on saigne sa démission
La ligne directe sur un naufrage

Gros plan sur de la déveine
Injectée du consensuel poison
Indiquant le perpétuel sommet
Qui reste toujours à gravir

Le corps projeté contre son ennemi
Et ses tatouages aux crânes enfouis
Démembre-vite t’es si bien partie

Ne me libère jamais de ta prison
En ligne directe sur des ennuis
Ma foi cette seringue qui cherche la vie.

De clarté

Que j’aime, aime, aime
Combien tu es extrême

Combien j’aime, aime, aime
Le sirop noir dans mes veines

Combien j’aime, aime, aime
Quand tu me prends la tête

Sous le regard obscène
D’une fumante tempête

Nous sommes seuls ici
Et mon dernier drapeau

Je le découperai dans ta peau
Sous la tourmente et les cris

Que j’aime, aime, aime
Combien tu es amène

Que j’aime, aime, aime
Nos dérapages internes

Combien j’aime, aime, aime
Quand tu me brise le cœur

Et que partout tu t’imprègnes
Au marteau concasseur

Nous sommes seuls ici
Et mon dernier paquebot

Je l’arracherai de son repos
Au prix du klaxon d’un taxi

Que j’aime, aime, aime
Combien tu es suprême

Que j’aime, aime, aime
Nos collisions externes

Combien j’aime, aime, aime
Quand tu me tords les tripes

À chaque overdose de haine
C’est la totale comme trip

Nous sommes seuls ici
Et ma dernière étrenne

Je le déchirerai de la haine
Avant l’attentat qui sourit

Que j’aime, aime, aime
Quand tu me laisses à la traîne

Combien j’aime, aime, aime
Que tu me fourgue à la fourrière

Combien j’aime, aime, aime
Quand tu me broie les os

Et que ma forme te promène
Tout droit vers un poteau

Nous sommes seuls ici
Et mon dernier manuscrit

Je le défricherai sur ton dos
Je suis mon seul ennemi

Que j’aime, aime, aime
Combien tu m’étourdis

Combien j’aime, aime, aime
L’obscure délire qui s’escrime

Avec mon seul neurone las
Je cherche la clef du sas

Usé fatigué mais debout
Penché au-dessus du trou

Tu voudrais me casser la figure avec un marteau

Tu voudrais me casser la figure
Avec un marteau
Alors que je t’embrasse
Délicatement dans le cou car
La suture entre nous tiendra le coup

Je laisse des miettes à la trace
Vers la limite du pain quotidien

Avant la dernière station
À la croisée des chemins

Haïs-moi mais haïs-moi fort
Que rage chaque molécule de toi

Car tu devras me haïr beaucoup
Avant que de m’aimer un peu

Au pied de la Barrière du Don
Comme un tympan qui éclate

En franchissant la barre du son
Qui fera brûler en toi un feu de joie

En attendant qu’on libère les otages
D’ici à ce que tu quittes ta cage

La force de rejet du médicament
Te fera fuir dans tous les coins

Loin de moi tu iras respirer
L’air au pic du travail en aval

Mains à l’air devant l’évidence
Que l’on ne pourra pas s’aimer

Avant que de nous être rejetés
Contre les loups qui hurlent en nous

Haïs-moi mais haïs-moi à fond
Vas-y mon amour bouffe moi tout rond

Tire dans le tas de tout ce qui respire
Fusille-moi à l’aube de mes manquements

Que les toitures volent à tout va
Et que les clôtures sautent sur les rats

Cette fusion est une camisole de force
Mais en dedans tu verras c’est doux doux

Tu verras les étincelles grimper
Dans la plus sourde rage d’obscurité

Tu voudrais me casser la figure
Avec un marteau
Alors que je t’embrasse
Délicatement dans le cou car
La suture entre nous tiendra le coup

Je n’écris plus le meurtre

Aucun homme n’est une ïle

Quand ton nom brise sur mes lèvres

À genoux sous le soleil parfois

Je cherche une rime qui trucide

Adjectif de l’Amour qui trique

Dans le silence difficile de ne pas tuer

Qu’on en a oublié comment vivre

Le corps global toujours poison

Meurt dans la stérilité cosmétique

Pathétique coupure d’abus

Derrière la porte tantrique

Aucun homme n’est une île

Quand ton nom brise sur mes lèvres

Je cherche une rime réalicide

Sous le rayon de midi au beau fixe

Remaniement délogistique assuré

Dans le foreplay scientifique

Aucun homme n’est une île

Quand ton nom brise sur mes lèvres

Dans nos camisoles de faiblesse

Avec des rubans de lumière au coeur

Nous qui fendions les poutres de santé

Dans la descente abrupte en base cancer

Glande terminale pestiférée tilt

Aucun homme n’est une île

Quand ton nom brise sur mes lèvres

Je cherche une rime humanicide, rien de moins

Pendant que ne scie le tondage trucidaire

 

Aucun homme n’est une île

Quand ton nom brise sur mes lèvres

Qui fauche le dernier souffle du vent

Je n’écris plus le meurtre comme avant

Sous l’apex de nos fertiles minuits

Quand ton nom brise sur mes lèvres

Aucun homme n’est une ïle

Quand ton nom brise sur mes lèvres.

En Attendant le Soleil

4h04 d’un nouveau jour
Mon corps en plein éveil
Écoute la lumière fine
De la course de l’Univers
Crépiter dans ses neurones

Les muscles me jettent
Hors de moi vers la vie
Que je guette tel un faucon
Pour ne pas en perdre une miette

Par l’urgence imminente
De l’explosion d’un désir
Un déclic me hurle
De ne pas attendre

Au loin dans mon cœur
Je cherche la flamme
Qui brûle toujours
Et ne saurait s’éteindre

Elle seule sait
Que je sais savoir
Que je ne connais
Hélas pas l’amour.

Dans la Tour de mon Poème

Les demoiselles en détresse

Sont chargées dans les trains

Qui les mèneront à la Tour


Et cette détresse sera devenu de l’Amour


Comme un vers

Sur un hameçon

Notre avenir goutte les relents de mensonges

Et les bébés jamais nés


Nos déchirures s’étendent à tous ceux

Qui se sont apitoyés

Naivement

Sur nos sorts


Fais ce que tu as a faire

Et reviens quand cela

Sera enfin derrière nous


Le combat commence

Nous verrons bientôt la fumée

De cette guerre à l’intérieur

De l’humanité déconnectée

Qui est à se consumer


Comme notre amour

Relégué aux oubliettes

Et le petit Christ

Sur son semblant de croix

Au bout du chemin

Qui mèene à la fiche AC

Du plan majeur

Juste avant l »ultime détour

Qui tranche le ravin

Cinq minutes après le dernier

Coup au bar du café.