Kevin Nolan, Nathan Fagan, de Dublin à Montréal pour le Festival AU CONTRAIRE.

Un mois d’Octobre chargé, et un début Novembre stellaire! C’est comme cela que BlueToad vit sa vie de band indie. De la même manière que nos projets prennent tout à coup de l’ampleur et que nous serons bientôt prêts à vous annoncer nos proches projets de maison de disque et concerts.

Tout a commencé par la venue à Montréal de Nathan Fagan-Guimond, qui était de passage chez-nous pour la présentation de son film documentaire : HUM, avec la prestation du sujet du film, l’auteur-compositeur-interprète; KEVIN NOLAN tous deux de Dublin, lors du festival AU CONTRAIRE qui eut lieu au Musée des Beaux-Arts de Montréal du 24 au 26 Octobre.

Sur HUM : http://filmireland.net/2017/08/18/nathan-fagan-guimond-director-of-hum/

Sur Nathan Fagan-Guimond : http://www.imdb.com/name/nm7282655/

Sur Kevin Nolan : https://www.kevinnolan.info/info
Site officiel de Kevin Nolan : https://www.kevinnolan.info/

‘Drowning’: Kevin Nolan from Nathan Fagan on Vimeo.

Ne te découvre pas les fils

En Avril à Montréal, sur le fil du temps qui accélère et ne semble plus vouloir trouver la pédale du frein. Nous assistons mondialement à la dérive la plus ténue depuis le début du siècle, tous les pouvoirs qui se manifestent semblent indiquer que l’An Un du nouveau monde est belle et bien arrivée à sa cible. Nos âmes en l’occurrence.  Le bluffe est géant et l’atout remplacera toutes les mains. Accrochez-vous bien car ici nous allons vous ramener sur terre, en images et en musiques bien calmes – dans le contexte!

 

 

 

 

 

 

Egolution – DanleMiel

‘Egolution’: c’est deux douzaines (25) de pages dans le playbook des moyens du bord poétiques, rasés de près au menton des sept dernières années. La nature remet nos horloges bioénergétiques à l’heure du nouveau Monde en vrac, y’a pas de quoi désaouler, c’est mère Nature qui redresse le lampadaire; bienvenue aux derniers mois de l’An Zéro sur terre. encore heureux que la grille électrique ait tenu jusqu’ici! Citoyen du Globeistan « Libre » Glisse ta glocomotive sur les rails, ton egolution s’occupera des détails. Le 1er Janvier nous serons tous secoués dans notre nowhere historiquement incertains du trou noir engouffrant frénétiquement tout car d’une manière absolue, et avis aux premiers rangs en avant: On se la calme, vous voyez les SWATT/CRS?! Okay!!! Lisez bien les instructions sur mes lèvres maintenant: PAS DE PANIQUE: ok!… D’abord, sachez qu’il y a un ‘seul’ amour… Une ‘unique’ vérité! Deux personnes ne verront jamais la même chose pourtant tout est infiniment unitaire. Au plan encore plus terriblement méchant, de la virulente et imprévisible théorie du complot de la fin des temps tant anticipée entre le Mal et le Bien facilité par l’élite dans ses souliers de croco et limousine à la chaine, l’obscurité et la lumière quoi, etc. Sur le théâtre des opérations, qui est le « Globeistan Libre » bref, seuls deux grands camps sont actifs au front du réel. Un en la tribu du Don (avec ou sans champ de pétrole) et l’autre chez les serviteurs du Fion (avec ou sans champ de patates), les machines à réagir seulement quand ça touche leur porte-lingots et leurs grelots (petites patates). Or, le future lui, comme nous le savons, reste fluide, et seule la connaissance protège alors que l’ignorance met en danger. Elle fait rouler les mécaniques un maximum pour un minimum de résultat…. Comme quoi: Tout n’existe que pour la leçon que l’on en tire. Elle dont il est inutile de couper les cheveux en quatre, puisque ce sont les âmes qui comptent et non les têtes ou corps. Tout est décidément fondé sur du dur et l’avenir prédit beaucoup de sauce Ebola à tous les égouts de la planète telle une arme à déception massive dans son environnement rêvé pour nous ramollir le sacrifice! Sur ce, bon télédéchargement gratuit, sans aucune garantie sauf si vous piratez des alexandrins pour décoder en apéro. Que ça se retourne vite virale car toute folie a en lettres minuscules sur le contrat sa date de péremption dissimulée quelque part dans la formule initiale, mais laquelle calculer quand tout a été savamment trafiqué? Rappelons-nous seulement les incarnations antérieures et parallèles: Michel de Nostredame à Montpellier en 1557? Aldous Huxley, in London, 1959? Georges Orwell, New York state of mind for 1984 way ahead of his time? Il reste encore des surprises dans le chapeau du magicien qui cache sa queue écaillée, à tout le moins une apparition globale des citoyens galactiques, si ce n’est l’invasion des zombies tant promise. D’autant plus que les visiteurs seront incapables de s’adapter à notre manie de tout canarder au tir ami, nos 9mm sous stéroïdes en exercice permanent de la recherche d’imaginaires méchants, de blips sur les radars, de billots de sapins nucléaires pour OTAN que ça remplisse la page de peur. Ça va leur prendre de la compassion pour se mettre à notre place dans la station nucléaire lors du bang final!

 

Multivers – Egolution (lyrics)

J’attends ma réponse du multivers
Vois plus très bien ce qu’il me reste à faire
Crise de radium au système appauvri
Bienvenue sur ce poème
… pus capable des temps gris
Pas snob pour autant je gobe les gélules
De solution finale sans prescription comme telle
Fauchée à un cancer terminal édenté
Et pour le reste on fera comme siL’avenir se créait sous capsule
Que tout est cool tant que ça stimule
Saigne bien ton signe de croix aussi
Pendant qu’on t’intube à la dynamiteScience poétique TNT-nous la vérité une
Seul unique amour pas pour des prunes
Dans les interstices de cet interview
Avec un démineur en champs astral

Au visage de la peur odeur de souffre
Et du souvenir craignos des visiteurs
Petits paquets de troubles vert de gris
Apparitions des grands yeux dans la nuit

Totalité de nos vies entièrement vouées
À nous prémunir contre la guerre mais laquelle
Suis0je en guerre contre un puits de forage en Syrie
Ou contre de petits êtres d’un mètre autour de mon lit

Qui selon mon gouvernement chéri
Circulez y’a rien ici à discuter
Faire surtout semblant de respirer
Longues heures dans de sales draps

Ce que le monde s’en fiche du réel ‘réel’
De ton problème est-il au moins légal
De toutes les causes même les rosées
Définitivement perdues d’avance pour avoir osé

À quand le retour des triangles silencieux
Entreprenant l’espace aérien de radars barré
À quand la confirmation que nos maitres
En ont les conteneurs dépassé assez

Merci de l’honneur d’abattre des civils
Toujours match nulle monsieur le président
Un homme dehors préfèrerait
Que que ses fils ne se mêlent pas de votre business

Chimistes underground beaux gosses
Terminés en cendres au plus offrant
Sur des polices d’assurance de mourir jeune
Signés du nom de vos employeurs

La fauchée la vie sous les pieds
Et en millions de bites de leurres
Se débarrassent par courriel des veuves
Ainsi que tout le fric dans notre dos

Inondation pour cause de loi martiale
Les sévices secrets éliminent les pistes
Devise des familles aux racines sous-terriens
Des armées entières de clones d’intérieur

Génétiquement mariés à certains de nos ancêtres
Adresse de la pancarte SAISI
Pour cause de gouvernement
A vidé ton compte pour se graisser la dent
Et acheter de l’avenir à tes descendants

Pillé ton ADN pour créer des enfants
Vendus pour régler du plus pressant
Dans des tours capitonnées à la ouate
Assis sur du capitale bientôt: So what?

Gouvernement mondial toutes dettes à zéro
Pendant le crise pandémique sans précédent
Il manquera de tout surtout du papier hygiénique
Obama va crier Bingo devant l’échec

Et ses maitres siffleront l’air de Banco!
La pub de ‘gratteux’ (loto instantanée)
Dans leurs bunkers attenants
Base secrète pharmaco-militaire

En attendant que leurs riposte
Ave les bombes humanitaires en masse
On va leur torcher même la crasse
Aux billets de banque Étasuniens

La révolte des récolteurs de coton
Se fera capturer le reste seront pendus
Avant que la clarté putréfiée sur le sol
Remplisse des pichets de gale

À se départir entre assoiffés
Quant aux boureilles en forme de coeurs
En cavale d’illusions maison-boulot-dodo
Avant de décroiser le noeud

Mieux prévu que l’enterrement-party de l’an Un
Des filles de Outremont ‘clean cut’
Viendront nous vidanger les proverbes
Tels d’inconvenants dandys quand à quoi bon

Dans un parking de Uniprix
Ou sur les caisses de Molson
Dans cour en arrière sans piscine
Du bungalow hérité de sa grand-mère
Sponsorisée par un Conseil des Arts

De poilus et fins saouls poètes remplissent
Le plâtre d’un Saint Christophe en bois
Quand on a pus grand chose à espoirer
En soupire un sous sa ceinture de chasteté oblige

À genoux les brûlures de pipes
Soirs sombres et horizon de caserne
Ou sucer toutes les bites de la taverne
De Haschich tombées par terre

Dans le tapis vert qui trinque à l’aide!
Abonnement gratuit et travaux farcés
Mercenaire au cuir assez dur à faire bouillir
Pour ne pas se tourner vers les innocents

Mitraillette crachant des smileys aux imaginations
Pour des compagnies heu corporations
Depuis que les nations-unies ont le dernier mot
La chasse à l’âme en milieu urbain

Par ordre exécutif: in texto machina cruelle
Dans une ville peut-être chez-vous: c pas kool ça?
La même semaine que ne se fera la belle les USA
La bible de drônes hackés qui jurent à mort

Sur des pirates juges jurys bourreaux
Retranchés dans leurs bunkers de carnaval
Préfabriqué pour Tsars tatoués finance
À la partie d’échec évolutionnaire on danse

Lançant mes ultimes S.O.S. dans un trou de vers
Sur le fil de la formule formidable déception
Quand tu nous a scotché dans le noir
Entre les haut-le-coeur d’une introspection houleuse

Qui fera bientôt basculer le miroir sans vin
Entre le vivant et son complément au teint invisible
Et autres sports de groupes non-constipationnistes
Conspués au goal des fours des camps crématoires

Pendant que nous déchargeons la charpie
Des trains de l’annihilation par états désunis
Comme ailleurs je l’ai déja écrit tel une conspiration
Nous autres on a hâte aux Zombies, d’ici-là:

J’attends ma réponse du multivers
Vois pus très bien ce que ça me tente de tenter
Et toi! Qui me donne l’impression
Que je commence seul la mission:
Aurais-tu ketchose à suggérer?
Bin sur que ça restera dans le privé
On sera deux à faire semblant de ne pas y toucher!

Es-tu ma réponse du multivers
Es-tu ma réponse du multivers
Vois plus très bien jusqu’où ça va mener
As-tu pensé à la barres de fer
Avec la totale de ce satané monde à refaire.

DanleMiel, mai-nov. 2014

pathwaysproject_Copyleft_P-copy

Poésie replète 2.0 Caresses tectoniques

Tes caresses tectoniques mordront bientôt à mes larmes grises, tu sentira que tu le savais déjà que le volcan était en toi, seulement que tout ce qui constitue l’univers étant toi, tu te posais de profondes questions sur la mort, à ses armes dans la zone poussive de notre table est mise, la question de la séduction massive, que la guerre passerait par nous, comme une solution active tu ne pouvais trépasser sur une expérience du vide car nous savons que rien ne se distingue de rien vu de suffisamment haut, tu sais très bien que tu ne sais pas comment tu sais cela, comme de réveiller le soleil depuis tes millénaires dans les états minéraux, d’où tu as conçu là de si loin de l’ici maintenant tenant pourtant compte du fait qu’il n’y a pas que nous qui en bave, et que ceux qui en bavent autant constituent un univers parallèle avec nous, de cet exile aux anneaux de feu dans lesquels sauter comme des chiens de foire, ces trous furieux parsemés entre nous comme le futur antérieur d’un présent impossible, si depuis que tu as compris le sens profond de ta graduation proche et que comme le corps le temps aussi te pèse, comme moi enfile-toi les grammes de courage héroïque pure juste pour voir si tu es mûr pour arrêter l’horloge tu verras que les autres meurent mais que nous n’avons pas ce luxe car ensemble nous plongeons droit vers le mur mais nous touchons de biais la surface du jus de réel qui coule entre nos tas de chimie trafiquée aux OGM, et qui ni l’entropie par ses soubresauts cancérigènes, et par quelque formule déjantée nous sommes nécéssaires aux bon déroulement de l’univers dans son ensemble, même si nous trouvons que nos vies sont plutôt inutiles à ce stade, les assuétudes à l’accélérant de seringues sales y aidant,la torture des ‘aiguilles effilochées pour l’ordalie, droit vers le mur que l’on accepte comme amour, que l’on aime de tous bords tous côtés tout dans un accord tacite sans quoi ce sera ou la destruction massive ou l’exit alors que des continents clignotent avant de couler, mal alignés sans le massif espoir de partie gratuite au flipper cosmique on sourit jaune de nos dents restantes, en attendant la boule de cristal supplémentaire, qui elle? Oui elle! Mais nous épargnera-t-elle la cata des catas, la majeure et vaccinée d’entre toutes les partitions d’éclectica climatique, ce dos d’âne stratégique à la renverse nous ouvrira-t-il un oeil sur l’invisible relais, les portes des conduits, alors que par inadvertance sur le tas, si par mégarde j’ai omis d’aborder une des questions clés: n’hésitez alors surtout pas une seconde à égarer votre GPS dans le grand parc à voitures du vent, d’où l’on m’interrompt depuis la fin des temps, pour m’interroger sur le sens du sang et autres extrêmes philosophiques, alors que bien rouillée votre observation, cela fera bien des jaloux lors du tremblement normal de ciel déboulonné juste pour voir si l’enfer ne se cacherait pas là derrière, blotti à toute épreuve notamment l’ouragan derrière les piliers en ouate du ciel cotonné à souhait ce sera avec les yeux bandés que nous rongerons les théories sans d’abord les avoir testée sur les souris, ou est-ce que ce sont les souris qui se servent de nous en tant que cobayes, j’oublie… Mais du ciel rempli de bolides foudroyants et de citadelles majestueuses flottantes garnissant le ciel d’entertainment alors que toutes les lumières de la grille seront tombées raides mortes, que les batteries mêmes ne nous seront d’aucun secours dans le noir naturel des nuits du nouveau calendrier humain, de notre tribu réduite à un dixième de sa présente présence.

Dans l’atmosphère source de lumière avec ses anomalies
Trop de temps libre et rien d’autre à faire rien de gros
À ce qui n’a qu’un point de contact un seul drapeau
Avec une courbe nommée réalité pour nous en détourner

Pendant qu’une série de tempêtes une guerre céleste
Déferlait géante ses inondations record supputant de la lave
Depuis le paysage d’inversion devenu baromètre de la normale

Comme on détrousserait hélas une proie trop facile
D’autres variables pour des motifs plus ou moins nets
Filtraient d’utilité qui sans la couper augmente
L’expression de son exemple élémentaire soit synonyme

Plus loin encore ces mêmes immeubles apparaissaient
À mesure que nous avancions sur le point de non-retour
Aux façades trop soudainement décrépites
Enlacées les unes aux autres comme des sosies

Les opposés en soi se momifiant côte à côte
Dans les alentours fugaces de nos corps électriques
Par définition de lignes brisées ondoyant d’acharnement
Et les trous noirs qui apparaissent nous aspirent

Du paysage sous le choc suite au passage qui relie le passé
Aux franges de présent entre les îles lumineuses
Du choix contondant à la puissance dix de se défaire
Du corps et de ses sales habitudes

Une porte en forme de collection de chastetés
Trop longtemps creuses pour vouloir les posséder
Telles des statistiques biologiques improbables
Parmi les points marquants qui séparent les mutants

Du reste de la population dont la moitié par définition
Vampirise l’autre moitié la génératrice de clarté
Qui ne se réveillait généralement pas beaucoup
Pendant que les premiers Boeings disparaîtront

Une doline avalera une commune entière
Entre les discours de guerres et rumeurs
De conflagrations imminentes qui pendant ce temps
Ravageront la moitié du pays par le déni

Des arbres foudroyés mettront le feu aux forêts
Pour la vérité si cruelle puisse-t-elle d’abord sembler
Nous ne remarquerons que l’arrière-goût de la fumée
Cette expression de nos difficultés à nous responsabiliser

Filtrant les contraintes de l’environnement
Que nous-mêmes aurons créées tels des savants innocents
De l’âpre démesure roussie des matins d’après
Nos expériences le fait que après la crise et le krach prévu

Dans nos plans aux demeures éventrées et saignées
À ciel ouvert bombardement oblige l’apparition des ‘autres’
Habitants de l’univers proche et lointain qui arrivent
Sur l’onde du grand cycle peuplée des pensées pures

Nous irons sur son chemin défoncé nous y blottir
Sans jamais nous retourner une seule fois à jamais
Sur l’expérience de la division que l’on aura surfaite
Assimilé comme le jour et la nuit la mort la vie

Que tu actives sans faillir ni te demander
Comment tu fais tourner les planètes autour des étoiles
Sans te souvenir comment tu as appris à le faire
Depuis des incarnations de granite

Sans pour autant jamais perdre la destination
Le cap en aval le test ultime se souvenir
Du future par lequel communiquer directement
Avec le projet final nommé Dieu sur ou hors-Terre

C’est comment de nous réveiller sans jamais nous être endormi
Une main réactive l’interrupteur sur le future être
Dores et déjà formaté tu n’auras bientôt plus besoin de te souvenir
Ni des années de dépression ni des années-lumières

Une fois que tu entres en quatrième les leçons de troisième
Sont devenues la réalité automatique de ta projection
Sur le petit écran portable de ta création dans la bulle
De l’âme notre hologramme conscient de son unicité.

 

Quand la vie n’est seulement plus viable

C’est sur fond d’écran noir absolu, de vide
Par absence à la source soutenue
Que l’œil au sommet de ma pyramide
Songe souvent à se jeter dans le vide

Tel un spermatozoïde dans la course tordue
Braqué vers l’ovule et le feu au cul
Sans héros attitré pour le clip ‘rescousse’
Venu de loin se porter volontaire qui se trémousse

Un jour sans doute quand nous serons
Déscotché de nos écrans petits ou grands
Cas de force majeure oblige ou loi de plus offrant
Nous sommes face à un inconnu de taille

Un à la racine carrée dans notre monde rond
Un qui par ses prodiges fera vite sauter les gonds
Dématérialisant d’abord des jets ensuite
Une ville juste pour savoir s’ils ont notre attention

Ensuite comment expliquer à la foultitude
Que nous sommes pris en otage tous
Autant que nous sommes et qu’il y aura
Beaucoup beaucoup de sérieux dégâts

Dans des nuages pendant ce temps
Au-dessus de chez-nous partout
En lettres de feu la missive apparaitra:
« This is not an act of good », signé god

Le temps de nous rendre compte que
Au-dessus de notre état il y a eu, a, et aura
Une autre couche de réalité peut-être même trois
Et que leur chaîne alimentaire passe par nos égouts

Que leur technologie fait de nous des singes
Loin d’être considéré savant dans leurs rangs
Sont nos créateurs se perçoivent nos parents
Nous épargnent déjà moult douleurs désagréments

Si seulement nous savions savoir mieux
Exemple quand les bolides intergalactiques
Bliperont-ils en choeur sur les radars et enfin
L’onde passera-t-elle sur tout tel un mur de feu?

 

danleMiel, 17 Mars 2014

Pea Soup Messie: Sti!

Une cuillère de bois au chaudron masqué
Tamtame son intention mauve crépuscule
Pendant que la tragédie démembre ailleurs
Une infinie lézarde dans le mur du vent

De prédateur en cercle vivant
Le serpent qui se mord la queue
Saigne sa ligne de vie ici maintenant
Avant la fin du pétrole ou l’épilepsie

Depuis le trou qui mue tout va valser
Pure catastrophe Montréal en arrachera
À la prochaine manche Babylone bâillera
Comme on souffle dans le dos d’aucun drapeau

Entre les pulsions qui re-bootent
Les signes de piastre en papier cul
Nous en crucifierons quelques uns
Qui serviront des moignons prématurés

Surfez surfez les flots de l’Abandon
Qui vient après un bon coup de matraque
Longtemps faite l’artificielle respiration
Au système ressuscité de toute mort

Soit sauvons la dernière dent du jeu
Ou flippons le mouroir du paradigme
Apprendre l’islandais exemple en accéléré
Ne t’inquiètes ma foi de rien du tout

La tempête déchirera le ciel si vite
Que les nuages seront en retard
De tous côtés germera son nom
Prononcé avec un accent insérable

Rentrez chez-vous, il n’y a rien à voir ici
Ce n’est que le Pea Soup Messie*: Sti!

*(de l’arabe Al-Masih المسيحl, araméen meshi’ha משיחא,
hébreu: מָשִׁיחַ – mashia’h)

danleMiel,
Montréal une semaine avec Louise et Simon
pendant les manifs étudiantes, 1er juin 2012