Tout est sous contrôle -danleMiel

« La vérité est comme le soleil. On peut la bloquer un temps, mais elle ne disparaîtra pas » – Elvis Presley

Sauf pour ce qui chute
Depuis le fin fond de l’espace
Aussi régulièrement qu’un cadran
Dont les aiguilles pointent vers des météorites
Ainsi que le calendrier balisé
De soubresauts cométaires mal cachés
La déplorable raison qui n’en est pas une
Pour les exercices de campagnes militaires

Pour le déploiement tous azimuts
Des batteries anti-missile caduques
Guidées par satellites OTAN le savoir
Non pas pour anéantir Moscou
Ou Washington alors que les ogives
Ciblent régulièrement des engins
Non-identifiables depuis l’espace
Par les ruches de fiel interposées
Dans lesquelles sont progressivement
Canalisés tous les avoirs des économies
Et quand on a besoin de nous violer
Encore une couche la guerre froide
Se réchauffe les bons deviennent
Les méchants pourvu que le cirque continue

Tout semble authentiquement
Identifier ce qui s’apprête
À nous chier dessus de l’en-haut
Le reste n’a toujours été
Que du pain et des jeux
Pour ceux qui jouent le rôle de dieux
Tu aimes bien les jeux n’est-ce pas
Le moment présent t’obligera
À maîtriser celui de la vie
Une bonne fois pour toutes

L’âme compte et non pas les corps
Tout est le film que ‘tu’ te réalise
Les figurants, surtout ceux
Que tu ne peux alors là pas blairer
Sont des reflets de qualités
Que tu as en ton âme
Et pas seulement les positives

Nous sommes tous préprogrammés
Dans nos ordinateurs corporels
Pour atteindre la connaissance
Et nos leçons ne sont pas si complexes
Pourtant nous continuons
De faire le mauvais choix

Le réel grand format holographique
Si cher de ta peau payé
Va sous peu de partout se dessouder
La terre même commence à s’ouvrir
De toute part les dolines avalent les voitures
Alors que le temps fait disparaître
Des avions sous haute tension

Les serpents à sornettes vont
S’intermoléculariser entre nous
En empruntant des corps-costards
Imbus d’eux-même au pouvoir
Ce sera une invasion de robots
Sous nos regards incrédules de borgnes
Ils vont singer l’ordre d’abattre
Beaucoup de pauvres mal informés
Au nom de leur crédulité infirme

Dans quelques mois les dés indiqueront
Goodbye la propriété privée bienvenue
Fin du dollar saisi de nos comptes bancaires
Visa 666 en puce sous-cutanée
Il sera trop tard en définitive pour quitter
La ville le comté le pays la planète

Il sera toujours trop tard en ce sens que
Il n’est pas facile facile de mourir
Et ce n’est pas faute d’avoir tenté le coup
C’est inaltérablement qui tu es, ‘ ce que tu es’
Et pas ta location géographique
Ni ton état de santé physique
Qui détermineront ce que tu subiras

Avant de plonger tête la première
Dans le conduit qui mène vers
‘Ze next’ densité ainsi que son monde
Électrique lumineux et moins contraignant
Que celui que nous sommes sur le point
De définitivement quitter

OTAN en transporte le vent

Otan des feuilles mortes aux flaques d’eau
Et des guerres d’agression commençons
Par un oubli systémique à inversion
Un peu de poudre d’endormissement
Dans les réserves d’eau portable
Plus personne qui ne se souvient de rien
Hé bien, elle est disparue, byebye Bosnie!
Rayé d’un trait génocidaire à coup de brique
Kidnappant ta fille pendant la nuit
Ainsi que les Bosniaques qui vivaient là
Fini, cela leur apprendra! Bande de mal pris
À faire Otan de boucan sous la torture
De leurs seuls enfants monnayables

Les Armes de Disparition Massive
En plein coeur de l’Europe, qui l’eût cru?
Otan d’hier fait toc toc la nuque aujourd’hui
Crosse de 9mm à l’appui
Otan ils sont discrets même silencieux
Otan ils ne chôment pas depuis
Car leurs avions liberticides sont déployés
Dans les Balkans de Transylvanie,
En Afrique du Parc, sur la soie de l’Asie,
Les Amériques en suent leur ligne de Caucase
Je voulais justement t’en reparler
Et maintenant c’est la véritable occase
Ils encerclent tous nos détronchements
Inhalez à fond, sniffez vite

Otan ils tuent Otan il en reste à trucider
Et nous en poésie, les ferrus amateurs
Les Bernard Dimay qui marchent debout
On croit uniquement pouvoir les coincer
Sur une loi contre la guerre en rimes
Comme il est écrit dans la Tragédie
Depuis dix ans qu’on les embauche
Pour décimer tous les pays
Qui finissent en -an
Irakistan vous vous souvenez?
Arfsmackhistan, Opiumistan, han…

Sur les lèvres de tous les cerveaux:
Quand Iran-nous en guerre?

Réponse à la décharge de la défonce
Quand il n’y a un qu’un seul gouvernement
Depuis millénaires
Rien d’illégal au Monopolie de l’Illusion
Sur notre grand échiquier!
Rimera qui roquera le dernier
Comme le signe Brsinzski
Lisez bien votre nom sur sa liste

À vous de voir? Si on vous a volé vos yeux
Jurez vos deux mains à plat sur le feu
Télédéchargez notre catalogue en braille
Vous fera juste un peu moins brailler
Mais Ne Tirez Plus! Nous sommes coupables
On se fait tuer à vous le dire
Coupable coupable de mort debout
Nous vous avons prévenu
Le rapide passage du bleu du ciel
Au noir qui persiste au bout de la piste
Vous allez suer de toutes les couleures

Ici on ne fait que vous traduire les news
Malgré qu’on est pus capable toutefois
On ne cherche pas notre nom à la page
Nécrologie pendant la traversée d’une nuit
À renvoyer les valiums dans Allô-Police
Entouré de gorilles du Nazistan

Avant le premier avertissement
Faites signer vos croix par Cécile
Vous vivez depuis hier en Otanistan
Otan vous le niez maintenant
Otan vous allez pogner de quoi
Otant la réalité du domaine du mythe
Quand les bottes traverseront l’écran
Il suffit de demander à des enfants
On leur enseigne le prochain agenda
Otan il vous cachent la surprise
Le Père Noel ne passera pas cette année
Le Sénat est sur la brosse mauvais bord du Rideau
La saison est à repanser l’impensable
Qui comme un loup en furie hurle
Sous nos portes de chaire ensanglantée.

danleMiel,
3 octobre 2009, Longueuil

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