RADARGRAM & DANLEMIEL: Ceux-ci Ceux-là #collab

« Le talentueux Ludo (Radargram) m’avait envoyé une compo. Et par mégarde (pas lu le courriel comme il faut) je croyais qu’il suggérait un collaboration. La musique m’a tellement interpellé que je me suis assis sur-le-champ avec Ann et nous avons freestylé sur des notes que j’avais. Puis 3/4 heure plus tard, la chanson était née. Je m’excuse encore auprès du compositeur, je ne voulais pas vendre la mèche de sa compo – mais à mon age on attend plus. C’est maintenant ou jamais! Haha.. – danleMiel

CEUX_CI CEUX_LÀ (3 ébauches de chansons sur la même track)

« Il y a ceux qui voyageront
Longtemps depuis leur salon
D’autres navigueront un tsunami de dettes
Certains se jetteront par une fenêtre
Et nous, qui nous creusons la tête…
Et nous, qui nous creusons la tête…
Et nous, Et nous

Il y a ceux-ci
Et il y a ceux-là
Tsunami de dettes
Et nous et nous
Qui nous creusons toujours la tête
Toujours la tête hou hou hou…
— 2
Chaque matin s’ouvre
Tel un cratère magnifique
Et je me jette dedans
Je me jette dedans…
So far! Up to the sky
Sans avoir mis mes gants
Watch your hands:
These are the wings
With which you fly

Si tu penses que
Ce sera mieux
Chez le voisin
Traverse la rue
Et regarde nous
Depuis sa fenêtre

D’autres matins s’ouvrent
Tel une doline dotée de
Grosses lèvres rouges
Qui me demandent

Je me jette dedans
Je me jette dedans
Sans parachute

Le plus souvent
Sans même avoir
Mis mes gants
Je me jette dedans
Ici chez nous

Si tu crois que ce sera mieux
Chez la voisine
Lâche lui un coup d’fil
Va prendre l’apéro
Et regarde ici par sa fenêtre
Tel un cratère qui s’ouvre
Grand, béant

—3
La vie est une bombe
Bombe A
À retardement
Et personne ne sait qui tient
Le détonateur
Bombes à retardement
Drapeaux blancs
Nos cargaisons de mensonges
Arrivent à bon, toujours à bon port
Nos égos
Aux abords des précipices
Se jetteront dans le vide

Château de cartes
Nos vies sont
Des bombes
Bombes À retardement… »

Ma vie est une bombe
La tienne aussi

Il y a des bombes
Et des bombes à retardement
Non personne ne sait
Qui tient le détonateur
Détonateur

Châteaux de cartes
Biographies
Des bombes à retardement
Tout est construit
Sur du « fake »

Boulot crédit pension famille
Football
Ou pendaison
Drapeau blanc
C’est le drapeau blanc
Drapeau blanc ou
Bombe à retardement
Nos vies sont une bombe
Bomba!… À retardement
Et personne_ne_sait qui détient
Le détonateur

Châteaux de cartes
Nos biographies
Nos biographies »

https://soundcloud.com/dan-lemiel/ceux-ci-ceux-la-radargram-danlemiel?in=dan-lemiel/sets/prophecies-incompletes

Titan

P1370432

 

Science du bonheur oblige

À se déscotcher de l’écran

Sans rien casser en partant

Grand soupir de soulagement

Penser pour soi indépendant

De ce que racontent les pare-brise

Ou que soudain débarque la crise

Pendant que répondent aux ordres

Les téléphones trop intelligents

Pour les dirigeants des puissants

Or que réfléchir pour soi

Poser des questions calmement

Tout en vivant pour les autres

Sans pour autant devenir l’apôtre

De quelque culte au mauvais plan

Non mais quel chagrin accablant

La vie sur cette planète tarte

Véritable taff pour un Titan!

 

Ma vie est la religion

Mon épouse ma prison

Être honnête avec les gens

Pagailler loin des abusés

De toutes ces rengaines abusives

Des protecteurs de liberté

Des constipés aux projets noirs

Se mordre souvent pour y croire

Contrecarrer les invectives

Au lieu de retourner au goulot

Pour la dernière partie d’échec

Rester dans la limite permise

Garder son siège quand ça tangue

Beugler son saoul dans la nuit noire

Enfin explosée au-dessus de son carré

Au cri de douleur du clou

Que l’on retire du talon

D’un Titan!

 

– DanleMiel

 

 

Point de bascule

Tout est sur le point
De basculer irrémédiablement
Vers un présent augmenté

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MissRoBee et DanleMiel, rue Berri, Montréal février 2016

 

22 novembre 2013

La vie de chaque jour est devenue bien plus intéressante que la science-fiction depuis que je me consacre à ma quête de savoir pour la vérité sur l’amour.

Malgré le fait que je soit convaincu d’avoir choisi  – et de continuer à le faire – les détails de ma vie ici maintenant, il existe bon nombre de mystères à ma situation qui me turlupinent en permanence. Devant la création, ma curiosité est intacte, je ne trouverai pas le repos avant de ‘tout’ savoir! Je continue de poser les questions sans relâche, de retourner chaque pierre, en gardant l’esprit ouvert aux réponses qui ne me conviendront pas nécessairement. La vérité se révèle toujours là où on l’attend le moins, en soi.

 

Mettez-vous un peu à ma place. Nous savons que le monde est une ‘illusion’, un film que nous projetons à partir de l’état de notre monde ‘intérieur’, notre état de conscience. En fait, pour simplifier au max, le monde extérieur est notre âme. Une âme pour toute la création, divisée en des parties plus ou moins autonomes car contenant chacune l’ensemble des données de la création en soi. Un hologramme du grand ‘Tout’.

Une fois traversée la révélation de comment notre corps ‘lumineux’ orchestre – de ses nombreux bras et mains – la réalité que nous relativisons comme étant tangible, il reste à vérifier si cela est véritablement le cas. Et dans le cas d’une réponse affirmative, nous ferions mieux de communiquer avec cet ‘autre’ soi, oscillant juste au-dessus de notre usine chimique corporelle ‘Terrestre’, afin de demander des cours supplémentaires à l‘université invisible où il m’emmène parfois la nuit. Là où on nous programme pour ce qui s’en vient.

Beaucoup d’aspects restent trop flous pour être affirmés positivement mais une chose est certaine pour moi: il y a un plan d’évacuation de prévu. Il existe des bases souterraines capables de nous abriter par milliers et dizaines de milliers pendant une certaine période de temps. On m’a montré des images de scènes de désolation sur Terre suite à des catastrophes multiples, puis ensuite on m’a programmé un plan de rescousse adapté à ma situation ainsi qu’un certain nombre d’individus qui me suivront car je saurai quoi faire lorsque le programme sera mis en marche, en moi.


Tout ça relié par des fils
Que le plus puissant mortcroscope
Ne saurait détecter malgré
Que les signes s’empilaient
Devant ou autour de la porte
Avec un gros X rouge dont le sang

Dégoulina longtemps avant et ensuite

À jamais et ce n’est pas un erreur

Ni de fabrication ni de matériaux

De Ikéa si on peut traverser

Et ou faire dématérialiser
Le contreplaqué il suffit de voir

Au ralenti ce qui advint de poutres d’acier
De plus de trois mille cuves de w.c.
Pouff! Disparue la matière!
D’un seul rayon d’anti-matière
Empruntée à l’ouragan Erin
Avant une manifestation publique
D’un pouvoir si bien caché
Un si en avance sur la compréhension
Qu’il ne se cachera plus
Un dont les ramifications sont telles
Que personne ne pourra
Pointer du doigt vers quiconque
Car la guerre n’est pas ici bas

Entre une quelconque bande de gais tarés
Contre des rebelles sortis des banlieues
Ou se battre ou crever de faim restent
Nos deux seules options
Mais se battre contre qui?

Se battre au nom de qui?

Dure à cerner la banlieue de partout
Quand on a vu que nulle part
Est notre demeure

Le bras gauche sous le ciel
Enfilant à l’histoire de ces ailes
Sinon plus rien ne nous soutient
Poussière rouge dans les veines
Et murmure de rengaine arrière-plan
Ou plan B selon la grille d’Options

Assez limitées somme toute

 

Ce n’est pas en se croyant sage

que l’on croise la sainteté
Ni même en jouant juste
Jouxté au mélange en ‘bon perdant’
Entre nous dans la connexion
Flotte un Dieu sans limites
Un miroir avec plus de facettes
Que la somme de la debte
Du pays nommé ‘vous savez qui’
Dont le plafond n’a de cesse
Que de grandir, un géant
Ça fait ça: grandir mais
Telle le requin en captivité
Ne grossit que jusqu’aux limites
De l’engin le maintenant sous cage
Tel un plan d’affaires ou d’évasion
À ceux qui refusent leurs visites
Nocturnes au bout du stéthoscope

Que l’on fourre entre les bures

Pour quelques ‘guiliguili’
Pas nécessairement de bonne augure

Entre deux mondes le ciel
Où est permis surtout l’interdit
Que veux le peuple?
Ce que le gouvernement prohibe
Vers une cellule avec télévision
Et autres distinctions dans le temps
Que cela prend à introniser
Sans plus tarder une rue
Portant maintenant son nom
Telle une croix gammée
Devant le temple de la jamais nommée
Ainsi qu’une joyeuse aberration

Suivra la trace du pétard
Plus con que damné à brûler
Sans jamais exploser au visage
Vivant maintenant sans solution

La dernière baffe de potentiel
Piqué au radium enrichi
En attendant le cri des bottes

Sur fond de hurlements contondants
Désenchaîné lors des aveux
Sur le vif déchiré d’adieux

Un coin de ciel servant de faggot
Au cahier d’écolier en flammes

L’apesanteur vaut sa leçon
De mal barré qui serait parano

Enrobé du suc des barricades
Un velours sans prétention

Et toute cette paix fichue en l’air

Que les faux prophètes hurlent

La prochaine catastrophe
Débordant de la une

Vive la gué-guerre ce soir on meurt
Adieu la lune en comptant les heures

Dès le début à la porte qui ouvre
Tu en as encore le choix
Ne compte surtout pas sur moi
Rapport de force signé faiblesse
Je ne sors pas sans prescription
Ce que j’ingurgite comme bêtise
Comble l’illusion ou un jour guérir
Vivant à la fibre hors-raison
Au pied du mur qui boitera vite
Dès que je murmurai ton prénom
Sans une seule fois le tromper

Comparaison éléphantesque en
Vérité je suis trop simple pour
Les esprits englués dans l’honneur
De se croire spéciale supérieur si si
Ce paradoxe de base
Persiste et saigne en masse
La tache noire qui coagule à la lumière
Monstruosité bedonnante qui pense
Aux complexes que dalle

Ravageant creux et large chez les siens
Mon histoire de cœur sans fin
Parmi tous ces ‘je’
À la queue meuh meuh

Mise enfin entre les mille matelas retournés
De la face cachée de ta foie
Qui se résume en la peur de mourir
Armée au modus operandi
D’un émméché permanent
Battu d’avance au cœur noir
Sous un chemisier blanc
Switchant la corde raide autour du cou
Avec un sérum assomant

D’amnésie collective pour notre
Sécuritél

En quête d’une bavure de vérité
Au protocole désactivé des ‘moi’
La tête replongée dans la cuve
Régurgitant les équations
Si tu étais meilleure en maths
Tu ne compterais plus sur ‘moi’
Que si tu es seule au milieu du vide

L’abîme, l’absence, la potentialité
Trahit l’essence de chaque impartialité
Je suis un reflet de ton infinie
Collection de personnalités

Implémentez puis mentez
Mentez jusqu’à votre dernière dent
La subversion c’est officiel
Attend salement son tour
En suppléant la chaire
À l’amour collatéral

Des canons sciés
Une fois résolue la cible
Du manque sans issue
Que l’adrénaline lors du conflit
Cantonnera au retranchement
ant pis puisque le calcul s’érige
Approchant à grands pas l’insécurité
De ce qu’il me reste de munition
Pas encore robotisé mais pas loin
D’une lobotomie générale

Pied de nez et roulette russe
Aux flammes endurcies genre Sibérie
Avant la tempête de transparence
Qui ouvrira la réalité telle une conserve
La peur de mourir 101 et la certitude

Basées sur des pronostics décevants
Car fondés sur l’espace et le temps
L’on verra avant la fin que ce n’est
Que le début, une porte qui ouvre
Comme dans un film de science-fiction
Un scénario sans queue ni tête
Ou des êtres: ‘nous en l’occurrence’
Faisons des incursions dans le tissu
De la boucle dont nous sommes otages

Du temps cet éternel ennemi
De l’esprit prenant chaire
Y voir plus clair

Aux raisons de notre démembrement
Trinquons à la défenestration
De tous les agents circonstanciels
Comprenons enfin qu’ils sont une aide
Descendus d’un barreau de l’espace
Intersidéral qui nous sépare
Parfois de nos proches

Venus boire le miel de la vérité
Avant qu’il ne se tourne en fiel
Ou en la une des journaux
Et que le commun des mortels
Efface le sens du mot cadeau
À en oublier de dire Merci!
(“«Il n’y a rien hormis Lui*», ce qui signifie qu’il n’existe aucune force au monde qui soit en mesure d’aller à l’encontre de la volonté du Créateur. Et si l’être voit qu’il existe des choses en ce monde qui nient ‘Pamlia Shel Maala’ (la Cour Céleste), c’est parce que ainsi en est Sa volonté. Cela est considéré comme une correction, qui s’appelle «la gauche repousse et la droite attire», c’est-à-dire que ce que la gauche «repousse» est considéré comme correction. Cela signifie qu’il y a des choses dans le monde dont le but est de détourner l’homme du droit chemin, par lesquelles il est rejeté de la ‘Kédousha’(קדושה).” Extrait de Shamati, article 1 (J’ai entendu) du Baal HaSoulam telle que noté par le Rabash.


(dans le langage de la sagesse de la Kabbale, ce ‘Lui’ constitue les forces féminines/ masculines supérieures qui sont notre système de ‘guidance’ “intérieure”. À mes sens, la notion de force ‘Intérieure’ convient mieux que la notion de “supérieure” à cet autre partie de nous qui se cache tout autour de soi, comme un habit de lumière, vibrant à une telle fréquence que quand cette autre partie de soi se révèle, la plupart d’entre nous sommes confondus au point de penser faire un ‘voyage (astral) ou autre forme de manifestation ‘mystique’. Encore une fois, j’ai bien peur que cela ne soit encore que le résultat de l’ego tentant de de convaincre une personne qu’elle est ‘spéciale’ et joue sur ses peurs.

Puisque dans la réalité dite ‘spirituelle’ ni le temps ni l’espace n’ont prise, cette gouvernance me semble-t’il est ‘parallèle’ bien plus que ‘supérieure’ mais comme pour le reste: ce ne sont que des mots jusqu’à ce que la réalité des mots se révèlent à chacun d’entre nous. Ensuite, l’être fait enfin face au grand secret qui est le secret le moins bien gardé de la Création, tout est Un.

Et ce qui semble êtres ‘des autres’ sont des reflets de notre miroir intérieur. Chaque être est absolument seul avec sa force ‘parallèle’. Deux personnes ne verront jamais la même chose mais il n’y a pas de ‘mauvais esprits’ ni des sectes ‘d’illuminatis’ ou de sorcières ‘mal aimées’ sauf pour les naïfs, les idolâtres ou ceux qui profitent de ce mensonge à des fins de profit.

Exactement tel qu’il est écrit dans toutes les religions: “L’homme est un petit monde”.

Dans le texte basique, la Genèse dit que ‘Au commencement le Créateur créa ‘l’AlphaBet’ (Aleph-Bet) et forts de ce pouvoir, le couple originel fut éduqué en la science de l’utilisation de l’Alphabet au coeur de laquelle l’Abrahadabra signifie:  “Je créé la réalité en assemblant (de différentes manières) le matériau de l’alphabet”. Maintenant, ceux qui savent et vivent dans cette réalité-là seront toujours soit des ‘méchants’ ou des ‘mystiques’ ou des ‘illuminés’ qui gênent l’autre moitié de l’humanité qui refusent l’accès à cette autre partie d’eux-mêmes et au plan de la Création inscrit dans leur ADN (alphabet originel).

Merci de votre infaillible attention!
DanleMiel

De Farcebook à Gaargle

En corps et en cadres
De plywood made in Hollywood
Et du pain et des jeux
De Farcebook à Gaargle
Les pressetituées des Merdias
De Mars nous télédéchargent
Leur massage identitaire
En ronds de fumée
Au mois de morse
De l’An Un sur Tarte
(la planète terre est-elle plate?
Ou je m’emmêle dans la pelotte?)
De laine mon chandail favori
Lui qu’est tatoué tel un Maori
Alors que les ambulances
Reculent dans le savon d’abattoir
Des danseuses toutes nutes
Fûment nos pipes à Hachette
Et Gramillard me saigne un tchèque
Tes pitons mon morpion favori
J’ai pas encore commencé
À me retarder sur ton cas
Tu crééra pas ça de’t’à l’heure
Regarde donc sur ton téléphone
Si je serais pas déja dans ta carte
De crédit volé en BéAimeDoubleV
Avec deux trois gars qui chantent
Des osti de platitudes pour les clientes
Du Club des morons en vacances
Permanentes pour cause
D’une infirmité du cerveau
Génétique familliale et à la mode
De chez-nous prends surtout
‘Toutes’ tes médicaments mon tannant!
Dans le Miel (ou DanleMiel pas un film des Charlots)
Pour les durs de comprenure
Et les chanteuses de Crap à gogo
Et autres diseuses de mal aventure
Nommées Brune le sociopathe
Malade et fort dangereux
Ainsi que le sceau dans philo-aime mais de loin
Mon Python de sarpent à sornettes
Exploiteur de vieilles dames
Sur le bord de la traite fermée
Mères esseulées et anciennes blondes
Aux tifs noir comme le soir
Ou aurais-je mieux fait d’écrire SWATT
Des always open closed
Comme ma porte dans la face
Des ti-crass à crassquettes
À l’envers tant que possible
Jusqu’à ce que la Tarte ne s’ouvre
Et nous déploie tous ses diamants
Et secrets au grand air du jour
Qui ne se lèvera pas pendant trois
Loooongues nuits vérifie ton stock
De Krafty Dinner Chef Boyardee
Passsque la Lune te jour des tours
De chapot et de poney dans le ciboulot
Ma blette en plastic fondu
Comme le fromage Suisse
En croque mitaine sous ton lit
Marci
On se rappelle Lindi Yo
Le Gros
Le king d’en haut
Ta sacrétaire as-tu toute noté?

leMiel_Dan
Frontalepoésie

Tel En Haut Tel En Bas – DanleMiel

Tel en haut tel en bas
Il y a le jour il y a le noir

tel en haut tel en bas
nos actes sont le résultat
de nos pensées
parsemées dans du future

de l’autre côté du mur
alors que ce sont les âmes
qui comptent
et non les corps

il y a un seul amour
une unique vérité
deux personnes
ne verront jamais la même chose
mais tout est infiniment unitaire

tel en haut tel en bas
tel en haut tel en bas

mystère et boule d’opium
dans la fumée je perçois
suspendu dans l’air
un écran pour la leçon

au collège invisible
l’univers se résume
en deux divisions
l’énergie totale
suivie de sa perception

imaginez deux étincelles
une grande qui semble quasiment une étoile
contenir tout le potentiel d’énergie

en haut tout en haut
innommable vide
au-dessus de la grille
par où le courant passe

pour que les étincelles
cascadent en triant les atômes
pour la cascade quand
l’information se fait matière

Tel en haut tel en bas
Tel en haut tel en bas

Les visages
En tête d’épingle
De l’âme aux idées
Ballet d’étincelles
À souffle coupé
Les qui mènent
Au pied du mur
Sinon refaire
L’amour avec
Un marteau

Du domaine
Invisible surgit
L’indivisible
L’essence
À peine gonflée
Les orteils ensanglantés
Dans l’enchevêtrement
Moléculaire
Avant le transfert
Des sodomites
Sur les chaînes
D’improduction
(souris quoi?!)
Au total assemblage
De toute dispersion

La porte à la
Prochaine densité
Nous redessinera
Le portrait-robot
Aux barbelées
Du temps campé
À ras l’espace
Pourvu que
La signature
Nucléaire
En quatrième fréquence
Tienne le coup
Yeux grands ouverts

Tel en haut tel en bas
La clarté du jour
Écarte les lampadaires
Transmet son accès de chair

Non mais c’est quoi ça?
Tu me fais la gueule ou pas?

DanleMiel
16 septembre

Strobe (live)- DanleMiel

Dans le décor ‘plywoodien’ du dernier acte
On arrose les ‘spots’ chauds de mensonges
Au ciel qui krach en Ukraine dans l’après-midi maussade
Les chutes de ‘Boeing’ ça ‘down’ un avertissement
Aux savants singes saigneurs de signes
AH5017, puis MH17 à 7 jours d’intervalle
Alors que MH370 toujours ‘missing’
Ça c’est carrément du chantage!
On se joue de nous comme
Si la réalité était stroboscopique
Et que sa fréquence frôlant l’invisible
Il s’agirait de l’ultime avertissement
Watch out au califourchon les nazes
Bande de noeuds coupés de leurs i
Autant de votre bêtise convaincus
O.T.A.N. Z’allez vous faire botter le cul

C’est au bord de votre crise qui vous pète
Péta et pètera au visage qu’on accepte
Si loin de votre Amérique pathétique
De votre concept de perpète sous traité
Même rédigé sur le barreau scié
De la prison que vous vous êtes bâti
En molécules ‘made in Dollarama’
Au pied de l’échelle qui mena une fois
« Une fois ne conspue pas la preuve chiantifique »
Me souffle un Bush, puis: « nous avez endurcis »
Tel qu’il est écrit au ciel d’un sacrifice
Comme un uppercut de roquettes
En provenance d’un de nos tunnels
Construit pour nous par votre armée
Payé de la vie de civils par une banque
Déguisée en armée yankee, c’est ça

Rajoute de la sauce à ta poutine, la tarte
Asticotée aux antipsychotiques rayés
D’une liste peu cher de ta raison payée
Pendant qu’on te surnomme une maladie
Sur du papier si finement réglé
Pour qu’il explose une fois biffé
Contraction d’os baignant dans le pus
Ôte mon nom de ta liste caritative
Mon James Bond en chocolat moisi
Avant qu’over’ ton ‘dead body’
Je te tatoue dans le cou
Mon point de confession:
Trente-trois (33) mille pieds

Devrait suffire aux assureurs
De clous dans le soulier de sa prothèse
À moins que dans leurs rangs aussi
Ça ne tombe comme des mouches
Des toits de buildings des assureurs
Ça fait moins loin pour collecter
Sur la police à son nom prescrite
Après avoir décimé sa famille
À l’aide ‘of course’ d’un canon scié
Après une soirée saupoudrée de bien arrosé
Ou sous le radar ces dernier temps
Aux anti-douleurs à zombies sur les stéroïdes
D’une overdose pardon ‘surdose’
D’une surdose de jamais assez
D’une surdose de jamais assez
D’une surdose de jamais assez

Partout se lamente le constat
À soif de sang et d’une aliène trahison
Nus allons leur régler l’horeur
Embrase-moi la scène de ‘strobe’
Avec ton corps sans sa robe
Que je remplisse mon trou noir
De Dieu tout puissant tant qu’à faire
Sans quoi tes molécules
Pas nécessairement faites
Pour me déplaire me hurlent en morse que:
Comme dans une bulle de BD
« Ce soir on traversera ensemble le pont
Brule l’autre contrat je te présente Judas
Judas notre homme sur le terrain: DanleMiel
Cette nuit on les avalera tous ronds
Graffignez-nous le coeur de votre permission
Terminez la phrase par notre démission:
À trente-trois (33) mille pieds
Nous avons changé notre fusil d’épaule… »

D’abord toi qui t’as sonné?
Devrait-on prévenir les hauts échelons
De consortium bandé sur la protection
Du temps que la planète ne se remète
Des dernières escarmouches magnétiques
Cachant le beau temps du soleil fâché
Que sa petite soeur ne revienne
Sans même un fichu de Welcome! party
Derrière des nuages frais sortis de la fabrique
À l’aide of course d’un laser outremondier
Ou de plus en plus à la une
De tous les écrans ces dernier temps
D’une overdose pardon ‘surdose’
D’une surdose de jamais assez
D’une surdose de jamais assez
D’une surdose de jamais assez

Tout est sous contrôle -danleMiel

« La vérité est comme le soleil. On peut la bloquer un temps, mais elle ne disparaîtra pas » – Elvis Presley

Sauf pour ce qui chute
Depuis le fin fond de l’espace
Aussi régulièrement qu’un cadran
Dont les aiguilles pointent vers des météorites
Ainsi que le calendrier balisé
De soubresauts cométaires mal cachés
La déplorable raison qui n’en est pas une
Pour les exercices de campagnes militaires

Pour le déploiement tous azimuts
Des batteries anti-missile caduques
Guidées par satellites OTAN le savoir
Non pas pour anéantir Moscou
Ou Washington alors que les ogives
Ciblent régulièrement des engins
Non-identifiables depuis l’espace
Par les ruches de fiel interposées
Dans lesquelles sont progressivement
Canalisés tous les avoirs des économies
Et quand on a besoin de nous violer
Encore une couche la guerre froide
Se réchauffe les bons deviennent
Les méchants pourvu que le cirque continue

Tout semble authentiquement
Identifier ce qui s’apprête
À nous chier dessus de l’en-haut
Le reste n’a toujours été
Que du pain et des jeux
Pour ceux qui jouent le rôle de dieux
Tu aimes bien les jeux n’est-ce pas
Le moment présent t’obligera
À maîtriser celui de la vie
Une bonne fois pour toutes

L’âme compte et non pas les corps
Tout est le film que ‘tu’ te réalise
Les figurants, surtout ceux
Que tu ne peux alors là pas blairer
Sont des reflets de qualités
Que tu as en ton âme
Et pas seulement les positives

Nous sommes tous préprogrammés
Dans nos ordinateurs corporels
Pour atteindre la connaissance
Et nos leçons ne sont pas si complexes
Pourtant nous continuons
De faire le mauvais choix

Le réel grand format holographique
Si cher de ta peau payé
Va sous peu de partout se dessouder
La terre même commence à s’ouvrir
De toute part les dolines avalent les voitures
Alors que le temps fait disparaître
Des avions sous haute tension

Les serpents à sornettes vont
S’intermoléculariser entre nous
En empruntant des corps-costards
Imbus d’eux-même au pouvoir
Ce sera une invasion de robots
Sous nos regards incrédules de borgnes
Ils vont singer l’ordre d’abattre
Beaucoup de pauvres mal informés
Au nom de leur crédulité infirme

Dans quelques mois les dés indiqueront
Goodbye la propriété privée bienvenue
Fin du dollar saisi de nos comptes bancaires
Visa 666 en puce sous-cutanée
Il sera trop tard en définitive pour quitter
La ville le comté le pays la planète

Il sera toujours trop tard en ce sens que
Il n’est pas facile facile de mourir
Et ce n’est pas faute d’avoir tenté le coup
C’est inaltérablement qui tu es, ‘ ce que tu es’
Et pas ta location géographique
Ni ton état de santé physique
Qui détermineront ce que tu subiras

Avant de plonger tête la première
Dans le conduit qui mène vers
‘Ze next’ densité ainsi que son monde
Électrique lumineux et moins contraignant
Que celui que nous sommes sur le point
De définitivement quitter

Les nouveaux barbares

OTAN je préférerais me taire
Mais c’est de bonne guerre
Que je les targue depuis lurette
Nos illuminatis à sornettes
Peaux de crocos pas de lézard
Les qui ne partent jamais sans elle
Ni leurs médailles de pus

Pendant que les nouveaux barbares
Sortent à la queu leu leu du bunker
Une goute de fiel à la fois sur le bitume
E.T. parfaite recrue pour le corps de police
Des plus excentriques profondeurs
Les pourfendeurs de pyramides
Dans le crystal inversé de l’histoire
Gigotent comme des vers dans l’uranium
Avant de tomber sur le linoleum
Et voire leur progéniture
Marcher de leur propre verbe: Aller!

Pendant que Papa cloué
Dans un laborat signé Jekyll ton ancêtre
À saigner son contrat dans du béton
Sur des millénaires à la Ronde
Vivre et se reproduire sous terre
Avec la carotte de la surface
Aux futures générations
Si tu en apperçois un par ailleurs:
Comme dans ta chambre
Dis-toi que tu n’es PAS spécial mais Hyde

OTAN ce doit être différent
Vivre deux kilomètres sous
La surface dans des villes futuristes
Un battement de coeur à l’heure
Climat parfaitement controlé
Éclairage par résonance magnétique
Usines de recherche génétique

T’es salement juste tombé
Sous un radar à la mauvaise
Ou bonne place dépendant pendant
Que l’oeil qui voit tout ne regardait
PAS ailleurs qu’à la mauvaise ou bonne place
Maintenant que tu as la puce et pas qu’à l’oreille
Tu ferais bien dexiger un face à face
Jusque là ils flotteront comme à leur habitude
Tu pourras te crinquer à bloc et débiter
Ne règle rien mais défoule en sacre
Comme un type dans un soap américain
Un qui tente de passer son savon lui aussi:
– « Mumfucka, lance-t-il. This game’s just beginning
And am got a feeling this universe too tight
For me and you to fight our way out…
So what’s it gonna be?
You eat me or you frack off! »
Son altomètre frôlant le bizarre quota,
Il rajouterait: -« Sure i shant tempt you
In even a thigh bone, y’ol hipster?! »
This twisted shit gets em every time
Se penserait-il sorti d’affaires
Ne serait-ce qu’ç court terme

OTAN pour les armées
De projecteurs psychiques
Qui influencent la réalité
Des événements à la surface
Il y a des pions de plantés
Dans les corps remolécularisés
Des brièvement disparus

Or l’univers avait un autre projet
Pour lui et la prochaine chose dont
Il se souvient à peine sont et
Comme si des fils s’étaient croisé:
Il entendit alors des voix
Et du bruit d’excavation dans le fond
Très nettement il entendit les choses
Suivantes:

– « Non?!, dit la voix d’une femme.
Je sais bien que tu ne vois pas!
Ni toi ni moi nulle ne verra le couperet… »

– « Glisser hors-les-gonds pendant que Stylee
Montre de la craque à la teevee vouwaillons!
répond une voix d’homme. Mais c’est gé-nial »
(N.d.tr.: De la si tarte craque
qui ne claquerait pas son salaire
Dans un lotto-poker instant panic attack)

ET enfin j’ai capté une table ronde:
– « Bin tanné, balança une femme au fort
Accent québécois. Bin tanné
De voir kapout le système
À la banque surtout avant que ton compte
Ne serve de sac de sable à l’inondation
Qui suivra le tremblement de terre induit
Depuis la maison blanche à l’aide de satellites
Pour notre protection contre les amis
Des Clitrons aux têtes carrées Adirrondies
Alors que toujours molles à l’issu du moule
Les programmes sont limités donc les robots
Réactivés pour le prochain round du show
À compartiments rudement bien scellés
Vont commencer à se ressembler
De dos c’est plus facile à spotter. »

-« Et pour le bunker, enchaîna une
Voix d’homme. Je jurerais devant
Mes étudiants sur votre bible
Pour les protéger de leurs accès
Que oui je dirais aux portes soudées de l’intérieur
Qu’aucun otage soeur ou frère
N’ose plus même y penser
La surface quelle surface? Le monde? Un mythe!
Vouwaillons! Vouwaillons! La tee vee
Vous joue des tours belle jeunesse pardi!
Ne laissons pas les maniaques de pousheurs
De boutons continuer à nous jouer
Leur concerto de HAARP au tapioca de neurones
Bloque tous les bons signaux nous étant
Destinés répétéz avec moi Des-ti-nés
Et faites valider votre carton avant la sortie. »

-« Regardez bien ce que nous avons construit
Le degré de future que nous avons déja décrypté
Combien de passés nous avons traficoté
À quoi ça servirait de nous montrer aux yeux
Du jour sinon que de précipiter notre perte
Déja que nus ne sommes plus forts forts
Ni très inquiétants sans nos technologies
Hyper-persuasives tel que l’hypnose tant qu’à faire
C’est chien mais c’est légal sous quarantaine
Bande de gnaves on vous en montre de toutes
Les couleures de toutes les sortes aux aveugles
Depuis que nous avons fait changer les lumières
Des véhicules d’urgence depuis que tout
A été stroboscopisé voyez-vous combien
Vous n’y voyez que du feu vus êtes trop facile
Nos mouvements furent passé sous silence
N’est-ce pas là un progrès fantastique que
De déambuler devant vos yeux ni vu ni connu. »

-« Et les entendre virtuellement bailler aux corneilles
Alors que défilent devant eutx des véhicules
Qui leur couperaient le sommeil et l’appétit
La quantité et la qualité de chose qui laisse
La sensation et le gout ferreux dans la bouche
D’avaler une pierre angulaire de l’information
Si bien cachée qu’on la leur promène sous le nez
Comme l’éleveur qui cache sa carabine de la vache
Qu’il se prépare à débiter pour le boucher
Sans compter notre don de technologie dans
L’avancement de la recherche de sang synthétique
Ça ne prouve pas nos bonnes intentions ça. »

-« Bin vouwaillons! Qu’est-ce que ça vous prendra
Pour vous faire comprendre que
Nos intentions sont ni bonnes ni mauvaises
Qu’elles sont seulement naturelles
Or, que des lois alors-là fondamentales
De la nature vous échappent totalement
Vous et vos nouveaux prêcheurs échangistes
Blouse noire contre une blanche même topo
Crachée d’en haut la vérité se dissout
Dans sa lente cascade à travers le champ
De désinformation bien ancré comme le quadrillé
D’une poêle à gauffre brûlé dans la chair
Tel une grille portative pour nous différencier
Des autres dans le grand vacuum… »

-« Et notre dernier appel: Xéphyr de Saturne.
Allez-y Xéphyr, la galaxie vous écoutte! »

-« Beuh! Non en fait j’ai pas grand chose
À rajouter que c’est comme pour le reste
Quand on n’y pense pas elle n’existe pas! »

Clic. Pis encore là, peut-être que t’entendras rien!

« L’oiseau qui nait dans une cage pense que voler est une maladie »
Alejandro Jodorowsky

CutUp: danleMiel,
Longueuil, 10 juin 2014.

NB: OTAN les conflits sont la panacée
Lieu idéal pour faire des expériences
À grande échelle sur de populations
Ainsi que des échanges et mélanges
Sortis d’un film de science-fiction

 

 

Seulement plus demain

La bombe à neurones
Secouera les sleepers
Les agents incrustés
Dans ton cursus d’éveil
Leurs boutons vont s’activer
Ils sauront que tu sais
Qu’il n’y a plus depuis
Longtemps déjà de pays
Qu’un autre système
Mis en place gère le climat
Sauf pour ce qui tombe
De l’espace
Et c’est la vrai raison
Pour les batteries anti-missile
Pas pour Moscou ou Washington
Bien pour ce qui s’apprête
À nous chier dessus du ciel
Le reste que du pain et des jeux
Pour ceux qui jouent le rôle de dieux
Tu aimes bien les jeux n’est-ce pas
Apprends celui de la vie
L’âme compte pas les corps
Tout est un film
Que ‘tu’ te projette
Les figurants, surtout ceux
Que tu peux alors là pas sentir
Sont des reflets de qualités
Que tu as en ton âme
Et pas seulement les positives
Nous sommes tous préprogrammés
Dans nos ordinateurs corporels
Pour atteindre la connaissance
Et nos leçons ne sont pas si complexes
Pourtant nous continuons
De faire le mauvais choix
Le réel grand format
Si cher de ta peau payé
Va bientôt
De partout se dessouder
La terre même commence à s’ouvrir
De toute part
Des serpents vont matérialiser
En empruntant des corps-costards
Imbus d’eux-même au pouvoir
Sous nos yeux
Ils vont abattre
Beaucoup de pauvres
Mal informés
Quand les dés vont indiquer
Fin du dollar
Il sera trop tard pour quitter
La ville le comté le pays
Il sera toujours trop tard
Car c’est qui tu es
Ce que tu es
Et pas ta location géographique
Qui déterminera ce que tu subiras
Avant de sauter dans le conduit
Le trou de vers
Accroupissons-nous devant
Le tas d’os, la poussière
Du soulèvement en silence
Nous envions les trucidés
Par peur d’habiter la poubelle
Que nous avons construit
Fera pas le poids
Pour le future
Qui nous pue déja au nez
De moins en moins certain
Des enfants de nos enfants
Au bout d’une chaîne
Autour du cou
À la place d’une croix
Une ruse mise en place
Par nos créateurs
Dont les descendants
Sous nos pieds
N’ont jamais vu le jour
Mais travaillent sur les corps
Qui remplaceront les nôtres
Dans des laboratoires
Et des bases pour le clonage
Du futur augmenté de savoir
Pour que d’autres âmes
Puissent refaire le cycle
Dans l’ère interglaciaire
Qui souffle sous ta porte
Au silence de toute voix
Oublie tout
Ce que tu as appris
Quand j’aurai fini
De compter jusqu’à cinq
Tu te souviendras
Que dans le grand tableau
Minéral, végétal, animal
Parleur créateur
Là ou le corps termine
Hors temps espace variable
En lettres de feu
Dans l’obscurité dense
Ses mots se perdent
Seule la connaissance protège
Dans le vacarme de la fin
Pose toi des questions
Reste pas sur ta faim
De comprendre pourquoi
On plie déjà les chaises
Confiant qu’ailleurs
Sans doute autrement
Tout recommence
Ici on ne dira seulement plus:
… demain
Pas après la nuit
Des comètes jamais
Plus demain.
danleMiel,
5 juin 2014

J’attends une réponse du multivers

J’attends ma réponse du multivers
Vois plus très bien ce qu’il me reste à faire

Crise de radium au système appauvri
Bienvenue sur ce poème des temps gris

Je shoote le timbre tu sniffes les gélules
De solution finale sous prescription

Fauchée à un cancer terminal
Et pour le reste on fera comme si

L’avenir se créait sous capsule
Que tout est cool tant que ça stimule

Saigne bien ton signe de croix aussi
Pendant qu’on t’intube à la dynamite

Science poétique infuse-nous la vérité une
Seul unique amour pas pour des prunes

Dans les interstices de cet interview
Avec un démineur en champs astral

À la peur odeur de souffre
Et du souvenir craignos des visiteurs

Petits paquets de toubles vert de gris
Apparitions des grands yeux dans la nuit

La totalité de nos vies entièrement vouées
À nous prémunir contre la guerre

Faire souvent semblant de respirer
Ce que le monde s’en fiche du réel

De toutes les causes même les rosées
Définitivement perdues d’avance

À quand les immenses triangles silencieux
Entreprenant l’espace aérien barré

Merci de l’honneur d’abattre des civils
Toujours match nulle monsieur le président

De l’histoire je retiens: ‘jeunes entrepreneurs’
Banquiers beaux gosses de compagnies

Terminé en cendres au plus offrant
Sur leurs polices d’assurances

Signés du nom de leurs employeurs
Leur ayant coupé la vie sous les pieds

Et en millions de bites de leurres
Se débarrassent par courriel des veuves

Ainsi que tout le fric dans notre dos
Innondation pour cause de loi martiale

Les sévices secrets éliminent les pistes
Première devise des familles aux ancêtres sous-terriens

Des armées entières de clônes d’intérieur
Génétiquement mariés à certains de nos ancêtres

Adresse de la pancarte SAISI
Pour cause de gouvernement

A vidé ton compte pour se graisser la dent
Pillé ton ADN pour se créer des enfants

Vendu les tiens au plus offrant
Dans des tours capitonnées à la ouate

Assis sur du capitale bientôt: So what?
Gouvernement mondial toutes dettes à zéro

Pendant le crise pandémique sans précédent
Il manquera de tout surtout du papier toilette

Obama va crier Bingo devant l’échec
Et ses maîtres siffleront l’air de Banco!

La pub de gratteux (lotterie instantanée) dans leurs bunkers
Attenants quelque base secrète pharmaco-militaire

En attendant leurs riposte aves des bombes humanitaires
On va se torcher aux billets de banque

La révolte se fera capturer le reste seront pendus
Avant que la clarté putréfiée sur le sol

Remplisse des pichets de gale aux assoifés
Quant aux coeurs en cavale d’illusions maison

Avant de décroiser le noeud
Prévu pour l’enterrement-party

Des filles de Pointes Saint Charles
Viendront nous saigner les proverbes

De quelques inconvenants dandys
Dans un parking de Uniprix en Mr Toutlemnonde

Mille caisses de Molson dans cour arrière
Du bungalow hérité de sa grand-mère

Sponsorisée par un Conseil des Arts
De poilus et saouls poètes rempli

Saint Christophe est dans le plâtre
On a pus grand chose à espoirer

Sans sa ceinture de chasteté oblige
À genoux les brûlures de pipes

Soirs sombres à l’horizon a caserne
Ou sucer toutes les bites de la taverne

De Haschich tombées par terre
(passer l’apirateur sur des bites de dope quoi?!)
Dans le tapis vert qui trinque à l’aide!

Abonnement gratuit et travaux farcés
Mercenaire assez dur à faire bouillir

Pour ne pas se tourner vers les innocents
Mitraillette crachant

Pour des compagnies heu corporations
Depuis que les nations-unies ont le dernier mot

La chasse à l’âme en milieu urbain
Par ordre exécutif: texto;

Dans une ville peut-être chez-vous: c pas kool ça?
La même semaine que ne se fera la belle les USA

La bible de drônes hackés à mort
Par des pirates juges jurys bourreaux

Retranchés dans leurs bunkers construit d’avance
Pour les pédalos musclés et Tsars tatoués finance

À la partie d’échec évolutionnaire je succombe
Lançant mes ultimes S.O.S. dans un trou de vers

Sur le fil de la formule qui se mord la queue
Entre les haut-le-coeur d’une introspection houleuse

Qui fera bientôt basculer le miroir
Entre le vivant et son complément invisible

Et autres sports de groupes non-dupes à la constipation
Conspirée au goal des fours des camps crématoires

Pendant que nous déchargeons la charpie
Des trains de l’annihilation par états désunis

Comme ailleurs je l’ai déja écrit
Nous autres on a hâte aux Zombies, d’ici-là:

J’attends ma réponse du multivers
Vois pus très bien ce que ça me tente de tenter

Et toi! Oui: Aurais-tu ketchose à suggérer?
On sera deux à faire semblant de ne pas y toucher! »

 

DanleMiel,
23 mai 2014, long’oeil

 

 

Élasticité du réel 1

Après le corps tel que nous le percevons
Ce sera sans coup férir que la fracture
De quitter le monde en apparence
Paraîtra vu du dehors comme un massacre
Pour notre tas de molécules visibles à l’oeil nu
Paradoxe certes du point de vue palpable
Des particules de l’illusion passant à la prochaine
Peau qui n’en est pas une mais l’infini de possibles

Chaque battement de cil suivi d’un soupir provoquera une chaîne événementielle que le destin n’avait pas prise en compte alors que tout vacille indicible/ Dans son ineffable calcul des possibles un fil traînant au bas d’un écran en suspens alors que les étincelles cascadent vers le miroir déformant de la matière depuis le verbe une molécule à la fois par vagues et tourbillons qui s’empilent se tordent dans le sens opportun/ Pas plus tolérable que l’éternité la paix renfloue les cimetières et non l’inverse des odieux spectres du bonheur promis notre poussière calcifiée fera faux bond aux pensées magiques coulant à pic au bout de la planche enflammée sur laquelle nous procédons parés au pire

Il nous sera montré comment commander
L’écran sur lequel les étincelles dansent
Avant de cascader jusqu’ici bas de l’illusion
Purement et simplement de la parfaite semi-clarté

Au monde de la parfaite semi-vérité naissante
Toujours est-il que connectés au réseau
De la pensée de l’avant qui dévisse pour unir
Pendant que le ciel commence à parler
Les langues de feu arrivent et un sacré boucan

S’ensuivra quand les principaux acteurs
Se positionneront sur la scène de l’onde nouvelle
Des univers que sous pression nous sommes
En train de concevoir sans le savoir

Toutes les solutions que nous imaginons
S’inscrivent dans le grand livre de la création
Et après le corps nous les deviendrons
Ces buildings ces civilisations ces univers

Ou suis-je? Tout est une question de perception mais dans l’absolu nous sommes partout à la fois quand et si nous le désirons car le monde est en soi/ Physiquement parlant le fait est que nous sommes toujours chacun au centre exact de notre univers propre/  “L’homme est un petit monde” Dans un sens très réel nous ne sommes jamais allés nulle part/ Nous n’allons pas quelque part notre perception fait évoluer le film dans lequel nous évoluons/ Quand par exemple trois personnes parlent autour d’une table il y a trois univers cohabitant et s’entrecroisant spontanément en fonction de leur équivalence de forme (spirituelle) ils forment un nouveau corps un bébé spirituel car dans ce monde-là les désirs deviennent des objets des forces des anges/ Comment y voir plus clair? Et ce n’est qu’en nous éveillant dans le rêve la nuit que nous accédons au corps-lumière les premières fois/ Chaque fois que nous quittons le corps charnel pour notre chariot de lumière flottant juste au-dessus de la chair cela devient plus clair d’une fois à la suivante

Nous apprenons peu à peu à naviguer
Ces ondes qui tourbillonnent autour
Du corps métamorphosé en étincelle flottant
Dans le noir certes mais un noir spécial
Si je regarde vers le bas du quotidien
Le fait que mon corps de chair
Semble avoir disparu et un tapis
Quadrillé d’une lumière verte fluo
Recouvre le sol à perte de sensations

À prime abord lorsque tous nos bras
Apparaissent et s’activent on pourrait
Avoir l’impression que c’est un moyen
De locomotion et que nous faisons
Une randonnée astral et que notre flamme
Va quelque part d’où le terme voyage
Toujours au coeur de l’acte toutefois
La majestueuse projection des gouttes
De nos catalyseurs propres foutraques
Dans le mille cible sans nos corps

Fini l’obstruction armée d’étincelle
Qui met le feu aux mèches
Le monde se déploie au coeur
Sous nos pas immobiles sublimes
Et à l’horizon de la chair tout se tord
Notre étoile se dresse en moment fort
Verticale et cadavérique souche

(Guerre sur terre/ Mais cela offre la possibilité à chacun de prendre conscience que les apparences sont trompeuses: d’une part ce qui nous apparait comme la ‘guéguerre’ des hommes n’est qu’un écran de fumée car les pays, les économies, les cultures, les tribus sont des ‘illusions’ maintenues en place pour siphonner les ressources, car nous vivons depuis belle lurette sous un seul et unique gouvernement, et le véritable ‘ennemi’ n’a jamais été ici-bas mais bel et bien ‘là-haut’. Les guerres sont des programmes de développement génétique destinés à détourner l’attention de l’humanité du ciel où notre réel ennemi (comètes, météorites, tornades, poussière cométaire, astres en perdition d’orbite, etc etc) préparant une prochaine mission qui elle sera ‘fra-cassante’ si on se fie à l’art rupestre et aux références aux ‘dieux méchants’ de la mythologie – qui sont des phénomènes cosmiques et non pas une invasion de ‘E.T.’./ De plus, ces guerres sont le parfait prétexte pour mener des expériences sur la matière ‘humaine’, pour lesquelles nous refuserions catégoriquement de servir de cobayes si nous en étions informés. Cela a toujours été la fonction des armés, ce sont des ‘labo-rat-oires’ génético-pharmaceutiques à ciel ouvert./ Guerre dans le ciel/ Les satellites contournant notre planète à des coûts qui paraissent aujourd’hui  prohibitifs, sont accompagnés de beaucoup plus nombreux satellites armés jusqu’aux flancs pointés vers les cieux, munis d’instruments de mesure – à côté desquels la technologie terrestre qui nous est révélée ne dépasse pas le niveau des cromagnons en termes historiques – prêts à lancer des armes qui nous sont cachées, et qui sont gérées dans des bunkers souterrains disséminés un peu partout sous la croûte terrestre ou étonnamment il fait bon vivre en comparaison à la surface./ Faim sur terre ou ‘guerre alimentaire’/ La ‘faim’ sur terre, malgré la douleur qu’elle provoque, et sa réalité ‘tangible’ que nous commençons à ressentir dans nos pays dits ‘riches’ sont aussi une occasion fondamentale pour éveiller la masse au fait que contrairement aux bêtises qui nous ont été enseignées, nous ne sommes pas les ‘maitres’ de nos destinées, et qu’il y a des ‘êtres’ plus développés qui nous utilisent comme ‘nourriture’ (pas au sens de nous manger, bien que cela aussi ait une part de vérité) et qui manipulent notre développement, et ce aisément, en retournant dans le temps par exemple et en changeant des choses pour que notre présent et futur s’aligne de plus en plus sur leur projet d’avenir./ Cancer ou ‘guerre corporelle’/ Équilibre de l’univers/ Bref, tout est une leçon, immense et éternelle leçon d’équilibre entre le ‘Service de Soi’ et le ‘Service de l’Autre’ sur le plan de la cosmologie (en raison de laquelle notre ‘logique’ ne fera pas long feu) Tout est à réapprendre basé sur le fait que l’Univers pullule de formes de vies qu’il nous a été interdit d’acquiescer – dont certaines sont nos ‘géniteurs’ ‘maîtres’ et ‘contrôleurs’…)

Une fois rencardés mes esprits et moi
Sommes retournés d’où nous étions venus
Un point qui disparaît dans un champ lumineux
Capable de se rassembler sous différentes formes
De se projeter dans des expériences limites
Dans le but de tester sa résilience

En guise de sous-titre à la solution étrange
Vivre ou mourir sur le champ d’aucune bataille
Les utopies coincées sous un cheval mort
Sont deux prédilections impossibles à prédire
Qui se réalisent toujours trop tard d’un noeud

Face au degré d’élasticité imprévisible du réel
Leur consistance imaginaire va et vient
Pouvant être incluses au projet de la nature
On pourra certes le vérifier mais basta!
Va d’abord pour le côté ombragé de la rue
Longeant d’interminables murs parfois coriaces

Quand il s’agit de les escalader telle une vérité
À vrai dire, elle est quasiment nulle car
Impossible de prouver si nous vivons vraiment
Ou si nous sommes simplement morts

Et que nous nous imaginons cette vie
Seule chose chose qui soit certaine
Reste le trou de vers par lequel
Avant d’être mort au moins une fois
Nous fuyons la chair et ses os
Comme la peste ou la pendaison

Je languis la traversée par le cerceau
Que les flammes indiquent dans l’obscurité
Comme seul guide à mes confusions
Sur la nature de notre prochain état

Ce sera l’électricité ou l’éclat fatal
Du verre antiballe de haute précision
Quand il aveugle le tireur fou d’élite

Psst! On ne meurt pas, on continue seulement…

God blesse! ( Best of DanleMiel)

Nos naufragés émergent au cœur de la tourmente
Armés seulement du verbe aller
Dont les experts ne savent quelles conclusions
Encore tirer, sinon que tant qu’à tirer

Tirez sur quelqu’un d’autre, ceux-là savent
Qu’on peut même pas les torturer
Après un accident jugé mortel soit disant
Ils se réveillent dans cette étrange réalité ici

En priant que cela ne revienne à la normale
L’âme dans ses nouveaux habits module la formule
Prépare le curriculum qui servira de sérum
Pendant que le corps croupira épuisé

Grommelant soudain la langue du sauvage
Culture et refrain de cet alentour conditionnel
Alors que la partie du corps avec des ailes mènera
Sur plusieurs plans sa conquête parallèle

Dans les couloirs d’un collège transparent
Somme des sens tournés vers ce cœur brisé
Perdu dans l’encre du créé, à chacun le sien
Tels des détails que l’on rêve d’oublier

Aussi vrai que god admire ce qu’il a créé
En clouant sur son passage de terribles atrocités
Toujours à titre de conseil amical virtuel
Dessoudant la pays plutôt que de le labourer

Savoure à fond combien l’amour détruit
Ensuite tu auras ta licence pour créer
Ça ne lésine pas sur les décimés, la vérité
Aussi vrai que l’injustice bosse chez les anges

Qui suivent son cours au suivant suivant
Le verbe aller décline peu à peu de conjuguer
Sauf au-dessus du donnant-donnant
Dans une alliance contre nature

Régurgitée par le corps comme un s.o.s. car
Il y aura toujours de la fracture à essuyer
À chaque instant présent tu choisiras
Pourtant uniquement toujours

Entre l’Autoréalité pleinement assumée
Signifiant de distinguer entre ce “quoi” que tu es
Et tous les autres “quoi” flottant dans la clarté
Là quand plus on accepte de changer

Plus la Lumière intercède et nous en fait suer
Bref la création sans ton consensus
Telle que tu l’as toujours subie
Ce ne sera plus ta tasse de thé

Vrai comme god répare tous les pots
Inutile de tergiverser au retour
À genoux nus pieds sans chapeau de cowboy ni Cadillac
Embrasse au retour d’exil ta propre crasse presto

Signifiant que si toute l’humanité est en moi
Il y en a plusieurs à qui je demande pardon
Les gens qui t’entourent sont ta tribu
Ding ding mise à jour le programme

Marie-toi vite sinon t’es Next ! au poteau
(ahaha… genre le diable dans le fond,
mais il a raison ce sacripant)
Va te montrer de quoi tout es capable

Quand tu t’y mets épais sur la beurrée
Entends-tu les hélicos dans le claquement
Des bottes au bout d’une laisse
Quand tes miradors aveugles

Auront suffisamment sué
La bile de l’immondice d’iniquité
Auras-tu assez dormi sous le phare
Depuis que le pont se sera écroulé

Pour accepter ton prochiant degré
Qui lui ne se limite pas au 3D
Aussi vrai que god est seul en toi
C’est rien que lui qui veut te niquer

Sous toutes tes coutures au moins
Ou exactement l’inverse sachant de qui ça vient
Là quand plus on s’efforce de se rendormir
Plus le rêve prend le dessus sur son opposé

Regarde moi bien cette table mon ami reste
Goûte à la terre ma parole du ciel décanté
Aussi vrai que la catastrophe va débarquer
Pour te servir de réveil matin

Tsunami volcanique et revirement de fonds de retraite
Saoul sous la table de la taverne
Que peu à peu tu te redresse
Géant longtemps oublié dans la caverne

De l’allégorie de Platon
Tout de même pendu au fil
Qui te relie à la clarté
Là quand plus on s’efforce de se rendormir

Plus le rêve prend le dessus sur son opposé
Là quand plus on s’efforce de se rendormir
Plus le rêve prend le dessus sur son opposé

DanleMiel 2012

Poésie replète 2.0 Caresses tectoniques

Tes caresses tectoniques mordront bientôt à mes larmes grises, tu sentira que tu le savais déjà que le volcan était en toi, seulement que tout ce qui constitue l’univers étant toi, tu te posais de profondes questions sur la mort, à ses armes dans la zone poussive de notre table est mise, la question de la séduction massive, que la guerre passerait par nous, comme une solution active tu ne pouvais trépasser sur une expérience du vide car nous savons que rien ne se distingue de rien vu de suffisamment haut, tu sais très bien que tu ne sais pas comment tu sais cela, comme de réveiller le soleil depuis tes millénaires dans les états minéraux, d’où tu as conçu là de si loin de l’ici maintenant tenant pourtant compte du fait qu’il n’y a pas que nous qui en bave, et que ceux qui en bavent autant constituent un univers parallèle avec nous, de cet exile aux anneaux de feu dans lesquels sauter comme des chiens de foire, ces trous furieux parsemés entre nous comme le futur antérieur d’un présent impossible, si depuis que tu as compris le sens profond de ta graduation proche et que comme le corps le temps aussi te pèse, comme moi enfile-toi les grammes de courage héroïque pure juste pour voir si tu es mûr pour arrêter l’horloge tu verras que les autres meurent mais que nous n’avons pas ce luxe car ensemble nous plongeons droit vers le mur mais nous touchons de biais la surface du jus de réel qui coule entre nos tas de chimie trafiquée aux OGM, et qui ni l’entropie par ses soubresauts cancérigènes, et par quelque formule déjantée nous sommes nécéssaires aux bon déroulement de l’univers dans son ensemble, même si nous trouvons que nos vies sont plutôt inutiles à ce stade, les assuétudes à l’accélérant de seringues sales y aidant,la torture des ‘aiguilles effilochées pour l’ordalie, droit vers le mur que l’on accepte comme amour, que l’on aime de tous bords tous côtés tout dans un accord tacite sans quoi ce sera ou la destruction massive ou l’exit alors que des continents clignotent avant de couler, mal alignés sans le massif espoir de partie gratuite au flipper cosmique on sourit jaune de nos dents restantes, en attendant la boule de cristal supplémentaire, qui elle? Oui elle! Mais nous épargnera-t-elle la cata des catas, la majeure et vaccinée d’entre toutes les partitions d’éclectica climatique, ce dos d’âne stratégique à la renverse nous ouvrira-t-il un oeil sur l’invisible relais, les portes des conduits, alors que par inadvertance sur le tas, si par mégarde j’ai omis d’aborder une des questions clés: n’hésitez alors surtout pas une seconde à égarer votre GPS dans le grand parc à voitures du vent, d’où l’on m’interrompt depuis la fin des temps, pour m’interroger sur le sens du sang et autres extrêmes philosophiques, alors que bien rouillée votre observation, cela fera bien des jaloux lors du tremblement normal de ciel déboulonné juste pour voir si l’enfer ne se cacherait pas là derrière, blotti à toute épreuve notamment l’ouragan derrière les piliers en ouate du ciel cotonné à souhait ce sera avec les yeux bandés que nous rongerons les théories sans d’abord les avoir testée sur les souris, ou est-ce que ce sont les souris qui se servent de nous en tant que cobayes, j’oublie… Mais du ciel rempli de bolides foudroyants et de citadelles majestueuses flottantes garnissant le ciel d’entertainment alors que toutes les lumières de la grille seront tombées raides mortes, que les batteries mêmes ne nous seront d’aucun secours dans le noir naturel des nuits du nouveau calendrier humain, de notre tribu réduite à un dixième de sa présente présence.

Dans l’atmosphère source de lumière avec ses anomalies
Trop de temps libre et rien d’autre à faire rien de gros
À ce qui n’a qu’un point de contact un seul drapeau
Avec une courbe nommée réalité pour nous en détourner

Pendant qu’une série de tempêtes une guerre céleste
Déferlait géante ses inondations record supputant de la lave
Depuis le paysage d’inversion devenu baromètre de la normale

Comme on détrousserait hélas une proie trop facile
D’autres variables pour des motifs plus ou moins nets
Filtraient d’utilité qui sans la couper augmente
L’expression de son exemple élémentaire soit synonyme

Plus loin encore ces mêmes immeubles apparaissaient
À mesure que nous avancions sur le point de non-retour
Aux façades trop soudainement décrépites
Enlacées les unes aux autres comme des sosies

Les opposés en soi se momifiant côte à côte
Dans les alentours fugaces de nos corps électriques
Par définition de lignes brisées ondoyant d’acharnement
Et les trous noirs qui apparaissent nous aspirent

Du paysage sous le choc suite au passage qui relie le passé
Aux franges de présent entre les îles lumineuses
Du choix contondant à la puissance dix de se défaire
Du corps et de ses sales habitudes

Une porte en forme de collection de chastetés
Trop longtemps creuses pour vouloir les posséder
Telles des statistiques biologiques improbables
Parmi les points marquants qui séparent les mutants

Du reste de la population dont la moitié par définition
Vampirise l’autre moitié la génératrice de clarté
Qui ne se réveillait généralement pas beaucoup
Pendant que les premiers Boeings disparaîtront

Une doline avalera une commune entière
Entre les discours de guerres et rumeurs
De conflagrations imminentes qui pendant ce temps
Ravageront la moitié du pays par le déni

Des arbres foudroyés mettront le feu aux forêts
Pour la vérité si cruelle puisse-t-elle d’abord sembler
Nous ne remarquerons que l’arrière-goût de la fumée
Cette expression de nos difficultés à nous responsabiliser

Filtrant les contraintes de l’environnement
Que nous-mêmes aurons créées tels des savants innocents
De l’âpre démesure roussie des matins d’après
Nos expériences le fait que après la crise et le krach prévu

Dans nos plans aux demeures éventrées et saignées
À ciel ouvert bombardement oblige l’apparition des ‘autres’
Habitants de l’univers proche et lointain qui arrivent
Sur l’onde du grand cycle peuplée des pensées pures

Nous irons sur son chemin défoncé nous y blottir
Sans jamais nous retourner une seule fois à jamais
Sur l’expérience de la division que l’on aura surfaite
Assimilé comme le jour et la nuit la mort la vie

Que tu actives sans faillir ni te demander
Comment tu fais tourner les planètes autour des étoiles
Sans te souvenir comment tu as appris à le faire
Depuis des incarnations de granite

Sans pour autant jamais perdre la destination
Le cap en aval le test ultime se souvenir
Du future par lequel communiquer directement
Avec le projet final nommé Dieu sur ou hors-Terre

C’est comment de nous réveiller sans jamais nous être endormi
Une main réactive l’interrupteur sur le future être
Dores et déjà formaté tu n’auras bientôt plus besoin de te souvenir
Ni des années de dépression ni des années-lumières

Une fois que tu entres en quatrième les leçons de troisième
Sont devenues la réalité automatique de ta projection
Sur le petit écran portable de ta création dans la bulle
De l’âme notre hologramme conscient de son unicité.

 

Fleur de l’âge (ou 25 ans déja)

Ne jamais rien dire, extraits

PAR CHUTES

Lorsque passe l’excès
Dépassé à la limite
Trop plein de jamais assez
Tout, faire, tout goûter, tout
Dépenser, boire, manger
Baiser, tout fumer, sniffer,
Shooter, tout…
D’insuffisance en insatisfaction
Chronique, le cortège des sens
Défie la mémoire, l’endort…
Souvenirs mieux dessinés
Que des fossiles, ça tourne,
Ça recommence, ça spinne.
Encore et encore
Les tourbillons m’entraînent,
M’enlisent.
En spirales plus profondes.
Mouvement concentrique
Me suçant le sang…
Sensations vers le fond
De mon centre
Pour un autre milieu.
Une autre manière
De psychose secrète indécelable.
Pas tout à fait une autre
Dimension… Juste la fraction
D’espace régissant un univers plat.
Tout en épaisseurs, par couches.
Plus ça tourne, plus je glisse
Comme projectile sans issue.
À bout. Controuvé. Télescopé…
Jusqu’à l’émergence de l’autre coté.
Le perpétuel devenir en bloc.
Du temps fuit et il ne me reste
Que des trous de mémoire;
Mes archives.
Tout seul dans l’étroitesse
Du langage. Là où les mots existent.
Là où il ne s’agit pas que
D’un petit peu de vent.
Là où ça compte.
Cette nuit ne t’inquiètes pas,
Je me souviens…
Sans desserrer l’étau de la voix
Dans le texte, ses irradiantes liminaires…
Entre tendances du moment,
Le compte à rebours, en attendant
D’autres signaux; je me souviens
De toi… Du jeu
De glaces obscures
Paginant les moments troubles
De la biographie que je me fais.
Je me souviens de tes paroles
Exactement. Tes subterfuges,
Nos rires et les regards.
Mutés, obtus. Je me souviens
De rumeurs à notre sujet.
Je me souviens de moi…
Recollant déjà des morceaux
D’écorce de manuscrits
Afin qu’ils tiennent debout.
C’est comme ça qu’on s’est connus.
Tu m’as vu tomber souvent.
Me relever. Retomber trop souvent.
Me redresser trop fracturé
Pour fausser la courbature du réel
Sur le plan du récit ou même
Insister lourdement.
Cette nuit la bière,
Les barbituriques et le passé
Persécutant la mémoire
Me tordent le bras.
Encore une puis je m’étends
Par terre. Avant de faire
Trop de remous. Avant…

PERSONNE N’AIME ABSOLUMENT PAS

Personne n’aime absolument pas
Extatique  ça quand je parle trop
C’est ce que ça veut dire
Sans me laisser convaincre que
Personne n’en perçoit l’ombre
D’une différence de toute manière.
Assis devant le café refroidi
Depuis quand? Sans malice…
J’attends et c’est gratuit, alors
Si c’est pas pour une photo
Personne ne viendra m’emmerder.
Je m’emmerde moi-même
¨Ça ne se voit pas trop
Depuis le temps que
J’attends
C’est au moins la bombe
Un envahissement extra-terrestre
Rien de moins qu’un holocauste
Que je souhaite
Comme fin
À cette misère, ce délabrement…

À PERPÈTE J’ENVISAGE

Sur les barricades indispensables
D’une fuite d’imaginaire.
Devoir porter cette ordure dans
Mon sang. L’odeur
Des cauchemars redondants.
J’envisage mon ‘remake’ dans la glace.
Reflux de boue. Café, cigarette,
Trop de vin, toute la bière
Et jamais assez de sommeil.
J’envisage l’espoir d’une cure…
Zéro. Puis ça tourne…
Sans orbite exacte.
L’univers mal huilé
Grince dans son circuit râlant.
Fixé tel un moment photographique
D’avant le tumulte, l’avalanche.
Dehors, ce n’est jamais le moment,
Attends. Toujours arrête.
J’y vais…
Je repars pour ce qui ne saurait
Me séduire de l’autre côté
Des barbelés. Une balle siffle
Puis ricochet d’un tireur fou
Sur les toits.
Des ravages intérieurs,
J’envisage le pire.
Dehors c’est toujours au revoir.
Il faudra déplier les cartes,
Sortir le compas, la boussole
Pour une destination variable.
La trappe…
Oublier serait tellement plus
Vivable. Les costumes
Ont étudié le scénario.
La vie est
Une bien plus belle place
Lorsque l’on a quelque chose
À prendre.
Plus rare que le radium,
Je cherche mes pilules.
Renverse des tiroirs.
Ce courage me fait peur.
D’une peur de quoi?
De rien de descriptible.
À perpète, j’envisage de sortir…

Ne jamais rien dire.1989, Écrits des Forges

4ième de couverture

Daniel Guimond est né à Longueuil le 21 septembre 1959.
En tant qu’artiste multidisciplinaire il a travaillé avec un mélange de texte, vidéo, et performance depuis 1977. Depuis 2007, il fait de la musique pour l’internet. Voire Soundcloud sous: DanleMiel et Para Ad.

« La vie est une bien plus belle place
lorsqu’on a quelque chose à prendre.

Plus rare que le radium, je cherche
une pilule. Renverse des tiroirs.
La boisson est finie.
Ce courage me fait peur.
D’une peur de quoi ?
De rien de descriptible.
À perpète, j’envisage de sortir… »

56 pages
11,4 X 18,0 X 0,6 cm
Poids : 70 g

Sold Out!

Quand la vie n’est seulement plus viable

C’est sur fond d’écran noir absolu, de vide
Par absence à la source soutenue
Que l’œil au sommet de ma pyramide
Songe souvent à se jeter dans le vide

Tel un spermatozoïde dans la course tordue
Braqué vers l’ovule et le feu au cul
Sans héros attitré pour le clip ‘rescousse’
Venu de loin se porter volontaire qui se trémousse

Un jour sans doute quand nous serons
Déscotché de nos écrans petits ou grands
Cas de force majeure oblige ou loi de plus offrant
Nous sommes face à un inconnu de taille

Un à la racine carrée dans notre monde rond
Un qui par ses prodiges fera vite sauter les gonds
Dématérialisant d’abord des jets ensuite
Une ville juste pour savoir s’ils ont notre attention

Ensuite comment expliquer à la foultitude
Que nous sommes pris en otage tous
Autant que nous sommes et qu’il y aura
Beaucoup beaucoup de sérieux dégâts

Dans des nuages pendant ce temps
Au-dessus de chez-nous partout
En lettres de feu la missive apparaitra:
« This is not an act of good », signé god

Le temps de nous rendre compte que
Au-dessus de notre état il y a eu, a, et aura
Une autre couche de réalité peut-être même trois
Et que leur chaîne alimentaire passe par nos égouts

Que leur technologie fait de nous des singes
Loin d’être considéré savant dans leurs rangs
Sont nos créateurs se perçoivent nos parents
Nous épargnent déjà moult douleurs désagréments

Si seulement nous savions savoir mieux
Exemple quand les bolides intergalactiques
Bliperont-ils en choeur sur les radars et enfin
L’onde passera-t-elle sur tout tel un mur de feu?

 

danleMiel, 17 Mars 2014

Du vrai boulot feat.: Fernand Gignac (best of DanleMiel)

À force de camper devant la porte
les artères trafiquées d’années fortes
t’auras surfé la vague d’aucune vérité
passé le test sur le banc de scie
secret des écrans permanents
plugué au collège transparent
que commence la leçon de clarté
en attendant rien qu’on obtient tout

En attendant rien qu’on obtient tout

Milieu de la nuit sans concession
éveil brutal cause d’explosion
le coeur qui monte aux barricades
pour te montrer ce qu’est le cube
dans lequel tu le garde prisonnier
ainsi que comment s’évader j’espère
pour ma part bientôt dématérialiser
vu que plus haut veut pas de ma peau
je ferai de la poussière de mes os

En attendant rien qu’on obtient tout

Alors que la chambre et le reste de la rue
étaient d’une drôle de manière disparus
de bord en bord la fin du monde, j’ai vu
que le début du bon bout somme toute
est une forme en tous cas inversée
le reste c’est du bluffe même ta bio
L’Apocalypse rien qu’un test
voici venue l’heure du vrai boulot

En attendant rien qu’on obtient tout

danleMiel,
texte, voix, musique: 8 février 2012,
Studios Rue Daniel, Longueuil

Au jour X de l’an Z

Dans les bras de morphine synthétique
Démuni tel prisonnier sans menottes
Elle dorlote ma vieille peau épique
Que je parade en polichinelle sur des os

Je trinque intensément à l’assuétude
De la trente-sixième heure de manque
Et de ma brisure d’emprise qui claque
En plein cœur de la crise opiacée

Les deux mains que je me frotte
Plutôt que de charger à bloc
La carabine contradictoire
Prouvant que de vivre sans se shooter
C’est possible: évidemment!
Suffit de se souvenir comment
Tout coagule autour du trou
De rien sauf que pour…. si!

Ça alors mes muscles assénés
De vicieux tremblements
Qui font du grabuge auprès des intestins
Bâclant le tango à relais des tripes

Qui de haut en bas secouent le joug
Pour en finir des crampes malignes
En une sensation de bain bouillant
La bile jaillit en jet jaune pour un peu

Je me serais balancé du Old Dutch
Me serais-je souvenu que c’est un poison
Parfait pour le moins détenu à cru
Six intenses nuits sans sommeil

Sans sommeil sauf pour les
Cinq minutes recroquevillées sur le divan
Trois couchées de sanglots quatre à genoux
Si mal aux jambes que des coups
De couteau rendraient cela plus
Vivable malgré la pente abrupte droit devant

La vie en pauvre qui éternue
À m’en déboîter un œil sinon
Tout est cool dans l’existence mauve
Dans le tas de déconfitures à point

De rechute répétant la flûte enchantée
Matin midi soir parfois même si tard
Dans la nuit que toute une semaine
Se nomma souvent samedi allons allume un joint

Le Fentanyl cryptique traficoté s’injectables
Tout danse sur le mur des réalités ad infinitude
Quittant le corps au revoir boulimie moléculaire
En bolide électrique multiformatable
Et transdimensionnel parlant à des types
Dans des habits reluisants comme
Dans Star Trek puis pschent!!!
Retournés d’où ils seraient venus

Du futur en l’occurrence 2237 de la nouvelle ère
Quand une belle intraterrestre me glisse
La pochette de plastic sur la tête puis serre
Le cordon, or je cligne oui oui! des yeux las

Et qu’elle m’explique sans force détails
Que la couleur de ma douleur s’estompe
Tirant vers le gris souris du bas
Qui jamais lui ne se trompe

Souris dit-elle: chérie tu nous inquiète!

L’heure de la trêve annoncée sonne
Là-bas nous ‘chillons’ pépères
Collège Transparent de nuit et de jour
Exposés aux faits dont eux seuls disposent

Sur l’arrivée de l’onde et du grand
Pow wow à la suite des Chefs
Je me désintoxique pour mieux
Participer au précipice usagé

Du jour X au nom de la guerre
Contre tout ce qui pense en parallèle
À celle contre la drogue afin de justifier
Leurs salaires ainsi que la cupidité

De l’être la vérité au bout de son nez
Depuis le 12 septembre 2001 qui coule
En les forces du désordre programmé
Nuit et jour manufacturer des méchants

Moment de clarté on voit bien que
Tout est patenté pire que les élections
Car doublement nous payons notre pansement
Pour faire enfermer des personnes

Mentalement instables à qui un agent
De la Effe Be High lui shoote (FBI qui injecte)
Un sordide salaire pour crever la faim
Et des médicaments à neutrons pour rien

Un véhicule ainsi que les explosifs de nazes
Pour mieux leur passer les chaînes mais pas télé non
Au cou Hollywood style les figures à verrous
Sur papier sont les désirs de leurs plaidoyers

Quand on en rêve toujours on n’a pas déjà
Retourné l’enseigne qui dit: “Trop Tard!”
Jusqu’au silence nous roulerons
Les dés qui ne sont pas encore joués

Nous sommes à un point dans l’histoire
Où il est bien plus facile d’éliminer
Un million de personnes, que d’emprisonner
Un million de personnes au minimum

Pour nous, chez les gueux:
La peur s’installe en provenance de
Toute les directions, l’esprit humain
Se fragmente se divise plus facile à contrôler

Dans ce cas-ci, nous avons la PREUVE
Que tout est un « cirque médiatique »
La ‘Big Picture’: Brezinsky
Nous a annoncé la couleur:

On NOUS empoisonne par l’eau
La nourriture, les médecins portent
Des blouses noires, les enfants
Sont programmés pour devenir des serviteurs

On s’en assure à grands coups
De médicaments frauduleux, les remèdes
Contre le cancer sont exactement
Le contraire d’un remède, et la liste est trop longue

Et ça n’a pas l’air de se faire assez vite
À leur goût! Nos braves leaders pour la plupart
Savent toutefois que pour notre bille bleue
Le cosmos est sur le point de faire ‘maison nette”

Ils ont même aménagé leurs beaux bunkers
Ultra High Tech pour le “Jour d’après”
Et la poignée de survivants potentiels
Ces poches d’espoir qui refleuriront

“peut-être” ici et là après les bombes
Qu’ils ne se gêneront pas
Pour dépenser avant de nous souder la porte
Au nez: ciao la visite est terminée!…

(Voire la suite des détails dans le numéro
‘Architectural Indigeste no.666’ FREE
Du mois de morse de l’an Z dès à présent
Télédéchargeable partouze sur internet)

danleMiel,
Longueuil, 1 février 2014

Au bout du chemin le Nazistan

Au bout du chemin, pas loin
Au rodéo de surenchère
Fusillable à l’aube du manquement
Par des robots sur la patente
Au bout du chemin le Nazistan
En bas de la côte, dans le coin

Entre les Black label renversées
Dans des chiottes de baraquement, j’avale
Mes médicaments à neutron
Tout avance dans le savon d’abattoir
Dans une ambulance attaquée au drapeau blanc
Traversé par l’ absence des seuls rayons
De l’amour de son prochain
Dans la douceur de ce qui ne mourra jamais plus*

33 éternités accotées en croix
Dans la gueule de l’enfer
À ramper de valise en cran d’arrêt
Jusqu’aux genoux dans Dieu
Craquant comme une porte blindée
Du pays jamais croisé a jeun
Crispé au gosses mûres de petit matin
Dans la douceur de ce qui ne mourra jamais plus*

Au bout du chemin le Nazistan (bis)

Après déjeuner avec des monstres
Sans Denis Vanier pour nous faire
Exécuter nus devant l’aube
En tatouage de bavure

Éternel infirme au calvaire, j’avale
Mes médicaments à neutron
Tout avance dans le savon d’abattoir
En ambulance armée au drapeau blanc
Traversé par l’ absence des seuls rayons
D’amour de son prochain
Dans la douceur de ce qui ne mourra jamais plus*

Au bout du chemin le Nazistan (bis)

danleMiel, 2011